JARDIN SECRET
Aurélia
aurelia_21@hotmail.com
Fic
34
Disclaimer,
les personnages de Stargate ne sont pas à moi …
Résumé :
Sam pleure…
Genre :
romance Jack /Sam
Tu
es parti, et tu ne l’as jamais su.
Pourtant
que de fois j’ai voulu te parler mais toujours ton regard brun se faisait dur comme
pour m’empêcher de prononcer des mots
que j’aurai pu regretter.
Maintenant
je pleure tous les soirs. Je t’appelle dans mon sommeil, tu es là dans mes
rêves si vivant, tellement vivant que le matin j’ai l’impression d’être morte,
avec dans la bouche ce terrible goût de cendre. Les cendres de mon amour, et de
mes regrets.
Tu
es parti et tu ne l’as jamais su.
Cela
fait trois mois que cette terrible journée a eu lieu.
Cela
avait commencé comme une mission si simple. Une belle planète à visiter. Et
puis d’un coup, tout a tourné au drame.
L’attaque
du vaisseau goa’uld nous a surpris à deux kilomètres de la porte. Nous avons
couru, couru à perdre haleine. Tu courais plus vite que nous alors tu nous a
attendu avec Teal’c, mais tu l’as obligé à traverser.
Daniel
s’est sauvé juste avant moi, et comme tu me poussais dans le vortex j’ai
entendu cette terrible explosion.
Nous
t’avons attendu en vain, le vortex s’est refermé mais tu n’es jamais rentré.
Tous
les jours je remplis les pages de ce petit carnet. C’est mon jardin secret,
celui où je consigne tout, tout ce qui es toi, et rien d’autre. Mon labo, je ne
le revois plus que comme l’endroit où tu m‘avais invitée dans ton chalet. Tu es
là dans les couloirs de la base, je
croise ton ombre parfois, et je me dis que je deviens folle. Dans les
briefings j’attends toujours une petite phrase, une plaisanterie, mais ta
chaise est vide et mon cœur est parti
avec toi.
La
vie a repris un semblant de cours, je mange, je bois, je dors, je travaille.
Mon corps mange, boit, dort, travaille. Mais mon cœur pleure nuit et jour une
absence, un regret de ce qui aurait pu être.
Tu
es parti et tu ne l’as jamais su.
Maintenant
je suis couchée dans mon lit, mon oreiller trempé de pleurs. Je serre contre
mon cœur ce petit carnet où je ne parle que de toi. Je m’endors avec des
regrets, je soupire, je me languis. Je veux mourir. Je veux te rejoindre.
Alors
je reste couchée, pensant que je ne me réveillerai pas, et que peut être à mon éveil
dans l’au-delà tu seras là pour m’accueillir.
Mais
le matin suivant je me lève et commence une longue journée sans toi. Je
n’arrive pas à faire ce deuil de ce qui n’a jamais été. Je travaille dans mon
labo à des expériences, je fais ce que je dois faire, ce pour quoi je suis
payée. Je pars en mission avec Daniel et Teal’c, et un autre colonel dont je ne
connais même pas le nom et que je ne veux pas connaître.
Tu
me manques.
Tu
es parti et tu ne l’as jamais su.
Maintenant
les alarmes retentissent, comme un millier de fois auparavant. Le général est
descendu de son bureau, l’autre colonel est là aussi, Daniel et Teal’c.
Le
vortex est ouvert, nous attendons, je ne sais pas pourquoi, mais je me sens
défaillir, mes jambes ne me portent
plus, un brouillard m’enveloppe, je chancelle.
Tu
apparais sur la rampe, et tu t’arrêtes, je te vois maintenant. C’est toi, tu as
changé, tu as maigri, tu as été gravement blessé, tu marches avec difficulté.
Mais
ton sourire reste le même, ton merveilleux regard brun me cherche, parmi la
foule que ton retour a fait se déplacer.
Je
suis là, c’est à genoux que tu me cueilles, je m’écroule dans tes bras, tu n’as
pas l’air de comprendre, c’est vrai que tu es parti et que tu ne l’as jamais su.
Ton
regard est interrogatif, alors je glisse dans ta main mon petit carnet, mon
jardin secret qui n’est que pour toi.
Tu
me lâches, tu vas vers tes amis, le brouhaha a envahi brusquement la salle
d’embarquement, c’est la joie, le bonheur.
Maintenant
tu es seul dans tes quartiers comme avant, la fête organisée pour ton retour
est finie, le silence est retombé sur la base. Je vais me coucher le cœur plus
léger.
