Auteurs : Aurélia et Bastet
aurelia_m21@hotmail.com
fibayas@hotmail.com
26-29 Juillet 2004
Saison : La 7
Disclaimer : les personnages de Stargate sont la
propriété de ….
Genre :
Aventure fantastico-historique
Classification :
Tout public
Statut :
complet
Note : Je suis Bastet, l'un des auteurs. Ceci est ma première
collaboration à l'écriture d'une fanfic. J'avais une histoire en tête mais pas
les mots pour l'écrire. Aurélia a exaucé mon vœu et je l'en remercie. Les
descriptions de la ville et les détails concernant les personnages principaux
sont tirés des livres d'histoire. J'espère que cela vous donnera envie de
connaître un peu mieux la civilisation citée dans cette fic. Bonne lecture.
Note : Et moi, je suis Aurélia, l’autre auteur. Bastet m’a donné un
scénario assez complet, avec deux ou trois excellents dialogues, et elle m’a
demandé de faire la rédaction. Ce que j’ai fait avec beaucoup de plaisir.
Quelques idées seulement sont de moi, le reste est un travail d’écriture. C’est
la première fois que je fais ce genre de travail et j’ai adoré. J’espère
que le résultat est concluant. Des petits feedbacks, seraient les bien venus.
Merci !
JE T'AI APPELÉE, TU ES VENUE
La nuit était tombée
sur Colorado Springs. Une chaude nuit d’été, le temps était à l’orage mais de
nombreux promeneurs profitaient de la fin de cette belle journée. En ce 26 Juillet
à 22 h 30.
Mais à l’intérieur de la base régnait une température
constante de 21 degré Celsius, température agréable pour les organismes humains
et favorable pour toutes les machines qui ronronnaient nuit et jour dans les
profondeurs de la Cheyenne Mountain.
-Chevron
7 enclenché et verrouillé.
- Colonel
O’Neill ! Vous daignez vous joindre à nous ?
- Oui,
veuillez m’excuser mon Général, j’avais une affaire urgente à régler, mais
Daniel pourquoi ce départ en pleine nuit ?
-O’Neill si vous aviez écouté le briefing, vous sauriez que
sur la planète il fait jour en ce moment, et que c’est le bon moment pour
partir, dit Daniel.
O’Neill grogna quelque
chose d’incompréhensible à laquelle personne ne fit attention.
-Où allons-nous Carter ? Ajouta –t il
Elle le regarda d’un air
étrange, décidément le colonel n’était pas en forme aujourd’hui, non seulement
il était arrivé en retard, il n’avait pas écouté le briefing, jusque là rien
que de très normal, mais il ne se souvenait plus de la planète qu’ils devaient
visiter.
- Sur
P2X439 mon colonel. Elle fait partie de la base de données des anciens.
- Donc
avec de la chance on ne rencontrera pas de Goa’uld, ajouta Daniel.
-Vous
êtes optimiste Daniel Jackson, rétorqua Teal’c.
Hammond regarda en
souriant son équipe fétiche. Il était de très bonne humeur ce soir, les images
de la sonde avait montré un monde calme et apparemment sans difficulté, et la possibilité qu’il n’y ait
pas de Goa’ulds. Une rareté ! Mais il trouvait qu’O’Neill exagérait tout
de même, il flirtait avec les règlements d’une manière parfois provocante, et
Hammond espérait bien un jour prendre une douce revanche sur ce colonel qui
n’en faisait qu’à sa tête. Mais il n’était qu’indulgence à son égard, c’était
un chef d’une telle qualité, qu’il
pouvait bien lui passer quelques caprices.
-Oui,
oui, Général. Je connais la chanson, et
il ajouta plus bas et bla bla bla, et bla bla bla. Il devrait faire une
cassette qu’il passerait en boucle,
dit-il en faisant un clin d’œil à Carter.
Celle-ci sourit à ces
remarques.
Ils passèrent tous les
quatre la porte des étoiles.
De l’autre coté du
vortex, il faisait nuit noire.
-Dites donc Daniel il ne devait faire plein jour à cette
heure-ci sur cette planète ? Dit O’Neill d’une voix froide.
-Heu…
Daniel était très gêné,
il avait fait une erreur impardonnable et il sentait le regard d’O’Neill sur
lui, malgré l’ombre épaisse. Il poussa un soupir « voilà la boulette à ne pas faire,
pensa t-il, je vais en entendre parler pendant des années de cette
histoire »
-Daniel, j’attends une explication, dit O’Neill d’un ton
beaucoup plus sec.
-Je ne sais pas, Jack, une erreur de calcul sans doute.
-Ah oui, une erreur de calcul ! Et vous nous en
réservez d’autres, des erreurs comme ça ? dit-il en s’échauffant.
-Mon colonel, commença Carter, il y avait de nombreux
paramètres dans le calcul de l’orbite de cette planète, tout d’abord elle
possède trois soleils dont les ellipses se croisent et…
-Carter ! Coupa O’Neill furieux. Je me fiche de vos
explications. Notre mission est décalée de plusieurs heures, nous devons
contacter Hammond dans deux heures, ce qui fait ici ? Carter ?
-Quatre heures du matin mon colonel dit-elle avec une
grimace.
-Ah bravo ! Génial ! Encore une bonne nuit de
sommeil en perspective. Nous allons
installer un campement ici. Je prends le premier quart, jusqu’à l’heure du
rendez-vous avec Hammond, ensuite Daniel vous ferez le reste de notre courte
nuit !
Ils s’installèrent pour
prendre un peu de repos. O’Neill s’assit près du feu et resta pensif. Il se
sentait furieux après Daniel, ce qui était idiot d’ailleurs car une erreur de
ce genre était toujours possible.
Daniel et Sam étaient en
grande discussion un peu plus loin.
-Il y a quelque chose qui cloche dit Daniel à voix basse
pour que Jack ne l’entende pas. A quelle heure avons-nous visionné les images
de la sonde ?
-Trois heures avant le départ, répondit Sam.
-Il faisait plein jour n’est ce pas ? Je n’ai pas rêvé.
Le soleil se couche t-il très rapidement sur cette planète ?
-les soleils vous voulez dire Daniel. Nous sommes partis
rapidement et je n’ai pas eu le temps de faire une étude assez poussée de tous
les paramètres. Ce qui n’est pas normal d’ailleurs. Pourquoi sommes-nous partis
si vite ? S’inquiéta Sam. Il faudrait peut être qu’on en parle au
colonel ?
-Oui Sam vous avez raison.
-Jack ! Appela Daniel en se dirigeant vers le colonel,
avec Sam on a bien réfléchi et on a trouvé quelque chose d’étrange.
-Je vous écoute dit seulement O’Neill.
« Ouf pensa Daniel,
il m’épargne ses sarcasmes. »
Sam lui résuma la
conversation qu’ils venaient d’avoir.
-Et vous en concluez quoi ? Demanda O’Neill.
-Je crois dit Sam que quelque chose, dont je ne connais pas
la nature nous a poussé à venir sur cette planète.
-Essayez de définir un peu plus dit O’Neill. Il la regardait
à travers la lueur du feu, et lui trouvait un air préoccupé.
-Je ne sais pas, mon colonel, c’est moi qui ai fait
accélérer le mouvement. Il fallait que l’on parte tout de suite.
Malheureusement sur le moment je ne m’en suis pas aperçue et ce que j’ai fait
m’avait paru naturel.
O’Neill passait son
regard de l’un à l’autre, il était perplexe, mais son instinct lui disait que
l’on courait un danger.
