Aurélia
Fic
53
Saison :
la huit pour les grades.
Spoilers :
aucun
Rating :
tout public
Disclaimer :
pas de sous, le fun.
Genre :
romance, humour.
Résumé :
dans la série des petites fics très courtes et très ship.
LA PANNE
1ère
partie
-Mais qu’est ce qu’elle a cette bagnole fit
Jack en tirant rageusement sur le démarreur, pour la énième fois.
-Je suis désolé Carter fit-il en se
tournant vers la jeune femme assise à côté de lui dans la voiture.
Il ne m’a quand même pas fait
le coup de la panne ! pensa Sam en regardant le
paysage désolé qui s’offrait à sa vue.
Ils
s’étaient garés le long d’une petite route traversant une vaste étendue de
terrains noyés de pluie avec pour toute
végétation que quelques arbres
rabougris. Il n’y avait pas une seule habitation en vue.
Jack
soupira et voyant que sa compagne ne répondait pas il se leva, sortit sous la
pluie battante en se protégeant la tête de sa veste. Il ouvrit le capot de la
voiture avec un manque d’énergie caractérisé. Sam l’entendit farfouiller dans
le moteur.
-Carter dit-il au bout d’un
moment vous pouvez mettre le
contact ?
Sam
avec un sourire devant une ruse aussi grossière se glissa sur le siège du
conducteur et tourna la clé. La voiture hoqueta, fit un affreux gargouillis et
se tut.
-Etonnant entendit-elle, ça aurait dû
marcher !
Sam
trouva qu’il exagérait un peu mais décida de ne pas intervenir pour l’instant. Il sera
toujours temps de confondre le coupable tout à l’heure, pensa t-elle.
-Que fait-on mon général ? On ne
va pas rester là toute la nuit ?
-Non Carter, on fait un autre essai,
mettez le contact.
Sam
refit la même manœuvre et obtint le même résultat.
-On appelle du secours mon
général ?
-Pas encore, je pense qu’il faut
simplement que le moteur se repose. On a déjà beaucoup roulé. On va patienter un peu.
Ben voyons ! Patientons !
Au fait, on fait quoi en attendant ?
Le
vent soufflait fort maintenant, et la pluie redoublait de violence . Il était
venu s’asseoir à côté d’elle, trempé. Il la regarda d’un air gêné.
-Carter, je ne voudrais pas que vous
pensiez… je sais… c’est idiot…Je voulais vous aider…
Elle
le laissait s’empêtrer, avec une lueur amusée dans le regard. Jubilatoire !
quel comédien ! Il avait un air penaud qu’elle lui connaissait quand il
était gêné. En aucun cas il n’aurait voulu qu’elle se fasse des idées. C’était
la dernière chose qu’il aurait souhaité.
-Et si vous essayiez encore mon
général ? dit-elle d’une voix la plus neutre possible.
-Vous avez raison, essayons, dit-il en ressortant sous la pluie.
Ce
fut encore un échec, la voiture refusait de partir.
Tout
avait commencé avec cette histoire de congrès. Sam devait se rendre à Denver pour une conférence d’astrophysique devant un
parterre de savants venus de tout le pays. Elle avait un peu le trac, ce
n’était pas la première fois qu’elle parlait devant un public de scientifiques,
mais là c’était particulièrement important. Elle se trouverait devant les plus
grands spécialistes de la NASA. Son honneur était en jeu.
Elle
avait réservé un vol à 15 h 50 le samedi, et une chambre à Denver cela lui
permettrait de passer une bonne nuit de repos avant la conférence, c’est du
moins ce qu’elle avait pensé.
Arrivée
à l’aéroport de Colorado Springs elle apprit que son vol était annulé, et qu’il
n’y aurait pas d’avion avant plusieurs heures. Mauvaises conditions météo.
Le
vent soufflait en tempête et la pluie commençait à tomber. Sam pensa que le
congrès était bien compromis. Elle appela la base.
-O’Neill
entendit-elle.
Elle
eut un sursaut et regarda le numéro affiché, elle n’avait pas fait attention et
machinalement appuyé sur
« Jack »
Quelle
affreuse confusion !
-C’est vous Carter ? Que se passe t-il ?
-Excusez-moi mon général, je voulais
appeler la base…et…
-Vous vous êtes trompée de numéro ?
-Je suis désolée de vous déranger mon
général,
-Vous ne me dérangez jamais Carter,
vous le savez bien…
Sam
hésitait, la voix du général était douce et grave en disant ces mots, son cœur
battit un peu plus vite.