Je
t’imagine dans ta chambre, tu sors mon petit carnet et tu le lis.
Tu
es revenu et maintenant tu le sais.
SES
YEUX S’ÉTAIENT FERMÉS …
AURÉLIA
Fic
35
Dédicace : Tout
d’abord dans la fic « Jardin secret », j’avais oublié de la dédicacer
à ma p’tite Sarah, qui m’avait inspiré ce petite
texte.
Cette
deuxième mini fic elle est pour Hito,
qui m’a mise au défi décrire un petit texte ship, en quelques minutes, pendant
notre conversation sur MSN. Voilà le résultat, petit texte écrit en 20 minutes
chrono.
Soyez
indulgents. Et bonne lecture.
Ses
yeux s’étaient fermés tout seuls, elle n’avait plus la force de les tenir
ouverts. Pourtant elle aurait voulu encore voir ce chaud regard brun
l’envelopper, elle aurait voulu détailler la courbe de son visage, ce visage
viril qu’elle aurait tant aimé caresser.
Jamais elle ne s’était permis
un tel geste qu’elle aurait trouvé déplacé.
Sous
ses paupières lourdes, elle sentait ce regard inquiet, elle pouvait deviner ses
yeux embués de larmes. Elle pouvait toujours entendre son prénom qu’il chuchotait à voix basse, près de son
oreille. Elle pouvait sentir son souffle sur sa peau tandis qu’il portait ses
doigts alanguis à ses lèvres.
Tout
ça elle le sentait du fond de sa fièvre. Cette fièvre qui la brûlait depuis des
jours et qui la consumait.
Il
n’y avait plus aucun espoir, les médecins avaient baissé les bras. Aucun
médicament ne pouvait la soulager, elle s’éteignait sous le regard désespéré de
Jack et de ses amis.
Il
lui avait tenu la main pendant des heures. Il s’était imprégné de ce pauvre
visage rougi et amaigri.
Il
la revoyait vivante, si belle,
tournoyant dans le soleil, lui souriant, lui envoyant des messages par
l’intermédiaire de ce regard bleu, si bleu.
Ces
messages il ne les avait pas compris. Il s’en voulait. Entre eux, rien n’avait
été dit, rien n’avait été fait, tout n’était que sous entendus, phrases à peine
ébauchées aussitôt interrompues, petits sourires gênés, ou regards furtifs.
Rien,
il n’y avait jamais rien eu.
Alors
Jack, poussé par on ne sait quelle force la prit dans ses bras, la porta à
travers les couloirs, ne vit ni n’entendit les gens qui l’appelaient et qui se demandaient ce que faisait le général avec
son colonel dans les bras. Arrivé à la
porte des étoiles il demanda l’ouverture
immédiate du shapaï vers une planète Tokra.
Tout
le monde était pétrifié, mais son regard n’incitait pas à la désobéissance, ni
même à la plus petite remarque. La porte s’ouvrit immédiatement, et il franchit le vortex avec son fardeau si
léger, léger comme une plume, léger comme une mourante.
Elle
se savait contre lui, elle entendait son cœur battre à grands coups sourds dans sa poitrine, elle sentait les légères
secousses de son pas tandis qu’il franchissait l’anneau de pierre de la planète
Tok’ra.
Il
la serrait très fort, mais pas trop de peur de la briser, elle était si
légère si faible…
Tout
alors alla très vite. Ils furent entourés aussitôt d’hommes en armes. Depuis la
rupture des relations avec la Terre les Tok’ra
étaient devenus très méfiants.
-Je veux voir Selmac
hurla t-il, elle se meurt.
Le
tableau qui s’était figé un moment, jack avec son fardeau dans les bras et les
hommes armés, commença à bouger ; Chacun prit conscience de l’urgence.
-Selmac n’est
pas là, mais pour la fille de son hôte, nous pouvons faire quelque chose.
L’homme
passa alors la pierre de guérison sur la poitrine de la jeune femme. Celle –ci
poussa un soupir et ouvrit les yeux.
La
première chose qu’elle vit fut le visage de jack, un visage inquiet, tourmenté
comme elle ne l’avait encore jamais vu.
Elle
lui sourit de son regard lumineux et dit seulement
-Je me sens bien.
Alors
elle se souleva et il la prit délicatement dans ses bras, elle sentit la
tension relâcher ses muscles noués. II
avait eu peur de la perdre, si peur et maintenant elle était là contre
son cœur.
C’était
sa place de toute éternité.
CERTITUDE
Aurélia
Fic
n° 47
Dédicace : cette petite fic est pour ma chère
Hito.