-Il faut ficher le camp d’ici. Nous sommes trop près de la
porte, éloignons nous une peu. Nous allons essayer de nous cacher pour le reste
de la nuit, on verra demain ce que l’on doit faire.
D’un coup de pied Teal’c
éteignit le feu, leur bardas furent remballés rapidement et une minute plus
tard ils commençaient à s’éloigner de la porte.
La marche de nuit fut
lente et laborieuse. O’Neill avait interdit d’allumer les lampes,
-Trop dangereux avait –il dit.
Ils se cachèrent un peu
plus bas, à un kilomètre environ de la porte. Il y avait des rochers où ils
purent se dissimuler. Il n’était pas question de dormir le danger pouvait venir
de n’importe où.
-Et le contact avec Hammond ? Demanda Daniel.
-On essaiera quand il
fera jour, et s’il n’y a pas de danger trancha O’Neill.
Quelques heures plus
tard un premier soleil se leva majestueusement. Il était pâle et ne dispensait
qu’une faible lumière qui jetait des lueurs rosées sur les pierres aux
alentours. Cela leur permit de voir qu’ils s’étaient arrêtés au bord d’une
falaise plongeant à pic, cent mètres plus bas sur une vaste vallée.
Le deuxième soleil se
leva au même instant il fut tout de suite plus chaud et plus lumineux. L’orbite
de la planète le plaçait à une distance relativement proche de l’autre soleil,
dont la lueur disparaissait sous la chaleur et la splendeur de ce deuxième astre.
-Je n’ose imaginer ce que sera le troisième soleil !
Bougonna O’Neill.
Sa remarque fit sourire
Sam, il s’en aperçut :
-Ça vous fait rire major !
-Excusez moi mon colonel ! Je ne voulais pas vous
manquer de respect.
-Je le sais bien major, mais je déteste ce genre de mission
où apparemment il ne se passe rien, sauf une foule de détails qu’on n’a pas prévue.
Pendant ce temps là,
Daniel s’était approché du rebord de la falaise et plongeait son regard dans la
vallée qui apparut dans toute sa magnificence.
Le paysage était
tropical, une végétation abondante et luxuriante faisait un écrin de verdure
aux plus fantastiques constructions qu’il ait pu rencontrer.
Une immense tour
dominait la ville
-Oh mon dieu fit-il seulement.
Dans ses rêves les plus
fous jamais il n’aurait imaginé voir une telle merveille, il appela aussitôt
ses amis. Mais sur le coup de l’émotion il n’émit qu’un petit couinement. Il se
racla la gorge :
-Jack, Sam, Teal’c, venez voir!
Il avait dû mettre de la
conviction dans le ton car ils
accoururent au pas de charge
-Que se passe t-il Daniel, un problème dit O’Neill en
arrivant le premier.
-Regardez Jack !
-Waou ! fit celui-ci, c’est
quoi ?
La tour était immense et
montait plus haut que la cime des arbres. Elle était carrée à la base, et
s’élevait très haut en se rétrécissant au fur et à mesure que le regard
atteignait le sommet. Sa couleur bleu roi était magnifique et d’une étrange
rareté.
La tour était encadrée
de jardins suspendus dont les terrasses débordaient de fleurs aux couleurs
éclatantes, de plantes rares, de verdures odorantes, de fontaines
jaillissantes, de statues d’animaux féeriques ailés.
Une pure merveille pour
le regard.
Daniel était figé
contemplant ce spectacle d’une rare beauté.
-La sonde ne montrait pas toutes ces merveilles, dit Sam, ou
du moins je n’ai pas fait attention.
Daniel se releva.
- Mon
Dieu. Jack. C’est la plus incroyable découverte de mon existence. Mais vous ne
comprenez pas que cette tour c’est l’une des plus grandes énigmes sur
Terre et que ... »
Il fût coupé par un
bruit dans les rochers qu’ils venaient de quitter. Un homme en sortit et se
prosterna devant eux.
La conversation
s’engagea entre Daniel et l’autochtone.
- Relevez-vous
s’il vous plaît. Vous nous comprenez ? Demanda Daniel.
-Oui.
Je m’appelle Hammabi. Etes-vous envoyés par les dieux ?
- Non.
Nous sommes des explorateurs.
- Mais
vous venez de Babil !
-Babil ?
S’étonna Jack. Daniel ?
-Bon
sang ! Cela confirme mes soupçons. Babil veut dire en
babylonien : « Porte du
dieu » donc la porte des étoiles.
-En
babylonien ? Demanda Jack.
- Oui
je pense que c’est un peuple qui a été enlevé de Babylone. C’est pour çà qu’au
loin on aperçoit la Tour de Babel. C’est une découverte
inestimable !
- Euh,
Daniel, si mes souvenirs sont corrects, la Tour de Babel était ronde. Pas
carrée comme ici, dit Sam
- Non
en fait les peintres l’ont représentée ronde mais d’après les fouilles de 1899
ils ont découvert que les bases de la Tour de Babel étaient carrées et elle ne
faisait que 7 étages. Et ici, ils ont reproduit exactement Babylone avec ses
jardins suspendus. Vous vous rendez compte que ces
jardins font partie des 7 merveilles du monde ?
-Ah
oui quand même, dit Jack, d’un air blasé.
Le ton désabusé de Jack lui valut un coup
d’œil noir de Daniel. Il hocha la tête comme si le cas du colonel était
désespéré.
-Jack ! Vous êtes incapable d’apprécier les belles
choses ! Dit-il d’un ton de reproche.
-Daniel ? fit O’Neill innocemment.
Le petit sourire de Jack
lui fit comprendre qu’il s’était fait encore
avoir.
Hammabi les invita à le
suivre.
Ils descendirent un
petit chemin escarpé qui aboutit aux premières maisons de la ville. Celle-ci
ressemblait à une ville du désert avec
des maisons blanches ce qui contrastait totalement avec le climat tropical de
la région. Les habitants déportés depuis la Mésopotamie depuis des millénaires
avaient reconstruit l ‘habitat tel qu’ils le connaissaient. Mais vue de plus
près la végétation luxuriante était parfaitement bien entretenue, dans les
jardins et entre les maisons.
Hammabi était un homme
âgé et il marchait lentement, il était vêtu de la tenue traditionnelle des
natifs, une longue tunique blanche sur un pantalon serré aux chevilles, il
portait des sandales aux pieds ce qui n’était pas forcément confortable pour
marcher sur des chemins caillouteux.
Daniel était impatient
d’arriver. Plus on descendait le chemin, plus la tour paraissait immense, il
avait du mal à détacher son regard de la
magnifique construction.
-Où allons-nous demanda t-il à Hammabi tandis qu’ils
atteignaient les premières maisons de la ville.
-Je vais vous amener au palais, dit-il.
-Ne me dites pas que vous avez un dieu vivant !
Râla O’Neill.
-Un
Dieu vivant ? On croit à des Dieux mais on ne les voit qu’après la
mort.
-Ouf.
Ca veut dire qu’on ne rencontrera pas de Goa’uld.
-Des
Goa quoi ? »
-Non,
non, rien du tout, Hammabi.
Le reste du voyage se
fit en silence.
Le troisième soleil se
leva comme ils atteignirent le palais. Un soleil tout de suite brûlant. Une
chaleur humide s’abattit sur eux, tandis qu’une pluie diluvienne se mit à
tomber. Des gros nuages qui passèrent aussi vite qu’ils étaient arrivés, les
laissant moites de transpiration.
