Aurélia
Fic 18
Disclaimer :
pas de sous…
Epoque :
Saison 5
Episodes :
Aucun
Genre :
Aventure
Résumé :
La fermeture du programme est à l’ordre du jour…
La
base était silencieuse. Jack arriva devant le bureau du général, celui-ci était
en train de ranger des piles de dossiers. Sur la table de nombreux cartons
ouverts attendaient d’être remplis.
-Mon
général, euh… j’ai l’impression d’avoir déjà vécu ça, mais ça fait bien
longtemps.
-Entrez
colonel.
Jack fit quelques pas
dans la pièce.
-Général
je n’arrive pas à croire tout ce qui s’est passé depuis ces dernières semaines.
-On
s’y attendait depuis un moment déjà, dit le général tristement.
-Oui,
et c’est la pire des choses qui pouvait arriver à notre pays. Ce n’est pas
parce qu’on a caché tous les fusils, que l’ennemi a disparu.
-Vous
savez colonel…
-Appelez-moi
Jack je ne suis plus colonel de rien du tout.
-Si
vous voulez, mais ce que je voulais dire c’est que nous avons fait notre temps
tous les deux et qu’il est temps de laisser la main. Des hommes plus jeunes que
nous prendrons la relève. Après tout , ce projet porte des étoiles existe
depuis cinq ans. Avant on vivait très bien, on fera de même maintenant.
-Quelle
relève mon général ? Les goa’ulds ne sont pas vaincus que je sache, et en
condamnant la porte on se coupe de tous nos alliés. Ma seule consolation est de
savoir que Carter a reçu une médaille. Elle le mérite vraiment. Ils auraient pu
la faire colonel, en haut lieu, ça aurait été mérité.
-Je
sais Jack, mais vous, vous auriez du être général à l’heure qu’il est. Quant à
votre remarque précédente, vous savez que je partage votre point de vue, mais
les ordres…
-Sont
les ordres je sais ! Mais quand je pense à ce pantin qui tire les ficelles
j’ai envie de tout casser, dit Jack en donnant un vigoureux coup de pied dans
le bureau.
Après un moment de
silence :
-Finalement
il y a un bon côté à cette situation, mon général, je vais enfin pouvoir me
retirer dans mon chalet du Minnesota.
J’en rêvais depuis un moment, vous savez.
Hammond poussa un
soupir,
-Maintenant
laissez-moi, Jack il faut que je finisse de ranger.
-A
bientôt mon général, je suis sûr qu’on se reverra.
Base de Cheyenne Mountain un an plus tôt.
-Maintenant
SG1, cela fait plusieurs semaines que vous enchaînez les missions avec succès,
j’ai le plaisir de vous apprendre que vous avez droit à des vacances. Le
général était tout sourire sur ces derniers mots.
-Et
vous avez obligation de les prendre à l’extérieur de la base, ajouta –t-il.
Jack jeta un petit
regard triomphant à Carter.
Il jubilait.
Carter, elle faisait
triste mine, qu’allait-elle faire de quinze jours sans son laboratoire et ses
chères expériences ? Elle soupira.
-Un
problème Carter ? Dit Jack hypocritement
-Non
mon colonel, mais je me demandais ce que j’allais pouvoir bien faire de ce
repos.
-Mais
vous reposez, tiens pardi ! C’est fait pour se reposer, le repos !
-SG1
vous avez une demi-heure pour ficher le camp. Et comme Carter regardait le
général d’un air suppliant :
-C’est
un ordre, Major.
Colorado Springs était
une ville assez plaisante à habiter. Bien que Carter ne soit pas souvent chez
elle, elle aimait revenir dans sa maison. Elle passa une soirée somme toute
agréable à cuisiner, regarder la télé, elle
se coucha de bonne heure car elle
était fatiguée et passa une bonne nuit.
Le lendemain ce fut une
autre histoire, elle commença à tourner en rond, fit quelques courses, puis de
retour chez elle, elle se demanda ce qu’elle pourrait bien faire. Elle se surprit à penser que dans
moins de 15 jours elle serait à nouveau dans son labo ou sur le terrain.
Elle s’enfonça dans son
fauteuil et s’assoupit.
Le coup de sonnette la
réveilla en sursaut.