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Trois
mois.
Trois
mois que tu étais partie, que tu avais fui.
Depuis
cette soirée tout allait de travers. Vous aviez
décidé de vous réunir tous les quatre comme vous le faisiez de temps à
autre, histoire de passer une soirée ensemble,
de vous retrouver, de vous amuser.
Ce
soir là l’ambiance était détendue, tu avais bu deux bières et tu te sentais
joyeuse. Le colonel en avait bu beaucoup plus, mais chez lui ça ne se voyait
jamais, sauf par un ralentissement de la parole et un regard plus intense sur
toi. Il se relâchait un peu dans ses moment là. Dans ses yeux tu pouvais lire tout ce qu’il ne disait jamais, il
t’observait, calé dans son fauteuil avec un mince sourire sur le visage. Sous
ce regard tu te sentais belle, tu
brillais de mille feux et rivalisais de blagues, de jeux de mots et de rires avec Daniel. Lui, se contentait
d’écouter , et de te contempler.
Il
faisait chaud dans la maison , et tu
étais sortie sur la terrasse. C’était une belle nuit
d’été, encore tiède de la touffeur du jour. Il t’avait suivie, et s’était
approché de toi, lentement. Tu le
regardais venir le cœur battant, il allait se passer quelque chose ce
soir, tu le sentais, à cette pulsion qui faisait courir le sang plus rapidement
dans tes veines. Il semblait différent,
plus proche, beaucoup plus proche. il avait fait les quelques pas qui vous séparaient, vous
n’étiez qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, tes yeux noyés dans les
siens. Lequel avait fait le premier pas ?
tu ne t’en souviens pas, mais cela n’a aucune importance, tu t’étais retrouvée dans ses bras, te serrant bien fort contre lui et il t’avait
embrassée posant ses lèvres sur les tiennes avec douceur puis avec
passion. Tu t’étais sentie faiblir, comme liquéfiée, c’était tellement
inattendu , inespéré et si merveilleux ! Tu avais passé tes bras autour
de sa nuque et avais répondu à son baiser. Ses lèvres était si douces, ton
souffle se mêlait au sien… Un instant de
pur bonheur que tu attendais depuis si longtemps.
Puis
au moment où tu t’y attendais le moins, il s’était reculé. Tu avais eu froid
d’un seul coup, comme si on t’avait arraché quelque chose d’essentiel à ta
survie.
Puis
il avait eu ces mots stupides :
-Excusez-moi major, je ne sais pas ce
qui m’a pris.
Et
avant que tu aies pu réaliser ce qui se
passait, il était déjà parti, te laissant abasourdie et le cœur en miettes.
Tu
n’avais pas fermé l’œil la nuit suivante, revivant en boucle cet instant magique et le cruel
revirement de Jack.
Le
lendemain au cours de la mission vous ne vous étiez pas parlé, Jack avait fait comme si rien ne
s’était passé. C’était à croire que tu avais
rêvé. Le jour où tu avais voulu
en reparler tu t’étais fait brutalement rembarrée, et tu avais reçu l’ordre de
ne plus jamais évoquer ce faux pas.
« faux
pas », le mot avait résonné en toi, douloureusement, tu l’avais répété
comme si tu n’ en comprenais pas le sens profond, puis tu l’avais regardé,
interloquée et alors la colère te prenant comme une lame de fond tu n’avais pu
te retenir et tu l’avais giflé violemment. La stupeur sur son visage t’avait un
instant soulagée de ta peine. « c’est bien fait pour lui » avais-tu
pensé, un instant triomphante, mais le moment suivant, détruite.
Alors
tu avais pris la décision de partir. Hammond
avait bien tenté de te retenir, mais en vain. Tu avais quitté la base
sans dire au revoir à personne, et pris un nouveau travail au Pentagone.
Daniel
avait essayé de te joindre plusieurs fois, mais tu avais coupé ton portable et
tu ne répondais plus à tes messages. Tu en étais bien incapable. La douleur et
l’absence formaient une petite boule
glacée dans ton cœur, et cela avait pris toute la place. Tu vivais comme un
automate, faisant ton travail, arrivant même à te passionner pour lui, mais tes
nuits étaient longues, solitaires, douloureuses, pleine de regrets et de vide.
Tu
t’étais éloignée de ton soleil, celui autour duquel tu gravitais, celui en qui
tu prenais ta force, ta joie de vivre. Celui qui avait tout pouvoir sur toi,
sans même le savoir. Celui qui était devenu le centre de ta vie, celui pour qui
tu respirais, celui pour qui tu étais prête à mourir pour le sauver. Celui
contre qui tu étais si en colère.