-Ce n’est rien dit Hammabi, la petite pluie du matin.
-Je comprends mieux la luxuriance de la végétation avec un
climat pareil dit Daniel.
-En effet, il fait toujours très chaud en raison des trois
soleils, mais c’est surtout Solaris qui nous brûle.
Heureusement que nous avons de temps en temps une pluie pour nous rafraîchir.
-Rafraîchir ! Il en de bonne celui-là, râla O’Neill.
Qu’est ce que ce serait s’il faisait chaud !
Sa remarque tomba à
plat. Daniel était bien trop obnubilé par toutes ces choses fantastiques qu’il
voyait pour s’occuper des remarques du colonel. Quant à Sam elle faisait
quelques relevés discrets pour voir s’il n’y avait pas de trace de naquada dans
le sol de la planète.
Ils croisèrent beaucoup
de monde qui les regardaient avec curiosité.
Ils pénétrèrent dans le palais par la porte
« d’Ishtar ». Daniel ralentit et voulut admirer les magnifiques
lions et les dragons qui ornaient la
porte.
O’Neill le poussa :
-Plus tard Daniel ! dit-il en lui montrant Hammabi qui
marchait devant eux.
Hammabi les fit pénétrer
dans le palais, où une fraîcheur agréable les surprit.
-Venez je vais vous conduire devant le roi. Mais avant vous
devez me remettre vos armes. Vous ne pouvez pas
être armés devant sa majesté.
-C'est hors de question dit O’Neill. On ne se sépare jamais
de nos armes.
Il n’avait pas fini sa
phrase que plusieurs hommes firent leur apparition. C’était la garde
personnelle du roi, ils n’avaient pour tout vêtement qu’un pantalon blanc très
large et resserré aux chevilles. Leur torse nu
était musclé et luisant, et ils tenaient à la main un long cimeterre.
L’arme était baissée mais au moindre
regard de Hammabi ils pourraient s’avérer très dangereux.
-C’est bon dit O’Neill à ses compagnons, nous n’avons pas le
choix.
Ils furent délestés
rapidement de leurs armes, de leur veste
et de leur ceinture.
Hammabi les conduisit
dans une grande pièce, une sorte de salle à manger où une grande table en bois épais occupait le
centre, entourée de chaises également en bois massif. Dans le fond de la pièce
une estrade où se dressait le trône du roi.
Ils restèrent un moment
seuls, Hammabi s’était éclipsé, sans doute pour avertir le roi de la présence
de visiteurs.
La garde rapprochée du
suzerain s’était postée aux différentes
entrées de la grande salle, empêchant tout mouvement.
-Restons bien sur nos gardes, surtout vous Daniel dit
O’Neill.
-Pourquoi moi Jack ?
Je fais toujours attention.
-En ce moment vous ouvrez des yeux, grand comme des
soucoupes et je crains que vous ne vous laissiez déborder par votre
enthousiasme.
Daniel ne répondit pas,
mais il savait que Jack avait raison, la vigilance de son ami, lui avait sauvé
la vie bien des fois.
Hammabi revenait et leur
dit sèchement :
-Mettez-vous à genoux et baissez la tête, vous ne la
relèverez que lorsque le roi vous y invitera.
Ils obéirent car la
garde du roi les encerclait prévenant tout mouvement spontané et dangereux de
leur part.
O’Neill se mit juste à
côté de Carter, un peu retrait. Ils avaient baissé la tête comme on le leur
avait ordonné. Un mouvement se fit dans la salle, on entendit des pas et
quelqu’un montait les quelques marches
du trône.
Jack posa sa main dans
le dos de Sam,
-Carter ? Des
serpents ? Murmura t-il si bas
qu’elle l’entendit à peine.
-Elle fit non de la tête et sentit la main de O’Neill se
détendre dans son dos.
Durant un long moment
Nabuchodonosor observa les visiteurs. Son regard s’attarda sur Sam, il ne
voyait d’elle qu’un front penché, une chevelure blonde, mais devinait la beauté
de la jeune femme dans sa silhouette prosternée. « Je t’ai appelée, et tu
es venue » pensa t-il.
Il descendit les marches et se penchant il releva la tête de
la jeune femme d’une main douce et il la prit par la main.
Nabuchodonosor était un
homme mince de grande taille, il pouvait avoir une trentaine d’années. Sa
chevelure épaisse et ondulée était noire comme le jais. Il plongea son regard dans les yeux bleus de
Sam et eut un sourire satisfait sur le visage.
Sourire qui n’échappa
pas à O’Neill qui s’était relevé sans en avoir obtenu l’autorisation. Mais cela
n’avait plus aucune importance maintenant, car Nabuchodonosor semblait subjugué
par le visage de Sam, et ne s’occupait
plus du tout des autres visiteurs.
-Je vous attendais belle dame, Comment vous nommez-vous ?
demanda t-il à Sam d’une voix basse et chaude.
Sam réagit et jeta un
coup d’œil vers le colonel qui fit un geste d’impuissance.
-Je suis le major Samantha Carter.
Un formidable éclat de
rire lui répondit
-Je ne vous demande pas un titre, mais seulement votre nom,
comment vous appelle vos amis ?
-Sam dit –elle.
-Eh bien Sam, je vais vous faire conduire à votre
appartement.
Il tapa dans ses mains,
et jeta un ordre à une domestique. Celle-ci approuva de la tête et sortit sans
un mot exécuter les ordres de son souverain.
O’Neill avait le visage
des mauvais jours, il sentait la colère gronder en lui. Teal’c lui posa une
main apaisante sur le bras.
-O’Neill, il vaut mieux ne rien dire maintenant, je suis sûr
que le major n’est pas en danger. Et puis au cas où elle sait se défendre.
-Vous avez raison, mais je n’aime pas du tout la façon qu’il
a de regarder Carter.
Hammabi leur fit signe
de les suivre et les conduisit à une grande chambre au premier étage du palais.
-Vous trouverez de quoi vous vêtir correctement dit-il. Ici
les hommes de votre âge n’ont rien sur le haut du corps comme les gardes.
-Comment ça ? Dit O’Neill, nous devons changer de
vêtements, et pourquoi ?
-Parce que vous êtes les invités du roi. C’est la règle ici,
vous devez respecter nos coutumes.
-Oui, mais vous ne respectez pas les nôtres !
-Pourquoi le devrions-nous ? C’est normal pour l’invité
de se plier aux coutumes de l’hôte qui les reçoit, c’est une marque de respect.
Cependant je veux bien transiger, gardez vos pantalons à vous si cela vous
plait, mais mettez vous nus pieds, et je vous le rappelle, rien sur le haut du
corps.
-Mais vous, vous êtes habillé ! Dit Daniel surpris de
cette coutume.
-Moi je suis vieux, après 40 ans les hommes doivent se
couvrir.
O’Neill commençait à
ouvrir la bouche pour dire que cette loi
ne le concernait pas mais Daniel intervint pour l’empêcher de parler.
-Naturellement, nous sommes beaucoup plus jeunes.
-Quel âge avez-vous ? Demanda le vieil homme
-Et bien, j’ai 34 ans, notre ami Murray, a 35 ans et
O’Neill, 37, dit Daniel ;
-C’est
très bien dit Hammabi. Attendez que je
revienne vous chercher, en attendant vous pouvez vous rafraîchir il y a une
pièce d’eau juste à côté de votre chambre.
Ils se regardèrent
étonnés :
-Une pièce d’eau ! Dit Daniel en allant voir ce qu’il y
avait dans l’autre pièce.
