Aurélia

 

Fic 53

 

aurelia_49@yahoo.fr

 

Saison : la huit pour les grades.

Spoilers : aucun

Rating : tout public

Disclaimer : pas de sous, le fun.

Genre : romance, humour.

Résumé : dans la série des petites fics très courtes et très ship.

 

 

LA PANNE

1ère partie

 

 

 

 

 

-Mais qu’est ce qu’elle a cette bagnole fit Jack en tirant rageusement sur le démarreur, pour la énième fois.

         -Je suis désolé Carter fit-il en se tournant vers la jeune femme assise à côté de lui dans la voiture.

Il ne m’a quand même pas fait le coup de la panne ! pensa Sam en regardant le paysage désolé qui s’offrait à sa vue.

Ils s’étaient garés le long d’une petite route traversant une vaste étendue de terrains noyés de pluie avec  pour toute végétation que quelques  arbres rabougris. Il n’y avait pas une seule habitation en vue.

Jack soupira et voyant que sa compagne ne répondait pas il se leva, sortit sous la pluie battante en se protégeant la tête de sa veste. Il ouvrit le capot de la voiture avec un manque d’énergie caractérisé. Sam l’entendit farfouiller dans le moteur.

         -Carter dit-il au bout d’un moment  vous pouvez mettre le contact ?

Sam avec un sourire devant une ruse aussi grossière se glissa sur le siège du conducteur et tourna la clé. La voiture hoqueta, fit un affreux gargouillis et se tut.

         -Etonnant entendit-elle, ça aurait dû marcher !

Sam trouva qu’il exagérait un peu mais décida de ne pas intervenir pour l’instant. Il sera toujours temps de confondre le coupable tout à l’heure, pensa t-elle.

         -Que fait-on mon général ? On ne va pas rester là toute la nuit ?

         -Non Carter, on fait un autre essai, mettez le contact.

Sam refit la même manœuvre et obtint le même résultat.

         -On appelle du secours mon général ?  

         -Pas encore, je pense qu’il faut simplement que le moteur se repose. On a déjà beaucoup roulé.  On va patienter un peu.

Ben voyons ! Patientons ! Au fait, on fait quoi en attendant ?

 

Le vent soufflait fort maintenant, et la pluie redoublait de violence . Il était venu s’asseoir à côté d’elle, trempé. Il la regarda d’un air gêné.

         -Carter, je ne voudrais pas que vous pensiez… je sais… c’est idiot…Je voulais vous aider…

Elle le laissait s’empêtrer, avec une lueur amusée dans le regard. Jubilatoire ! quel comédien ! Il avait un air penaud qu’elle lui connaissait quand il était gêné. En aucun cas il n’aurait voulu qu’elle se fasse des idées. C’était la dernière chose qu’il aurait souhaité. 

         -Et si vous essayiez encore mon général ? dit-elle d’une voix la plus neutre possible.

         -Vous avez raison,  essayons, dit-il en ressortant sous la pluie.  

Ce fut encore un échec, la voiture refusait de partir. 

 

 

 

Tout avait commencé avec cette histoire de congrès.  Sam devait se rendre à Denver pour  une conférence d’astrophysique devant un parterre de savants venus de tout le pays. Elle avait un peu le trac, ce n’était pas la première fois qu’elle parlait devant un public de scientifiques, mais là c’était particulièrement important. Elle se trouverait devant les plus grands spécialistes de la NASA. Son honneur était en jeu.

Elle avait réservé un vol à 15 h 50 le samedi, et une chambre à Denver cela lui permettrait de passer une bonne nuit de repos avant la conférence, c’est du moins  ce qu’elle avait pensé.

Arrivée à l’aéroport de Colorado Springs elle apprit que son vol était annulé, et qu’il n’y aurait pas d’avion avant plusieurs heures. Mauvaises conditions météo.

Le vent soufflait en tempête et la pluie commençait à tomber. Sam pensa que le congrès était bien compromis. Elle appela la base.

          -O’Neill entendit-elle.

Elle eut un sursaut et regarda le numéro affiché, elle n’avait pas fait attention et machinalement  appuyé sur « Jack »

Quelle affreuse confusion !

         -C’est vous Carter ?  Que se passe t-il ?

         -Excusez-moi mon général, je voulais appeler la base…et…

         -Vous  vous êtes trompée de numéro ?

         -Je suis désolée de vous déranger mon général,

         -Vous ne me dérangez jamais Carter, vous le savez bien…

Sam hésitait, la voix du général était douce et grave en disant ces mots, son cœur battit un peu plus vite.