Pourquoi
avait-il fait cela ? Il t’avait fait entrevoir durant un instant magique
ce qu’aurait pu être votre vie à tous les deux : une autre vision de
l’avenir, pas qu’un contact physique, mais beaucoup plus, une certitude, une
plénitude.
Alors
tes nuits n’étaient plus que désert,
solitude et vide. Tu te demandais encore
pourquoi et comment tu continuais à avancer un pas, puis un autre. Quelle force
te poussait ? Quel vain espoir nourrissais-tu encore dans ton cœur ?
Puis
il y avait eu ce coup de fil de Daniel. Tu t’étais relâchée et tu avais répondu
sans trop y faire attention. Après c’était trop tard. Tu avais écouté ses reproches, tu avais
vaguement entendu que le SGC n’était plus pareil sans toi. Il avait même dit
que LUI était mal depuis ton départ. Tu n’avais pas pu t’empêcher de ricaner.
En l’écoutant les larmes coulaient sur tes joues, malgré toi au milieu des
sarcasmes tu pleurais. Quel joie d’entendre parler de lui ! Mais jamais tu ne l’aurais avoué.
Trois
mois avaient passé.
Maintenant
tu le voyais, il était nonchalamment appuyé sur le capot de ta voiture. Il
t’attendait. Il ne t’avait pas encore vue, et la tentation de fuir avait été
très forte mais tu étais restée plantée
sur le trottoir, sans pouvoir faire un pas.
Il
venait vers toi, maintenant, tu étais
paralysée, ne pouvant plus faire un geste, mais le corps et l’âme tendus vers
lui, attendant qu’il se rapproche, lentement comme dans un film au ralenti.
Il
s’était arrêté, tu l’avais regardé
durement, comme pour lui demander ce qu’il faisait là. Une colère avait gonflé
en toi, mais tu avais eu la force de la dominer.
-Pardon avait-il dit.
Tu
avais cru mal entendre ! le grand
Jack O’Neill te demandait pardon, mais de quoi ? de t’avoir arraché le
cœur ? Comment pardonner une telle chose ? Ta souffrance était telle qu’elle t’avait
aveuglée, tu n’avais pas fait un geste vers lui, tu avais attendu qu’il se
rapproche encore un peu. Mais ce que tu
avais lu alors dans son regard t’avait bouleversée au plus profond de ton âme,
plus besoin de mots, tu avais compris que sans toi lui aussi était mort. Tu
l’avais senti en une fraction de seconde.
Tout
avait changé à partir de là, ton soleil était revenu, mais ce serait différent,
tu ne graviterais plus autour de lui comme avant sans jamais pouvoir
l’atteindre, maintenant tu serais au cœur de ce soleil, tu ne ferais qu’un avec lui, c’était une
certitude que l’éloignement vous avait
appris à tous les deux.
Une
nouvelle vie pouvait commencer.
FIN
Aurélia
Fic
48
Elle ne voulait
pas mourir…
Elle
ne voulait pas mourir, juste anesthésier sa douleur.
Elle
s’était éloignée du campement. Il l’avait laissée partir. Ils s’étaient
disputés, et elle était en colère après
lui, elle le trouvait borné parfois, et tellement têtu. Il ne
comprenait rien. Il avait ri avec ses
amis, dit des stupidités. Pourtant elle
était habituée ! mais venant de sa part à lui, aujourd’hui elle l’avait
mal pris !
Elle
l’aimait en silence et depuis si longtemps que cela parfois confinait à la
douleur !
Il
avait osé rire, alors que son cœur était en miettes, en souffrance de ne
pouvoir l’aimer qu’en secret. Un cœur en
stand by ça fait terriblement mal, parce qu’on
se sait plus où aller, tout est figé, il n’y a plus de passé, de présent
ni d’avenir.
Rien
n’est possible, il le sait, c’est pour cela qu’il veut mettre une distance
entre eux, la traiter comme une amie,
pour ne pas voir autre chose en elle.
Il ne veut pas se rapprocher d’elle, de peur de lui faire mal, de peur
de se faire du mal. Elle en est consciente , mais c’est trop dur, c’est
inhumain.
Elle
s’éloigne et sent son regard sur sa nuque, non, elle se retournera pas. Elle ne
cèdera pas.
Elle
ne voulait pas mourir, juste anesthésier sa douleur.
Elle
s’est retrouvée au bord de l’eau sans savoir comment.