La salle de bain en fait
n’était qu’un vaste bassin qui emplissait presque toute la pièce.
Au même instant une
porte s’ouvrit et trois jeunes filles portant des linges sur le bras, les
invitèrent à entrer dans l’eau.
-Nous allons nous débrouiller tout seul dit Daniel.
-Le maître de cérémonie nous a dit de nous occuper de vous.
O’Neill avança vers elle
assez mécontent de la tournure que prenaient les évènements.
-Il a raison dit-il, et il leur prit les serviettes des
mains et les poussa doucement mais sûrement vers la sortie.
A ce moment l’une d’elle
se mit à pleurer, Daniel s’approcha :
-Attendez Jack ! Comment vous appelez vous ?
dit-il à une des servantes.
-Je m’appelle Mira dit la plus âgée d’entre elle, et voici Tama et Landa.
-Pourquoi pleure t-elle ?
-Elle est jeune, et elle a très peur du maître de cérémonie.
-Pourquoi ? Il vous frappe ? Dit Daniel.
-Oui, nous devons lui obéir en tout. Il nous a dit de bien
vous traiter, de veiller à ce que vous ayez tout le confort nécessaire, et de
vous aider à vous débarrasser de la sueur du chemin.
-Oui, mais nous avons l’habitude de nous laver seul, dit
O’Neill.
Et se tournant vers
Daniel :
-Débrouillez vous pour les faire partir et qu’elles n’aient
pas d’ennuis à cause de nous.
-Vous en avez de bonnes vous ! Je fais comment
moi ?
-C’est simple dit Teal’c, pendant que nous plongeons dans le
bassin, elles restent dans la chambre et ne partiront que quand nous aurons
fini.
-Excellente idée dit Daniel.
Les jeunes filles
retrouvèrent le sourire. Elles restèrent dans la chambre pendant que les trois
amis se baignaient. Tout se déroula très
bien et elles partirent au bout d’une demi-heure avec les linges humides sur le
bras.
-Ouf dit O’Neill, je croyais qu’on n’allait pas s’en sortir.
-Je ne vois pas pourquoi vous avez refusé leur aide, ça
aurait pu être très agréable dit Daniel ironique.
-Je n’ai pas le cœur à rire Daniel, je me fais du souci pour
Carter, cela fait des heures que nous sommes ici et je ne fais aucune
confiance à ce « Nabuco machin chose. »
-Nabuchodonosor dit Daniel, dit le jeune homme un peu gêné
d’avoir un instant oublié le sort de Sam. Ne vous en faites pas Jack. Il ne lui
arrive sûrement rien de fâcheux, ajouta t-il.
Pendant ce temps, Sam
était conduite dans une vaste pièce richement décorée. Elle fit le tour de la
pièce et regarda les curieux bibelots qui étaient enfermés dans des vitrines.
Il y avait là de riches bijoux, des sculptures, des pierres précieuses. Elle
reconnut non sans frissonner une arme poing goa’uld qui étalait sa magnificence
dans une vitrine éclairée. Elle était posée sur une pièce de satin blanc qui
mettait en relief les riches reflets de
la spirale d’or. Elle se promit de faire
attention.
Une servante entra et
lui proposa un bain parfumé. Elle accepta volontiers, elle avait chaud et la
sueur collait à son tee shirt. Elle pensa que ce bain lui ferait le plus grand
bien. La servante avait parfumé l’eau tiède et Sam se plongea avec délectation
dans le bain. Elle sentait la fatigue la quitter peu à peu et une douce torpeur
l’envahit, elle s’assoupit.
Elle ne vit pas et
n’entendit pas le judas s’ouvrir pendant qu’elle somnolait. Nabuchodonosor la
regardait, et la trouva magnifique, et
digne de ses projets.
Les servantes revinrent
et aidèrent Sam à se sécher et à revêtir une magnifique robe blanche tissée de
fils d’or. Elle rougit un peu quand elle s’aperçut que la robe était très
échancrée devant, et qu’elle laissait son dos nu. Elle tombait jusqu’à ses
pieds, que la servante chaussa de sandalettes blanches à fines lanières et
hauts talons.
Elle brossa longuement
ses cheveux, et laissa la servante la maquiller discrètement juste ce qu’il
fallait pour mettre en valeur ses magnifiques yeux bleus.
Quelques minutes plus
tard elle retrouva ses compagnons qui la contemplaient la bouche ouverte,
devant une si belle apparition. Elle ne put s’empêcher de pouffer de rire
devant la tenue de ses amis. La
musculature de Teal’c était impressionnante et jetait de l’émoi parmi les
petites servantes. Il avait fière allure, vêtu seulement d’un pantalon blanc et
la taille serrée dans une large ceinture de tissu de même couleur.
Elle regarda Daniel et
fut surprise, il était beaucoup plus musclé que par le passé, il est vrai qu’il
fréquentait assidûment la salle de sport depuis son retour, et jusqu’à présent
elle n’avait pas fait attention. Pourtant ils faisaient souvent du sport
ensemble. Elle jeta un coup d’oeil furtif au colonel et ne fut pas surprise de
lui voir un air sombre. Visiblement il n’appréciait pas du tout la robe qu’elle
portait. Lui, avait gardé son treillis
militaire, et naturellement comme tous les hommes du palais, il ne portait rien
d’autre. Elle évita de le regarder mais elle ne put s’en empêcher et lui trouva fière allure.
Nabuchodonosor fit une
entrée majestueuse, il avait revêtu un
pantalon rouge qui lui allait très bien et il avait peigné soigneusement
ses cheveux en arrière ce qui lui dégageait le front. Il avait un visage un peu
rude, le menton bleui par une barbe de deux jours qui lui donnait un air un peu
sauvage, air qui n’était pas atténué par le feu qui brûlait dans son regard.
Il s’approcha de Sam et
la prit par la main. O’Neill bouillait de rage mais le bras apaisant de Daniel
l’empêcha de commettre l’irrémédiable.
-Venez visiter mes richesses ma belle enfant dit le roi en
prenant la main de Sam. Celle-ci jeta un regard désespéré vers O’Neill, qui se
contenta de la regarder sans un mot. Elle put lire dans ce regard toute
l’affection qu’il pouvait lui porter et en fut réconfortée.
Nabuchodonosor fit voir
à Sam les bijoux et les pierreries qui remplissaient les vitrines de la grande
salle. Il s’arrêta devant un magnifique collier. Un cordon d’or fin
soutenait un pendentif d’émeraude qui
brillait de mille feux.
-Il appartenait à ma chère épouse Amyitis, elle le portait
souvent. Voulez vous le mettre ? Vous me la rappelez un peu, elle avait
comme vous un étonnant regard bleu.
Et disant ces mots il prit délicatement le bijou et
attachant la chaîne derrière la nuque de Sam, il passa un doigt léger sur sa
peau.
Sitôt le collier refermé
Sam ressentit une étrange faiblesse. Un
vertige la prit et elle serait tombée si Nabuchodonosor ne l’avait soutenue en
posant une main ferme sur sa taille. O’Neill s’était rapproché :
-Carter ? Ça va ?
Nabuchodonosor dit
simplement :
-Laissez là, tout va bien.
En effet Sam se sentait
beaucoup mieux. Elle se redressa et prit un air hautain qui ne lui était pas
habituel. Elle regarda le roi dans les yeux et lui dit avec sourire :
-Cela va beaucoup mieux maintenant, votre majesté.
Nabuchodonosor s’inclina
devant elle et dit :
-Avez-vous faim ma reine ?