Elle alla ouvrir et
n’eut pas le temps de réagir. Deux individus lui jetèrent un gaz au visage.
Elle s’écroula et fut jetée sans ménagement dans une voiture.
Jack de son côté
s’apprêtait à partir pour son chalet, quand une manchette à la une d’un journal
le fit sursauter.
-Le
sénateur Kinsey se présente à la maison blanche.
Il s’attarda un instant
à ruminer cette nouvelle, puis il la chassa de son esprit.
-Il n’a aucune chance !
Il fit le tour
du supermarché et remplit avec soin son caddie de marchandises pour quinze
jours de bonheur pur dans son chalet.
Son portable se
mit à sonner.
Il grogna et
faillit ne pas répondre, mais son instinct lui dit que ce serait peut-être
dommage de rater le coup de fil de Sam qui accepterait enfin de venir passer
avec lui ….
-Colonel
Jack se raidit
en reconnaissant la voix de Hammond
-Mon
général ?
-Toutes
les permissions sont annulées, colonel, le major Carter a été enlevée.
Le briefing
d’urgence réunit Le général Hammond, Teal’c revenu en catastrophe de Chulac et Daniel Jackson, que l’on avait pu chopper à
l’aéroport juste avant le décollage de son avion pour Le Caire.
-Nous avons été avertis par un coup de
fil de la voisine du major, qui affirme
avoir vu plusieurs hommes la transporter dans une voiture. Apparemment le major
était sans connaissance. J’ai immédiatement averti le Pentagone, la police du
comté est au courant de la situation mais vues les informations et la situation
du major, le président tient à ce qu’il n’y
ait aucune fuite. Colonel O’Neill je vous charge de collaborer avec les
autorités.
-Moi collaborer avec les
autorités ! Je suppose mon général que les dites autorités n’ont pas
l’ombre d’une idée de ce que peut être un goa’uld ?
-Naturellement colonel. Votre rôle
consistera plutôt à surveiller que les dites autorités ne se perdent pas en
terrain glissant, si vous voyez ce que je veux dire !
-Mais, intervint Daniel, qui a prévenu la police ?
-C’est la voisine du major, elle a fait
aussitôt le 911 pour signaler l’enlèvement. Dans un sens elle a eu le bon
réflexe. Mais maintenant nous ne pouvons pas revenir en arrière et il nous faut
faire avec.
-La Tok’ra a été avertie ?
-Je m’apprêtais à le faire Docteur
Jackson.
O’Neill sortit
de la base et se rendit chez le major Carter. La petite maison dans une
banlieue calme de Colorado Springs était envahie par la police. Ils prenaient
des empreintes comme s’il y avait eu un meurtre.
Jack s’approcha
et demanda à voir le lieutenant Sherbrook.
-Vous ne devez pas vous approcher,
monsieur dit le policier en faction dans le jardin.
-Je suis le colonel O’Neill de l’US Air
Force, et il lui montra une carte, il faut absolument que je parle au
lieutenant Sherbrook.
Le lieutenant
s’approchait au même moment. C’était un homme massif aux cheveux clairsemés. Il
avait le visage fatigué de celui qui travaille beaucoup et ne dort pas assez.
Il examina la
carte de O’Neill
-Ah oui, vous avez les autorisation
nécessaires, entrez.
-Et plus que tu ne le penses, pensa Jack tout en suivant le lieutenant
dans la maison.
Le désordre
régnait partout, l’ordre si cher au major n’était plus qu’un lointain souvenir.
Un policier tenait à la main l’ordinateur portable de Sam, quand Jack le lui
prit des mains :
-Tut tut … c’est à moi ça.
L’ordinateur de
Sam contenait peut-être des informations confidentielles que le général Hammond
ne tenait pas à faire voir au premier venu.
-C’est contraire à la procédure,
colonel O’Neill dit le lieutenant Sherbrook d’un ton
las. Et voyant que O’Neill ne lâcherait pas prise :
-Bon,
si vous voulez. D’ailleurs j’ai
ordre de vous laisser toute liberté dans cette enquête. Je ne comprends
pas pourquoi d’ailleurs, il ne s’agit que d’une disparition, pas d’un meurtre.
Au mot meurtre,
Jack sentit son cœur se serrer, peut-être que le major n’était plus en vie à
l’heure actuelle ?