Elle
avait enlevé ses chaussures pour sentir le contact des grains de sable sur sa
peau. Les vagues lui avaient léché les
pieds. La mer l’appelait.
Elle
avait fait un pas, puis un autre.
Le
froid la faisait frissonner. Elle avait
maintenant de l’eau jusqu’aux genoux, puis à mi cuisses.
Personne
n’avait l’air de se soucier d’elle. Ils se fichaient bien de ce qu’elle pouvait
faire, elle les entendaient rire.
Le vent se leva s’engouffrait dans ses
cheveux. Elle offrit son visage à sa caresse et continua d’avancer. Maintenant
l’ eau atteignait son cou et elle
commença à nager lentement. Ses vêtements l’alourdissaient, elle s’en
débarrassa, et nagea vigoureusement,
légère et nue comme une sirène.
Elle avait tout oublié, ne pensant plus qu’au plaisir de laisser son corps
flotter, débarrassé de toute pesanteur, et de toute douleur.
Elle
perdit totalement la notion du temps, et dut s’assoupir un moment car elle se
sentit s’enfoncer dans l’élément liquide, elle fit des efforts désespérés pour
maintenir sa tête hors de l’eau. Elle n’y arriva pas et commença à sombrer, les
membres engourdis, les bras si lourds, tellement lourds. La bouche pleine
d’eau, les poumons au bord de
l’explosion, elle entendait vaguement dans le lointain des cris. Quelqu’un
avait prononcé son nom ? elle ne
savait plus… et était sur le point de lâcher prise…
Mais
elle ne voulait pas mourir ! Non, pas maintenant, c’était trop tôt, pas
avant d’avoir vécu, pas avant d’être avec LUI. Elle voulait juste oublier un
moment.
Il
criait « Carter, » « Carter » , c’est alors qu’il vit un
point dans le lointain qui s’enfonçait et refaisait surface tour à tour. Elle
était en train de se noyer !
Il arracha ses vêtements et se jeta à l’eau. Le
contact de l’eau glacée le suffoqua un moment et son cœur fit un bond dans sa
poitrine. Il ne la voyait plus.
Oh
mon dieu, elle allait mourir !
comment survivre à cela ?
Il
nagea de toutes ses forces et atteignit l’endroit où elle s’était enfoncée.
Il
plongea, elle n’était plus loin, déjà emportée par le courant, puis il se butta
contre un corps, c’était elle, elle ne bougeait plus, il voulut l’attraper par ses vêtements et fut
surpris de sentir contre sa main sa peau glacée.
Lui-même fatiguait. Les courants étaient
contraires, sa respiration se faisait
haletante, sifflante. Heureusement Teal’c les voyait maintenant, et vint à leur
secours.
Elle
ne voulait pas mourir, juste anesthésier sa douleur.
Sur
la plage, elle reprenait conscience, elle suffoquait, crachait l’eau avalée,
les poumons en feu. Il la frottait à faire rougir sa peau. Lui-même grelottait
mais ne s’en souciait guère.
Il
était paniqué, avait –elle voulu mourir ?
pour une petite dispute ?
Non, il savait bien au fond de lui que c’était
beaucoup plus grave que ça. L’angoisse lui serrait le cœur. Il avait failli la
perdre ! Vivre sans elle, sans son regard sur lui, sans son sourire, ses
remarques, ses explications, tout ce qui faisait qu’elle était différente des
autres femmes. Tout cela il ne le pouvait pas. Il avait fallu ce plongeon dans
l’océan pour qu’il en prenne conscience.
Daniel
et Teal’c s’étaient éloignés, les laissant seuls sur un signe de Jack.
Ils
étaient maintenant tous les deux devant le feu, il l’avait prise dans ses bras,
elle tremblait toute, incapable de prononcer un mot. Il caressait ses cheveux
avec douceur, prononçant son nom comme un leitmotiv.
Elle
se laissait aller contre lui, sa tête contre sa poitrine écoutant les
battements de son cœur résonner en elle. Elle était bien, le soleil se levait
maintenant et éclairait la mer d’une lueur rosée.
Ils étaient seuls au premier matin du monde.
-Dites
moi, demanda t-il un peu plus tard, vous n’avez pas voulu…
Elle
fit non de la tête et se rapprochant encore elle lui offrit ses lèvres qu’il
captura avec les siennes. Ils scellèrent leur amour de ce baiser très doux, sur
cette plage au milieu de nulle part !
Non,
elle n ‘avait pas voulu mourir, juste
anesthésier sa douleur.
Elle
voulait vivre. Surtout maintenant.
FIN