-Oui mon seigneur, je mangerais volontiers.
Les compagnons de Sam ne
comprenaient pas du tout ce qui se passait.
-Elle a été droguée murmura Daniel.
O’Neill fit le tour de
la salle des yeux et il vit les gardes se rapprocher leur cimeterre menaçant au
poing.
-On ne bouge pas pour le moment dit O’Neill, nous ne sommes
pas prisonniers mais ça ne vaut guère mieux.
Le roi invita tout le
monde sa table. Il occupait le centre et
mit Sam à sa droite. En face prirent place O’Neill, Daniel et Teal’c.
Hammabi ordonna le
service du roi qui répondait à une étiquette bien précise. Les aliments
destinés à sa majesté étaient goûtés devant lui, par deux personnes, un esclave
et Hammabi en personne. Après seulement le roi se servait.
Il se pencha vers Sam et
lui proposa de manger dans son plat. Il n’y avait pas de couverts mais cela ne
gênait nullement Sam qui plongea ses doigts
dans un ragoût de pigeonneaux et les suça avec délices.
-Ma reine est –elle satisfaite ?
-C’est délicieux, mon roi dit-elle.
-Me permettez-vous de vous poser une question, majesté ? Demanda timidement Daniel.
Le roi étant
d’excellente humeur se prêta au jeu des questions-réponses
-Naturellement que voulez-vous savoir ?
-C’est au sujet de ce peuple et de cette ville, je suppose
que vous êtes descendants de Babylone ?
-Oui, mais cela fait des milliers d’années que notre peuple
vit ici, de cette façon.
-Et les magnifiques jardins que nous avons vus ? Ils
datent de quand ?
-C’est moi qui les ai fait faire pour ma reine, ma très
chère Amyitis ; dit-il en penchant vers Sam pour lui baiser la main.
-Qu’est-il arrivé à votre épouse, j’ai cru comprendre
qu’elle était décédée.
-Daniel ! dit O’Neill.
-Oh ne vous inquiétez pas, je comprends très bien la
curiosité de votre ami. Pour répondre à votre question, elle est morte d’une
grave maladie. Il y a déjà une dizaine d’années. Mais tout cela est du passé maintenant
dit-il en se tournant vers Sam qui n’avait d’yeux que pour lui.
-C’est du passé ? Ne put s’empêcher de dire O’Neill, je
ne comprends pas.
-Ce n’est pas grave c’est au dessus de votre entendement. Je
l’ai appelée, elle est venue. Tout est parfait maintenant.
O’Neill, Daniel et
Teal’c ne comprenaient pas grand-chose aux phrases sibyllines du roi. O’Neill
prit la parole :
-Maintenant si sa majesté le permet, dit-il avec emphase en
appuyant sur les mots, nous aimerions
rentrer chez nous.
-Naturellement, vous êtes libres. Hammabi va vous reconduire
au « babil »
Hammabi se leva et s’inclina devant le roi.
-Venez Carter dit O’Neill, en s’avançant vers la jeune
femme.
Sam ne bougeait pas,
elle était restée à table et posait sur les invités du roi un regard fulgurant.
-Mon époux, dit-elle, qui sont ces personnes ? Avez-vous remarqué avec quelle insolence
elles s’adressent à moi ?
-Mais commença O’Neill… il fut interrompu par un garde qui
s’approchait menaçant, le cimeterre frôlant la peau nue de la poitrine du
colonel.
Il se tut aussitôt et
recula légèrement.
-Daniel vous êtes plus diplomate que moi. Allez-y murmura
t-il.
Daniel mit un genou en
terre, il ne fit pas attention au cimeterre menaçant qui s’approchait
dangereusement de lui et courageusement s’adressa au roi :
-Votre majesté, pardonnez notre insistance, mais nous ne
reconnaissons plus notre amie, que lui est –il arrivé ?
Nabuchodonosor sourit et
s’approchant de Sam il lui prit la main, le couple se redressa, magnifique, il
lui fit monter les marches du trône et la fit asseoir près de lui.
-Je vous présente ma reine, ma très chère épouse
Amyitis. Maintenant si vous voulez
partir, je ne vous retiens pas.
-Nous ne partirons pas sans elle, dit O’Neill.
-Comme vous voudrez dit le roi d’un ton lourd, dans ce cas…
Il fit un signe à sa garde rapprochée. Ils entourèrent les trois amis et les
obligèrent à quitter la pièce.
-On reviendra vous chercher Carter, je vous le promets cria
O’Neill.
On ne les conduisit pas
à la porte des étoiles mais dans une geôle sous le palais. Une pièce sombre,
sans autre fenêtre qu’un petit soupirail
qui dispensait une pâle lumière diffuse. Ils furent jetés sans ménagement dans
la cellule et la lourde porte se referma sur eux.
Plusieurs jours
passèrent, ils n’avaient aucun contact avec l’extérieur, les bruits du palais
leur parvenaient étouffés. Ils n’avaient d’autres occupations que de parler.
-Daniel, que s’est –il passé ? Avait demandé O’Neill après être resté un
long moment en silence en ressassant ce qui avait bien pu clocher.
-Je suppose que
Nabuchodonosor possède d’étranges pouvoirs. Il nous a fait venir
jusqu’ici, et il a du jeter un charme à Sam.
-Mais elle n’est pas devenu un Goa’uld ?
-Non, Jack, elle a commencé à changer quand le roi lui a
passé le pendentif en émeraude.
-Il était empoisonné le pendentif ? C’est ça ?
-Non, Jack, je ne crois pas, je pense, enfin ce n’est qu’une
théorie, que Nabuchodonosor a libéré l’esprit de sa femme qui était enfermé
dans ce bijou. Mais je n’en sais pas plus.
-Mais comment a-t-il fait pour nous attirer sur cette
planète ? Dit Teal’c C’est
incompréhensible.
-Peu importe ce qui compte c’est sortir d’ici au plus vite,
dit O’Neill.
-Ah oui, et comment ? Ironisa Daniel, vous comptez
passer à travers les murs peut être ? Et vous m’énervez Jack, cette porte vous
l’avez étudiée au moins cinquante fois.
-Taisez-vous Daniel, arrêter de piailler ! Je
réfléchis.
Daniel se tut, vexé, et
retourna s’asseoir dans un coin de la pièce.
-Il suffirait de défaire les gonds de cette porte, ça ne
doit pas être bien difficile. Il faut pousser là. Il appuya de toutes ses
forces, et jura parce qu’il se fit mal au doigt, mais le gond ne bougea pas
d’un millimètre.
Il retourna s’asseoir
évitant le regard de Daniel et surtout
son « je vous l’avais bien dit » que Daniel ne prononça pas, mais
pensa fortement.
Nabuchodonosor et
Amyitis, s’apprêtaient à regagner leurs appartements. La reine était fatiguée,
toute la journée elle avait dû présider une grande fête que le roi avait donnée
en l’honneur de son retour, et elle n’aspirait plus qu’au repos.
Leurs majestés se
retirèrent dans leur chambre, congédiant toutes les esclaves. Le roi voulait
être seul avec son épouse bien aimée.
La nuit silencieuse
retomba sur le palais.
Le lendemain, Amyitis se promenait dans le palais avec
Nabuchodonosor, elle redécouvrait ses richesses et s’arrêtait devant chaque
vitrine contenant tous les trésors de la famille royale ; trésors
accumulés de génération en génération.
-Contente ma reine ? Demanda le roi en souriant.
-Oui mon roi, dit-elle.
-Comment te sens tu dans ce corps ?