Jack fit le
tour de l’appartement. Il ne trouva rien de bien significatif. La maison de Sam
était meublée avec goût, mais on sentait qu’elle n’y venait pas souvent. Elle
préférait de beaucoup passer ses vacances à la base. Elle n’était venue ici que
par ordre express du général Hammond. Il fit le tour des pièces un peu gêné de
rentrer dans l’intimité du major. Mais il le fallait, dans la pile de papiers
qu’il trouva, il y avait peut être une piste.
-Lieutenant, je reste ici il faut que
j’épluche tout ça dit–il au lieutenant en montrant une épaisse pile de feuilles
qu’il avait trouvée dans la chambre.
-Vous voulez un coup de main
colonel ?
-Non merci, je préfère être seul. Je
voudrais que tous vos hommes quittent la maison. C’est possible ça ? Dit
–il devant l’air étonné du lieutenant.
Le lieutenant
se sentait un peu vexé d’être évincé de l’enquête, mais les ordres venaient de
si haut qu’il n’avait pas le choix.
-C’est entendu dit –il à regret. Je
laisse deux personnes à l’entrée, et à
l’extérieur ajouta –t-il en voyant le regard insistant du colonel.
Jack s’assit à
la table de la salle à manger et commença à trier les papiers. Il y avait
surtout des factures et quelques lettres personnelles.
Il hésitait à
lire les lettres, il n’aimait pas faire ce qu’il faisait, et il savait que le
major n’aimerait pas beaucoup si elle le savait.
Il y avait
quelques lettres de son père qui dataient de l’époque où Jacob Carter était encore général de l’armée de
l’air. Ces lettres étaient celles d’un père à sa fille, elles ne lui apprirent
rien de plus. Une lettre d’amour attira son attention. Elle était signé d’un
certain Jimmy. Il regarda plus attentivement la date, et il sourit cela faisait
presque quinze, ans. Un amour d’adolescents. Il se demanda pourquoi Carter
avait gardé cette lettre. Elle devait y attacher de l’importance.
Un papier
attira son attention ce n’était pas de l’anglais, mais des symboles curieux
peut –être du goa’uld ? Daniel le lui dirait sûrement. Il regretta à ce
moment de n’avoir pas appris lui-même cette langue. Au contact de Daniel il
aurait pu le faire depuis bien longtemps. Il mit le papier dans sa poche. Les
autres feuilles ne présentaient pas d’intérêt particulier, il y avait des
formules mathématiques, la préparation d’une conférence qu’elle devait donner
le mois prochain à l’Académie.
Quand il
sortit, les policiers attendaient pour mettre des scellés sur la maison.
Il accompagna
le lieutenant dans l’enquête de voisinage. Il entendit la voisine de Sam qui
avait assisté à l’enlèvement. Malheureusement elle n’avait pas pu décrire les
ravisseurs très précisément. Ils étaient deux, assez grands, l’un vêtu d’une veste en cuir noir, l’autre
d’une tenue en jean. Quant à la voiture, c’était une étrangère, peut être une
Toyota, ou une Renault ? La femme fière de son importance rajouta quelques
détails, que O’Neill soupçonna d’avoir été inventés. C’était son jour de
gloire, et elle voulait en profiter au maximum.
Mais quand Jack lui demanda d’un ton sans appel de ne parler à personne
de ce qu’elle avait vu, elle parut très déçue. Il lui fit alors son sourire le
plus enjôleur, elle gloussa et promit tout ce que Jack lui demandait. Il lui
donna sa carte :
-Appelez ce numéro s’il vous revient
quelque chose, de jour comme de nuit.
Elle lui fit un
sourire radieux et entendu, et dit d’une
voix grave, en le regardant droit dans les yeux :
-Comptez sur moi colonel O’Neill, je
n’hésiterais pas un seul instant.
-Mais elle me drague ! Pensa O’Neill
en s’éloignant.
L’enquête de voisinage
n’ayant finalement pas donné grand chose, Jack retourna à la base. Il voulait
montrer à Daniel le papier trouvé chez Sam.