         -Que puis-je faire pour vous ?

Elle lui expliqua, la tempête, le vol annulé, elle avait pensé que le mieux serait de décommander, il n’y avait pas d’avion, inutile d’ aller contre l’inévitable.

-En  fait j’appelais la base pour avertir que je ne pourrais pas me rendre au congrès, et je voulais avoir le numéro de téléphone pour annuler. J’ai oublié des papiers dans mon labo… elle s’empêtrait, avoir Jack au bout du fil l’avait un peu déstabilisée. Mon dieu qu’est ce qu’il allait penser ?  Faire d’instinct son  numéro, comme si elle ne pensait qu’à lui ! Quelle méprise ! 

-Ce ne sera pas nécessaire, Carter, je peux vous emmener.

Elle crut avoir mal entendu :

         -Mon général ! C’est loin Denver !

         -Ne vous tracassez pas pour ça, j’ai un vieux copain à voir dans le coin. Pendant que vous irez briller à ce congrès, j’irai chez lui, dit-il d’un ton léger.

Sam n’hésita pas longtemps,

         -Entendu mon général.

         -Ne bougez pas, je viens vous chercher à l’aéroport.

 

Elle raccrocha ne sachant plus trop quoi penser. Il allait l’emmener !  Elle ne croyait pas trop à cette histoire de copains. Alors pourquoi ? Pour elle ? Son cœur se mit à battre un peu plus vite. Elle allait passer plusieurs heures avec le général, seule dans sa voiture ! Malgré elle, elle se sentait toute énervée rien que d’y penser. Elle eut beau se gronder et se traiter d’adolescente, rien n’y fit. Dans son esprit elle avait relégué la conférence aux calendes grecques !

Une demi heure plus tard le général O’Neill en civil, pénétrait dans l’aérogare. Elle vit tout de suite sa haute silhouette. Il avait revêtu sa veste en cuir noir sur un tee-shirt blanc, et un pantalon crème. Il était trempé, et des gouttes d’eau coulaient sur son visage viril.  Elle ne se montra pas tout de suite, il s’était arrêté à une dizaine de mètres d’elle et ne l’avait pas encore vue.

 

 Son regard faisait le tour de l’immense salle, il la cherchait parmi la foule. Quand il la vit, elle tourna aussitôt la tête, le laissant ainsi la contempler à loisir.

C’était un petit jeu  tacite et pas si anodin que ça qu’ils pratiquaient entre eux. Une coup d’œil  plus appuyé de l’un  et l’autre détournait les yeux, s’offrant ainsi à sa vue. 

 il se rapprocha d’elle tout en l’admirant, elle lui offrait son profil et regardait au loin comme si elle le cherchait encore.

         -Carter !

A l’appel de son nom, elle lui fit face et croisa son regard  brun, si chaud. Ce regard unique qu’il posait sur elle.

         -Ah vous voilà Carter !  Venez, !

Il avait repris son air sévère qu’il avait habituellement. Sam ne s’y trompât pas, elle avait lu bien des choses sur son visage  pendant qu’il ne savait pas observé.

 

Ils avaient roulé pendant trois heures, quand la voiture avait brusquement ralenti… puis finalement s’était arrêtée sur ce bas côté au milieu de nulle part.

 

 

La pluie cessa aussi rapidement qu’elle était venue. Il était 18 heures et la nuit commençait à tomber. Dans l’ étroit habitacle, le froid s’insinuait les faisant frissonner.

Sam jeta un œil à son compagnon. Il semblait perdu dans la contemplation de ses deux mains posées sur le volant. Elle hésitait, devait –elle aller elle aussi jeter un œil sous ce capot et inspecter ce moteur capricieux ?

Finalement c’est lui qui trancha :

         -Carter, vous êtes douée en mécanique ? et si vous alliez voir ?

         -Oui, je pense que c’est notre seule chance ! On ne trouvera jamais un dépanneur dans un tel endroit, dit-elle en le regardant avec suspicion.

Il avait l’air sincère ! Peut être était –ce une vraie panne ?  pensa t-elle, un peu déçue malgré elle.  

 

Sam se pencha sur le moteur, regarda un instant, puis referma le capot.

Rien d’important pensa t-elle, il suffirait de … ça me prendrait quoi ? deux minutes pour réparer…

         -Alors fit Jack ? C’est grave ?

         -Oh oui mon général, c’est une très grosse panne dit Sam en se rasseyant près de lui et en claquant la portière.

 

 

 

La seconde partie de cette fic est écrite par Hito

 

http://hito.site.voila.fr