-Il est parfait, merci de m’avoir ramenée près de toi.
J’étais en sommeil depuis si longtemps.
-Une question ma reine ? Qu’est devenue la jeune femme
qui t’abrite ?
-Elle est toujours là, je la sens, nous sommes intimement
mêlées. C’est une femme remarquable que tu m’as donnée. Elle est très forte,
Méfies-toi de ses amis, ils sont aussi très forts, et très rusés.
Nabuchodonosor eut un
petit rire.
-Personne
ne s’échappe de mes prisons ma reine. Rassures-toi.
-Si
tu me permets, mon roi ? Double la garde de ta prison !
-Tu
m’inquiètes, personne ne résiste à mes gardes !
Amyitis s’arrêta devant
une vitrine, elle contempla la longue spirale d’or de l’arme Goa’uld.
-Me permets-tu de porter ce bijou ? Dit-elle à
Nabuchodonosor.
-Si ça peut te faire
plaisir ma reine.
Il tira une petite clé
et ouvrit la vitrine.
-C’est vrai que c’est un très beau bijou dit-il.
-Je ne me souviens plus de son origine, pourrais-tu me la
rappeler ?
Le roi sourit en
regardant Amyitis passer le bijou autour de sa main gauche et glisser ses
doigts dans les bouts du gant. Sa main était maintenant ouverte et la pierre
brillait doucement.
Nabuchodonosor recula
instinctivement :
-Je n’avais jamais vu cela dit-il.
Amyitis était très calme
et elle souriait légèrement.
-C’est splendide mon roi, mais tu n’as pas répondu à ma
question, d’où vient ce bijou ?
-Il est dans la famille royale depuis des siècles. Un de mes
ancêtres l’a ramené après une bataille. Il se trouvait dans un coffre avec
d’autres bijoux. C’était une prise de guerre. Il parait que cet objet avait
appartenu à Ishtar. Une puissance reine qui s’est installée sur cette planète,
il y a environ mille cinq cents ans. Mon ancêtre l’a vaincue et a gardé toutes
ses possessions. Tu te souviens de tous ces objets étranges qu’il y a dans les
caves de ce palais ?
Le front d’Amyitis se
plissa comme si elle avait besoin de faire un effort pour se souvenir.
Elle sourit et son
magnifique regard bleu s’éclaira :
-Mon absence a été
longue mon amour, il faut me laisser le temps de me reprendre et me
souvenir de tout. Je peux garder ce
bijou ?
-Bien sûr ma reine tu n’as pas besoin de me demander la
permission, dit-il en s’inclinant.
Le lendemain et le jour
suivant passèrent lentement pour les prisonniers. De temps en temps Daniel
parlait de Babylone. Il ne pouvait s’en empêcher.
-Figurez-vous
Jack que Les babyloniens ont été les premiers à mettre en place les
méthodes de « prêts ». Ce sont les tous premiers banquiers…
Jack commençait à bailler et rétorqua :
-Daniel
vous me faites plus d’effet qu’un somnifère, je vous appellerais si un jour sur
terre j’ai une insomnie.
Daniel soupira, ses
efforts de conversation tombaient à l’eau.
Une semaine plus tard,
il n’y avait aucun changement. O’Neill devenait enragé, Daniel s’était fait
mouché depuis longtemps et se taisait. Teal’c était égal à lui-même.
O’Neill n’y tint
plus :
-On ne va pas pourrir dans ce cachot, il faut faire quelque
chose. Daniel, la prochaine fois qu’on viendra nous apporter à manger, faites
celui qui est malade, couchez vous sur le sol, et criez.
Une heure plus tard le
garde apporta le repas des prisonniers. Nabuchodonosor traitait bien ses
prisonniers, ils avaient une nourriture correcte, et de l’eau à volonté.
Quand ils entendirent
les pas du gardien, ils se mirent en place. Daniel se coucha sur le sol et se
tint le ventre en gémissant. O’Neill se pencha sur lui et Teal’c se posta
derrière la porte.
L’homme s’apprêtait à passer la nourriture à travers la trappe creusée dans la porte quand
Daniel de mit à crier.
-Il est malade, très malade dit O’Neill, il va mourir si
vous ne faites rien.
-Je n’ai pas le droit de rentrer dit le garde. D’ailleurs je
n’ai pas la clé.
-Allez chercher du secours le supplia O’Neill, il faut faire
vite !
Le garde hésita, puis
finalement il referma la trappe et s’éloigna.
Ils se regardèrent
-Vous croyez qu’il va revenir O’Neill ? Dit
Teal’c ;
O’Neill fit un geste à
Daniel pour l’inciter à crier. Et il fit bien, le garde était resté derrière la
porte. On entendit ses pas décroître dans le couloir.
Ils attendirent une
demi-heure, Daniel de temps à autre gémissait pour donner le change.
Les pas revinrent, ils
se mirent en place, Daniel criait de plus belle.
Une clé tourna dans la
serrure. Tout alla très vite, le garde fut attiré à l’intérieur, désarmé, et
assommé. Ils l’enfermèrent dans la geôle et le bâillonnèrent.
Teal’c lui prit son
cimeterre et prit le devant, Daniel au milieu, O’Neill en arrière garde. Ils
montèrent l’escalier tout doucement en veillant à ne faire aucun bruit.
Arrivés en haut les
choses se compliquèrent, il y avait un garde en haut des marches, Teal’c sans
aucun bruit l’attrapa par le cou et lui fit dégringoler la volée de marches.
L’effet de surprise fut total. Teal’c lança le cimeterre à O’Neill. Les chances
commençaient à être un peu plus égales, deux sur trois étaient armés.
Ils continuèrent à
progresser dans le palais
-Il faudrait que l’on retrouve nos affaires et nos armes dit
Teal’c.
-Vous savez où elles sont chuchota Daniel ?
-Aucune idée, dit O’Neill, mais on va bien trouver.
Ils s’aperçurent que le
palais était en fait assez peu gardé, c’était le roi qui était gardé en
permanence. Il leur suffisait de rester
éloignés des appartements royaux.
La nuit était maintenant
totalement tombée. Les couloirs étaient éclairés par des torches, qui
repoussaient les ombres par endroit et mettaient des taches de lumière vive sur
les murs.
Le palais était
construit avec des colonnes et des piliers
qui soutenaient le plafond qui se perdait dans les hauteurs. Les salles
du rez de chaussée étaient immenses et désertes.
Un bruit de pas se fit
entendre, ils se cachèrent aussitôt derrière un pilier. C’était Hammabi qui
rejoignait sa chambre, sa longue journée s’achevait. Les festivités du retour
de la reine l’avaient épuisé. Mais il était satisfait, le regard joyeux de son
roi enfin apaisé de ses tourments était sa plus belle récompense.
Il avançait doucement le
cœur en paix, à mille lieux des prisonniers au fond du palais. Il les avait
complètement oubliés. Mais eux surent se rappeler à lui.
Une main sur sa bouche,
étouffa le cri qui jaillissait de ses lèvres, il se mit à trembler. Une voix
murmura à son oreille :
-Si vous faites un seul geste, vous êtes mort.
Il reconnut la voix de
O’Neill. Et il fit un signe montrant
qu’il avait compris.
O’Neill sans le lâcher
lui dit :
-Conduisez-nous à nos armes. Vous marchez devant, nous vous
suivons, au moindre geste suspect de votre part : « couic »
dit-il en passant la lame du cimeterre à un millimètre du cou du vieil homme.
Celui-ci se mit à
trembler.