Daniel retourna
le papier dans tous les sens, il fit une
moue et hocha la tête :
-C’est un dialecte antérieur au goa’uld,
que je ne connais pas bien. Il y a certains symboles qui me sont familiers,
cependant…
-Vous
le traduisez, oui on non, le ton de O’Neill était très sec.
Daniel releva
la tête et regarda Jack dans les yeux :
-Il n’y a pas que vous qui vous
inquiétez Jack, mais voyant le regard courroucé du colonel :
-Bon je m’y mets tout de suite, c’est
d’ailleurs ce que j’avais l’intention de faire, il continua à marmonner tout en
se dirigeant vers son bureau.
Dans son
bureau, il s’assit devant la feuille de papier, et regarda longuement les
symboles. Le colonel l’agaçait un peu, comme si on pouvait traduire en deux
secondes une suite de symboles, il n’avait aucune idée du temps que cela prendrait.
Il se mit au
travail et commença à comparer les symboles avec d’autres qu’il connaissait
déjà. Chaque traduction était un défi pour lui, et il adorait s’y plonger. Mais
aujourd’hui l’enjeu était Sam, il fallait qu’il trouve très vite ce qu’il y
avait d’écrit sur ce papier. La vie de Sam en dépendait peut–être. Il perdit toute notion du temps et penché sur
ses dictionnaires, et un crayon à la main il avait l’air d’un élève très
studieux. Il ne vit pas Jack s’approcher.
-Vous trouvez quelque chose ?
-Non et laissez moi faire mon boulot,
je commence seulement, et ça risque d’être long,
-Mais Sam…
-Jack, je sais, mais ce n’est pas en me
tannant que j’y arriverais. Laissez-moi travailler.
Jack se sentait
inutile, l’enquête suivait son cours, il n’y avait aucune trace de Sam. Le
lieutenant Sherbrook s’apprêtait à fermer le dossier.
Cela faisait maintenant une semaine que Sam avait disparu.
Il alla en
salle de sport soulever des tonnes de fonte avec Teal’c. Jack en sueur, épuisé, avait arrêté depuis longtemps, et
regardait d’un œil atone Teal’c ajouter encore quelques kilos.
-Vous ne vous entraînez plus Jack O’
Neill dit Teal’c ?
-Ça va Teal’c vous êtes plus fort que
moi, j’abandonne.
Tea’lc leva un
sourcil :
-Beaucoup plus fort que moi !
Elle
les avait trompés depuis le début. Cela faisait maintenant des dizaines d’années
qu’elle les côtoyait, et elle les méprisait toujours autant. Leur combat
n’était pas le sien, mais elle avait l’art de la dissimulation et elle
l’utilisait à la perfection.
Sa
personnalité s’était développée à leur contact, elle avait appris tant de choses
sur eux, sur leurs amis, et leurs ennemis. Elle agissait avec la plus grande
prudence. La parole était son arme, elle savait distiller le venin, semer le
trouble, ils étaient si faciles à duper. Sa toile, elle la tissait de mots, ils
étaient autant de pièges, où ils venaient s’enferrer. Un mot, puis un autre,
arme subtile dont elle usait avec parcimonie et détermination. Car à chaque instant elle devait rester crédible.
Bientôt
la mort viendrait la chercher, elle savait que le temps des ténèbres était
inéluctable. Il lui fallait sortir de ce piège.
Une nuit elle rêva, ce songe lui apportait une vision des plus
étranges. Elle se mit à suivre la
route que lui montrait son rêve. Elle les quitta pour un temps. Mais elle
savait qu’elle reviendrait.
Le téléphone
réveilla Jack qui venait de plonger dans un profond sommeil.
-Allo
…
-Colonel
O’Neill, je ne vous dérange pas c’est la voisine de Samantha carter.
-Qui
ça ?
-La
dame que vous avez vu lors de l’enquête, vous savez bien, vous m’avez donné votre numéro si je me rappelais
un détail.
-Oh, oui, qu’est ce qui se passe ?
-Je me rappelle quelque chose, mais
c’est peut-être idiot, c’est tellement insignifiant…
Et comme
O’Neill ne répondait pas
-Je suis désolée , je n’aurais pas du
appeler.
-Maintenant que vous l’avez fait, dites
toujours.