-Que puis-je faire pour vous ?
Elle
lui expliqua, la tempête, le vol annulé, elle avait pensé que le mieux serait
de décommander, il n’y avait pas d’avion, inutile d’ aller contre l’inévitable.
-En
fait j’appelais la base pour avertir que je ne pourrais pas me rendre au
congrès, et je voulais avoir le numéro de téléphone pour annuler. J’ai oublié
des papiers dans mon labo… elle s’empêtrait, avoir Jack au bout du fil l’avait
un peu déstabilisée. Mon dieu qu’est ce
qu’il allait penser ? Faire d’instinct son numéro, comme si elle ne pensait qu’à
lui ! Quelle méprise !
-Ce ne sera pas nécessaire, Carter, je peux
vous emmener.
Elle
crut avoir mal entendu :
-Mon général ! C’est loin
Denver !
-Ne vous tracassez pas pour ça, j’ai un
vieux copain à voir dans le coin. Pendant que vous irez briller à ce congrès,
j’irai chez lui, dit-il d’un ton léger.
Sam
n’hésita pas longtemps,
-Entendu mon général.
-Ne bougez pas, je viens vous chercher
à l’aéroport.
Elle
raccrocha ne sachant plus trop quoi penser. Il allait l’emmener ! Elle ne croyait pas trop à cette histoire de
copains. Alors pourquoi ? Pour elle ? Son cœur se mit à battre un peu
plus vite. Elle allait passer plusieurs heures avec le général, seule dans sa
voiture ! Malgré elle, elle se sentait toute énervée rien que d’y penser.
Elle eut beau se gronder et se traiter d’adolescente, rien n’y fit. Dans son
esprit elle avait relégué la conférence aux calendes grecques !
Une
demi heure plus tard le général O’Neill en civil, pénétrait dans l’aérogare.
Elle vit tout de suite sa haute silhouette. Il avait revêtu sa veste en cuir
noir sur un tee-shirt blanc, et un pantalon crème. Il était trempé, et des
gouttes d’eau coulaient sur son visage viril. Elle ne se montra pas tout de suite, il s’était
arrêté à une dizaine de mètres d’elle et ne l’avait pas encore vue.
Son regard faisait le tour de l’immense salle,
il la cherchait parmi la foule. Quand il la vit, elle tourna aussitôt la tête,
le laissant ainsi la contempler à loisir.
C’était
un petit jeu tacite et pas si anodin que
ça qu’ils pratiquaient entre eux. Une coup
d’œil plus appuyé de l’un et l’autre détournait les yeux, s’offrant
ainsi à sa vue.
il se rapprocha d’elle tout en l’admirant,
elle lui offrait son profil et regardait au loin comme si elle le cherchait
encore.
-Carter !
A
l’appel de son nom, elle lui fit face et croisa son regard brun, si chaud. Ce regard unique qu’il posait
sur elle.
-Ah vous voilà Carter ! Venez, !
Il
avait repris son air sévère qu’il avait habituellement. Sam ne s’y trompât pas,
elle avait lu bien des choses sur son visage pendant qu’il ne savait pas observé.
Ils
avaient roulé pendant trois heures, quand la voiture avait brusquement ralenti…
puis finalement s’était arrêtée sur ce bas côté au milieu de nulle part.
La
pluie cessa aussi rapidement qu’elle était venue. Il était 18 heures et la nuit
commençait à tomber. Dans l’ étroit habitacle, le froid s’insinuait les faisant
frissonner.
Sam
jeta un œil à son compagnon. Il semblait perdu dans la contemplation de ses
deux mains posées sur le volant. Elle hésitait, devait –elle aller elle aussi
jeter un œil sous ce capot et inspecter ce moteur capricieux ?
Finalement
c’est lui qui trancha :
-Carter, vous êtes douée en
mécanique ? et si vous alliez voir ?
-Oui, je pense que c’est notre seule
chance ! On ne trouvera jamais un dépanneur dans un tel endroit, dit-elle
en le regardant avec suspicion.
Il
avait l’air sincère ! Peut être
était –ce une vraie panne ?
pensa t-elle, un peu déçue malgré elle.
Sam
se pencha sur le moteur, regarda un instant, puis referma le capot.
Rien d’important pensa
t-elle, il suffirait de … ça me prendrait quoi ? deux minutes pour
réparer…
-Alors fit Jack ? C’est
grave ?
-Oh oui mon général, c’est une très
grosse panne dit Sam en se rasseyant près de lui et en claquant la portière.
La
seconde partie de cette fic est écrite par Hito