-Je vous en prie ne me tuez pas, je vous rends vos armes et
vous partez.
-Nous ne partirons pas sans Carter dit O’Neill sèchement.
-C’est impossible murmura l’homme effrayé. Elle est la reine
maintenant, vous ne pouvez rien y changer.
-Nous l’emmènerons dit Daniel.
-Je ne peux pas vous aider, ce serait signer mon arrêt de
mort.
-Alors vous choisissez la mort ou la mort ? Dit Teal’c menaçant.
-Nous pourrons faire quelque chose pour vous si vous nous
aidez, dit O’Neill. Après tout vous êtes notre prisonnier, vous n’avez pas le
choix. Allez assez discuté, en route.
Les armes étaient dans
une petite pièce, ils remirent avec satisfaction leur gilet pare-balles, les zats étaient là, leurs
pistolets mitrailleurs aussi. O’Neill prit les affaires de Carter. Il tira un
coup de zat sur Hammabi, le vieil homme s’effondra sans un cri. Au fur et à
mesure qu’ils s’approchaient des
appartements royaux le nombre de gardes augmentait. Mais les zats étaient
beaucoup plus rapides que les armes blanches et permettaient de tirer de loin
en évitant le corps à corps.
O’Neill trembla de rage
quand il ouvrit d’un coup de pied la chambre du roi et qu’il vit Sam endormie
paisiblement dans les bras de Nabuchodonosor. Ils se réveillèrent aussitôt.
Le roi appela sa garde
qui ne vient pas.
Ils s’avancèrent près du
lit et Daniel voulut prendre la main de Sam, mais il fut projeté dans les airs
et retomba sur le sol comme une masse. Sam avait levé sa main gauche et dans un
geste fulgurant sous les yeux ébahis de son roi elle avait attaqué la première.
Toute cette scène
s’était déroulée à la vitesse de l’éclair, maintenant tout paraissait figé, il
semblait à O’Neill que le temps avait ralenti, il y eut un moment de
flottement. Il paraissait évident que Sam n’était pas du tout prête à partir
avec eux. Heureusement Teal’c avait continué à tirer, la lumière bleue des zats
sillonnait la pièce de leurs éclairs.
Quelques secondes plus
tard, O’Neill chargeait le corps de Sam sur ses épaules et ils s’éloignèrent du
palais aussi vite qu’ils purent.
Ils avaient parcouru une
centaine de mètres que des cris retentirent derrière eux. Les gardes revenus de leur
évanouissement les prenaient en chasse.
Ils couraient vite.
Teal’c plus fort que O’Neill se chargea de Sam, elle ne pesait pas plus qu’une
plume dans ses bras. Ils accélérèrent encore. Le chemin montant les ralentit un
peu. Le groupe de poursuivants se rapprochait.
-Vite le code Daniel hurla O’Neill.
-Nous ne pouvons aller sur terre, dit Daniel essoufflé.
-Alors faites n’importe quelle planète amie, mais
vite !
Quelques instants plus
tard ils se jetèrent dans le vortex, de la planète des Nox.
Quelques minutes plus
tard ils débarquèrent dans la base de Cheyenne Mountain.
Le général Hammond se
rongeait les sangs depuis plus d’une semaine. Il avait bien essayé de contacter
la planète P2X439, mais il avait toujours le même paysage devant lui. Aucune
habitation en vue. C’est à croire que cette planète était inhabitée. Il
hésitait à envoyer une expédition de secours, SG1 devait être tombé dans un
piège et il ne voulait pas perdre encore d’autres hommes.
Ils les avaient
déclarés disparus en mission, mais
malgré lui il espérait encore. Un tel retard était rare, mais cela était déjà
arrivé.
Il avait averti l’Etat Major,
les hautes autorités du gouvernement, et avait même reçu un mot de sympathie du
président.
Quand les alarmes
retentirent, il descendit les marches d’un pas alerte, le coeur battant à grand
coup. « Et si c’était eux » ?
Pensa t-il.
Teal’c apparut le
premier avec Sam dans ses bras, Daniel et O’Neill ensuite.
-Une équipe médicale tout de suite en salle d’embarquement
cria le sergent au micro en voyant le major Carter inanimée.
-Que s’est-il passé Colonel ? dit Hammond
-Une très longue histoire mon général.
-Vous passez tous à l’infirmerie, briefing dans deux heures.
A l’infirmerie O’Neill,
Daniel et Teal’c s’étaient rapprochés du major Carter qui était toujours inanimée.
Un médecin qu’ils ne connaissaient pas était auprès d’elle.
Janet arriva au même
instant et essaya de rassurer les trois amis.
-Elle est tombée dans le coma, mais le docteur Michaëla
Quinn s’occupe très bien d’elle.
-Rassurez-vous, c’est un coma léger, dit Celle-ci, mais que s’est-il passé ?
Daniel expliqua la
possession de Sam par Amyitis. Michaëla parut inquiète,
-Je crois que c’est un cas qui ne relève pas de la médecine
classique. Mais si vous voulez docteur Jackson, nous pouvons travailler
ensemble, vous avez des compétences que je n’ai pas et vive versa.
Daniel approuva et
partit avec Michaëla rejoindre son
bureau. Il avait enlevé le collier d’émeraude du cou de Sam, ce collier
qui avait tout déclenché.
-Je peux vous poser une question personnelle ? Demanda
Daniel
-Si vous voulez dit Michaëla en souriant, mais je ne sais
pas si je pourrai répondre.
-Ce prénom de Michaëla, c’est rare !
-Mon aïeule était la première femme médecin à s’installer à
Colorado Springs, et elle s’appelait Michaëla, dit la jeune femme en souriant.
Maintenant à chaque génération il y une Michaëla et c’est tombé sur moi. Mais
je suis très fière de suivre ses traces, ajouta t-elle.
L’état de Sam était
stationnaire. Elle n’était pas encore revenue à elle. O’Neill était désespéré,
il passait son temps dans la salle de sport pour essayer de canaliser son trop plein d’énergie. Il soulevait des tonnes
de fonte avec Teal’c, faisait de la
boxe, ou de la musculation.
A la fin d’une séance
particulièrement forte il s’était assis épuisé et essoufflé.
-Je suis écoeuré,Teal’c, je suis sûr que votre cœur ne bat
même pas plus vite. J’ai l’impression que le mien va exploser.
-En effet O’Neill, mais vous êtes peut-être allé légèrement
au-delà de vos possibilités.
-Comme ça je pense moins, Teal’c. Le soir je suis tellement
crevé que je m’écroule.
-Je comprends O’Neill, je ressens la même chose que vous.
-Vous croyez qu’elle va s’en tirer ?
-Le major Carter est très forte vous savez. Elle a déjà vécu
tellement de choses et s’en est toujours sortie.
-Oui, vous avez raison, quand je pense à tout ce qu’on a
vécu ensemble. Vous vous rappelez Teal’c, quand elle a combattu le chef du
village qui voulait faire d’elle sa femme, elle était incroyable ! Elle a
survécu à Jolinar, elle a été cryogénisée, elle a été possédée par une entité.
-Et Urgo, dit Teal’c …
Les deux hommes
continuèrent d’évoquer les souvenirs de leurs missions avec Sam. O’Neill se
faisait du mal, il le savait, mais il n’arrivait pas à surmonter cette angoisse
qui le prenait à la gorge à chaque fois qu’il la voyait immobile et pâle dans
ce lit.
Daniel et Michaëla
travaillaient d’arrache pieds des jours durant. Le bijou n’avait pas encore
livré son secret.