-C’est bête, mais l’autre jour quand
Samantha a été enlevée, il faisait assez sombre, et l’un des ravisseurs s’est
retourné et j’ai cru voir …ses yeux briller. Je suis désolée de vous avoir
appelée au milieu de la nuit pour ça.
-Vous avez bien fait, je vous remercie.
Et il s’apprêtait à raccrocher quand elle insista :
-Cela peut vous être utile ? Vous savez j’apprécie beaucoup Samantha
carter, elle est si gentille…
Il la coupa un
peu impoliment :
-Merci beaucoup de votre aide. Il
raccrocha.
La femme resta
le téléphone à la main, se demandant pourquoi il avait coupé si vite la
communication. Il avait du la prendre pour une folle. Ça m’apprendra à
vouloir me mêler de tout, pensa –t-elle.
Jack se dirigea
aussitôt vers les quartiers du général Hammond. Il tambourina à la porte et
attendit un moment avant que le général vienne ouvrir.
Il mettait sa
robe de chambre pendant que Jack entrait.
-Colonel, vous avez vu l’heure qu’il
est ? Le réveil sur la table de nuit marquait trois heures.
-Mon général, je viens d’être réveillé
par un coup de fil de la voisine de Sam, vous savez cette femme que j’ai
rencontrée lors de l’enquête. Elle m’a appelé parce qu’elle se rappelait que
l’un des ravisseurs avait les yeux qui brillaient.
-Des goa’ulds ?
-Sans doute mon général. Cela élimine
un enlèvement crapuleux. Ou une histoire d’espionnage.
-Vous pensiez à quoi, colonel ?
-Nous n’avons pas que des amis au NID.
Dans la salle
de briefing, ils étaient tous réunis autour du général Hammond.
Celui-ci
commença immédiatement la réunion.
-Le major Carter a été enlevée sans
doute par des goa’ulds. D’ailleurs cela recoupe ce que je viens d’apprendre. Le jour de la
disparition du major, les radars ont
montré l’arrivée sur la terre d’un objet
qui pouvait passer pour une météorite, mais ce qui est curieux c’est que cet
objet a refait le chemin en sens inverse, très peu de temps après.
-Curieux pour une météorite dit Daniel.
-Je ne vous le fais pas dire docteur
Jackson.
-Elle a été emmenée sur une planète
goa’uld, c’est bien ça dit O’Neill ?
-Nous pouvons le supposer dit le
général Hammond, nous avons alerté immédiatement tous nos alliés, mais
apparemment elle n’a été aperçue nulle part.
Elle
suivait le chemin de son rêve, il était parsemé d’embûches. Elle sentait son
corps faiblir. Sa maladie était devenue pour elle un handicap, C’était un mal
incurable que rien ne pouvait guérir.
Elle franchit une porte, puis une autre et voyagea de planètes en
planètes. Elle savait qu’au bout du chemin elle trouverait, et qu’alors elle
pourrait entreprendre l’œuvre qu’elle s’était choisie. Mais le temps pressait,
car était venu pour elle le terme de sa vie. Elle devait laisser le flambeau à
quelqu’un d’autre.
Sam ouvrit les
yeux sur le noir, elle ne savait plus où elle était et ne se rappelait pas des
évènements les plus récents. Elle se rappelait vaguement deux hommes à sa
porte, mais ses souvenirs n’allaient pas au-delà.
Quand elle
arriva à la base elle ne comprit pas tout de suite l’émoi suscité par son
retour.
-Major ! Ils vous ont relâchée.
C’était la
stupéfaction générale. Le général Hammond appelé d’urgence réunit immédiatement
tous les membres de SG1
-Comment vous sentez-vous major ?
Que vous est-il arrivé ?
-Je vais bien mon général, simplement
j’ai un trou dans ma vie que je ne m’explique pas.
-Que vous rappelez –vous ?
-J’ai été enlevée par deux hommes qui
ont sonné à ma porte et ensuite c’est le trou noir.
-Vous ne vous rappelez pas être montée dans un vaisseau.
-Non, mon général.
-A vos ordres mon général.
Sam avait du mal
à marcher et c’est soutenue par O’Neill qu’elle arriva à l’infirmerie.
-Docteur, vite, elle se sent mal cria
O’Neill sur le pas de la porte. Ils la déposèrent sur un lit. Sam avait perdu
connaissance.
-Colonel laissez-nous maintenant, nous
allons bien nous occuper d’elle.
Elle était dans le noir, le noir le plus
total. Son chemin était terminé, une nouvelle vie commençait pour elle. La
longue quête s’achevait . Ses yeux s’ouvrirent et elle vit ceux qu’elle était
venue chercher. Elle les entraînerait dans la mort. Ils ne pourront rien faire.
Il ne sauront pas d’où vient la menace. Tout son être s’accrochait à la vie,
elle était encore si faible, mais elle sentait déjà la jeunesse s’infiltrer
dans son sang.
Janet examinait
des radios avec attention quand le colonel O’Neill entra dans l’infirmerie.
Sans un mot elle lui fit signe de venir, Sam venait de s’endormir et elle ne
voulait pas la réveiller car elle était très affaiblie.
-Venez voir colonel
-Oh ! Ce sont les radios du
major ? Il était horrifié
-Je le crains colonel !
Sur la radio du
crane et de la colonne vertébrale de la jeune femme on voyait très nettement
une forme serpentine enroulée autour du cortex et de la moelle épinière.
-Un goa’uld ?
Il
réagit vivement,
-Il
faut mettre le major dans une cellule.
Janet hésita un
peu :
-Elle n’est pas dangereuse mon
colonel !
-Docteur Frazier, c’est la procédure,
et vous le savez.
-Entendu colonel, nous allons la
transporter immédiatement dans la cellule médicale.
Janet arriva au
bureau du général Hammond où se trouvaient déjà Daniel, Teal’c et le colonel.
-Vous êtes sûre docteur que le major ne
risque rien ?
-Non, mon général, si elle est isolée
et gardée vingt-quatre heures sur vingt quatre, il ne lui arrivera rien.
-Est ce qu’on peut retirer le
symbiote ?
-Pour le moment je ne le conseille pas.
Le major est très faible, et ça pourrait la tuer.
-Que pouvons-nous faire ?
-Rien mon général, il lui faut du
repos.
-Quand pourra t-on lui parler ?
-Maintenant si vous voulez, mais juste
quelques minutes. Et seulement vous mon général et le colonel.
Dans la cellule
Sam était couchée sur un lit médicalisé et une perfusion diffusait dans son
sang des médicaments.
-Comment allez-vous major Carter ?
Demanda le général Hammond.
-Je vais bien, merci mon général, mais
je ne me rappelle toujours pas ce qui m’est arrivé.
O’Neill ne
disait rien. Son visage était dur et il ne souriait pas. Elle s’en
étonna :
-Mon colonel, il y a quelque chose qui
ne va pas ?
-C’est à vous de nous le dire Carter.
-Je ne comprends pas de quoi vous
voulez parler.
O’Neill se
tourna vers Hammond :
-Est-ce que je peux rester seul avec le
major ? Mon général.
Celui-ci hésita
un peu, mais voyant le visage fermé du colonel il fit oui de la tête et sortit
de la cellule.
-Vous vous sentez mieux Carter ?
Dit O’Neill, assez pour vous lever ?
-Je crois, mon colonel, si vous
m’aidez.
Il la conduisit
dans l’autre pièce, c’était une petite
salle d’examen possédant un appareil pour visionner les radios.
-Venez voir Carter . Il la
soutenait, car elle était sans force.
-Dites-moi ce que vous voyez
là ? Dit-il ne montrant l’image
d’un symbiote qui s’enroulait autour de la moelle épinière.
Elle
tremblait :
-C’est un symbiote goa’uld, dit-elle
d’une voix blanche. Mais pourquoi …
-Carter, il s’agit de votre crane, vous
avez un serpent dans la tête major, et je veux savoir qui c’est et pourquoi il est là.
O’Neill dut la
retenir, car elle ne tenait plus sur ses jambes. Au même moment Janet entra
dans la pièce.
-Colonel O’Neill, qu’est ce que vous
faites ? Le major n’a pas le droit
de se lever. Et voyant la radio elle dit :
-Vous lui avez fait voir ça,
pourquoi ? C’est cruel vous savez, elle a perdu la mémoire, et vous croyez
que ça va l’aider à se rétablir ?