Pourtant Daniel était
sûr que la solution était dans ce bijou. Comment faire quitter Amyitis du
cerveau de Sam ? Cela ressemblait à l’entité, sauf que le coma de Sam
avait aussi réduit au silence la reine de Nabuchodonosor.
-Ce qu’il faudrait savoir déjà, c’est comment le bijou a pu
être le réceptacle de l’esprit de la reine.
-Ecoutez Daniel, vous êtes sûr que c’est ce bijou ? A
première vue comme ça c’est une émeraude, mais rien de plus.
-Sam a commencé à changer dès qu’il lui a attaché le bijou.
Je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre.
-Vous avez sans doute raison, dit Michaëla en soupirant.
-Ce qui est dommage c’est que c’est Sam la spécialiste scientifique. Moi je suis
archéologue, tout cela me dépasse un peu dit Daniel.
A l’infirmerie Janet observait le moniteur à la tête du lit
de Sam. On voyait nettement les deux électroencéphalogrammes, aucun ne prenait
le pas sur l’autre. Les deux esprits coexistaient dans le même corps.
-Alors Janet ? Dit Daniel en entrant, du nouveau ?
-Non, malheureusement. Et vous de votre côté ?
-Ce maudit bijou, me parait tellement ordinaire que j’ai du
mal à croire que la solution se trouve là.
-Où est Jack ? Demanda t-il étonné de ne pas le trouver
près de Sam.
Janet sourit et tira le
rideau cachant le lit voisin, où O’Neill dormait du sommeil du juste.
-Je l’ai pris en traître dit Janet, il tournait dans mes
pattes tout le temps et il était épuisé, je lui ai donné un sédatif, il s’est
écroulé.
-Vous avez bien fait Janet, dit Daniel sachant combien
O’Neill pouvait être agaçant dès qu’il
s’agissait du major.
L’émeraude était là sur
la table, elle brillait de mille feux. Elle était superbe cette pierre, Daniel
s’en approcha et resta pensif en la regardant.
-Mais bien sûr, il n’y a rien dedans, l’esprit de la reine
est en Sam. Il faut le remettre dans la pierre, c’est tout. Mais comment ?
Daniel courut vers
l’infirmerie à la recherche de Janet.
Elle était toujours au
chevet de Sam :
-Janet j’ai une idée. Comment l’entité est-elle partie du
cerveau de Sam, vous vous en souvenez ?
-Bien sûr, je revois ce jour comme si c’était hier, Sam
avait levé les bras et un flux s’est échappé de ses mains pour entrer dans
l’ordinateur.
-Oui mais l’entité le voulait, elle était consciente !
-Oui, c’est vrai, mais c’est une idée à creuser Daniel.
-On
devrait peut être remettre l’émeraude à Sam. Je ne sais pas pourquoi mais je
pense qu’on a eu tort de le lui
enlever. Je vais la chercher dit Daniel.
Et il repartit vers son
bureau.
Dès que l’émeraude
reposa sur la poitrine de Sam, il y eut un changement. Elle se mit à bouger.
-Jack réveillez vous, elle revient à elle, dit Daniel, en
appelant O’Neill.
En effet ses yeux
s’ouvrirent et elle jeta des regards affolés autour d’elle. Elle semblait ne
reconnaître personne, et commença à s’agiter.
-Calmez vous Sam dit Janet, vous êtes à la base avec vos
amis.
-Je suis Amyitis. Où est mon roi ?
-Nous voulons parler à Sam dit Jack d’un air dur.
-Elle est là je la sens près de moi. Mais elle est faible.
En effet
l’électroencéphalogramme de Sam commençait à faiblir.
-Laissez la parler, dit Janet.
-Pourquoi avez-vous pris ce corps ? Demanda Daniel.
Amyitis répondit d’une
voix douce.
-J’était morte, et c’était inconcevable.
-Pourquoi ?
C’est le sort de tout le monde de mourir, dit O’Neill.
-Oui, mais pas à seize ans. Je venais d’épouser mon roi,
quand j’ai attrapé une mauvaise fièvre
qui m’emporta en quelques jours. Celui-ci désespéré cacha mon esprit dans ce
bijou. Je n’étais pas consciente mais en sommeil.
Sa voix faiblissait, le
cœur ralentissait.
-Vous n’avez pas le droit de prendre le corps d’une autre
personne, vous la tuez. Vous remplacez sa vie par la votre, dit Janet.
-Laissez parler Sam, redit Jack.
Elle hocha la tête
-Le regard bleu de Sam s’illumina quand elle vit penché vers
elle le visage de Jack.
-Mon colonel… murmura t-elle, aidez moi, je vous en
prie…. Sa voix était suppliante.
-Sortez du corps de Sam dit Janet, pouvez-vous revenir dans
l’émeraude ?
-Oui, je peux dit Amyitis d’une voix forte. Mais je ne le
ferai qu’à une condition que cela se passe sur ma planète, et il faut que mon roi soit là et qu’il
accepte, lui seul peut le faire.
-Il faut en parler tout de suite au général Hammond, dit
Jack.
Après bien des
hésitations le général accepta la mission de sauvetage.
-SG1, vous partirez avec SG3 et SG4 ainsi qu’une équipe
médicale composée du Docteur Janet Frazier, et du Docteur Michaëla Quinn.
Sam fut mise sur un
brancard passa la porte des étoiles
entourée de tous ses amis.
Hammabi les attendait de
l’autre côté du vortex. Il les emmena au palais du roi.
Quand le roi vit Sam
couchée et affaiblie sur le brancard, il entra dans une grande colère, et
voulut mettre tout le monde en prison.
-Votre majesté intervint Daniel, c’est Amyitis dit-il en
montrant Sam.
Nabuchodonosor se calma
et se pencha vers la jeune femme.
-Ma reine,
-Oui dit celle-ci, je vais mourir si je ne quitte pas ce
corps.
Le roi les regarda
semblant attendre des explications. Janet se présenta et lui expliqua la santé
de Sam, les deux esprits ne pouvaient pas vivre dans le même corps très
longtemps. Elles allaient mourir toutes les deux.
Daniel prit la
relève :
-Nous vous demandons de nous rendre Sam. Si Amyitis est
retirée maintenant, notre amie pourra revivre. Nous vous en supplions ajouta
t-il. Remettez la dans le bijou, peut être pourrez vous trouver un autre corps
plus tard…
Nabuchodonosor était un
homme bon, il accepta. Il se pencha, il passa la main sur le front de Sam, puis
sur l’émeraude qui se mit à briller d’un éclat particulier.
Le roi détacha le bijou,
il le prit contre son cœur, le porta à ses lèvres murmura « mon
amour » et il rentra en
pleurant dans son palais.
Sam revint à la vie tout
doucement et trois semaines plus tard elle put reprendre les missions.
- Vous
connaissez les consignes Colonel ! Sympathisez avec le peuple de cette
planète, essayez de rapporter des technologies …
Sam souriait et
regardait le colonel. Elle attendait une autre remarque sur la phrase
habituelle du Général.
- Je
ne dirais rien Carter, fit Jack en levant les yeux au ciel.
Sam étouffa un rire.
Jack regardait Sam du
coin de l’oeil et repensa à cette dernière mission sur Babylone et ses conséquences. Il pensa :
« Entre elle et moi
il ne se passera rien ou peut être un
peu plus tard, on ne sait pas. Mais ce que je sais, c’est que je serais
toujours là pour elle. Je la protégerai, je serai son ami, son confident,
et un jour peut être .... »
FIN
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