O’Neill très
froid lui rétorqua :
-Docteur Frazier, dans votre boulot
vous êtes compétente, mais ça et il montra le symbiote d’un air dégoûté, ce
n’est plus de votre compétence, c’est de la mienne.
-Colonel, en ce moment vous faites
beaucoup de mal à ma malade. J’ai déjà accepté qu’elle soit soignée ici, dans
une cellule où je n’ai pas tout le matériel nécessaire, alors ne la perturbez
pas en plus. Ce n’est pas le moment.
Et comme
O’Neill ouvrait la bouche pour répondre :
-Sortez maintenant colonel, elle doit
se reposer ajouta–t-elle plus doucement.
Au moment où il
sortait il l’entendit l’appeler et il revint sur ses pas.
-Mon colonel, cette radio ne peut pas
être la mienne dit-elle d’une voix ferme. C’est impossible, je le saurai. Quand
Jolinar a pris un moment le contrôle de moi, je m’en suis tout de suite
aperçue. Là je vous jure que je n’ai rien. Elle le regardait d’un air
suppliant. Il ne répondit pas se contentant de la regarder et il sortit la
laissant à son désespoir.
O’Neill revint
d’un pas rapide vers la salle de briefing. Il retrouva Teal’c, Daniel et le
général Hammond.
Il s’assit
lourdement.
-Daniel, dit-il, c’est possible d’avoir
un serpent dans la tête et de ne pas s’en apercevoir ? Vous qui connaissez
bien les Goa’ulds, vous devez avoir entendu parler de cas comme celui-là ?
Daniel lui
trouva les traits fatigués, mais c’est vrai que Jack était très allergique aux
serpents et chaque fois qu’on en parlait ou que ça touchait un membre de son
équipe, il avait du mal à refaire surface.
-Vous me flattez, Jack, commença –t-il.
Mais vous savez mon expérience personnelle des Goa’ulds, n’est pas très
objective. Quand Sharee a été possédée, la domination a été immédiate. Vous
étiez là, vous l’avez vu.
Il marqua un
temps de silence que chacun respecta, Sharee était une blessure toujours
ouverte dans le cœur de Daniel. Et même si la vie avait repris, il n’en gardait
pas moins une souffrance indélébile.
Il
poursuivit :
-Dans le cas de la Tok’ra , c’est une
symbiose parfaite entre les deux entités. L’hôte et le symbiote. Mais je n’ai
jamais entendu parler de cas où le symbiote pouvait se dissimuler totalement à
son hôte.
-Mais est-ce que c’est possible ?
Insista Jack.
-Je suis désolé, Jack, mais je ne sais
pas quoi vous dire.
-Docteur Frazier, intervint Hammond, y
a t-il une possibilité, par une technique alien qui nous serait inconnue,
d’avoir trafiqué le cerveau du major pour faire croire qu’elle avait un
symbiote à l’intérieur ?
-Je ne sais pas mon général, mais je ne
vois pas pourquoi, on aurait fait une chose pareille.
-Simplement pour l’éliminer du
programme. Et c’est bien ce qu’on va faire n’est ce pas mon général ? Dit
O’Neill.
-En effet colonel, je ne peux pas
permettre au major de reprendre les missions avec un tel risque.
-Peu importe ce qu’ils ont fait au
major, ils gagnent dit O’Neill avec
amertume.
-Quand le major ira mieux nous
prendrons une décision. Et s’adressant à Janet :
-Dans combien de temps sera t-elle
rétablie ?
-Je pense dans un jour ou
deux . Mais faudra-t-il quelle
reste en cellule ? Dit elle d’un air inquiet.
-Pour le moment, oui dit Hammond. Et
elle devra subir une évaluation psychologique, comme c’est le règlement.
Elle
attendait son heure, et savait pratiquer l’art de la dissimulation, pour
l’instant elle avait tout son temps. Elle se cachait totalement car il le
fallait pour la réussite de son œuvre. Sa toile, elle avait appris à la tisser
depuis cinq ans maintenant, depuis le jour où ils avaient osé… Sa haine
augmentait, mais elle savait la canaliser. Par ses yeux elle voyait. Il l’avait
presque démasquée, lui, il était
intelligent, mais son heure viendrait. Elle riait de sa ruse.
A la base, ils
étaient un peu coupés du monde. Tout tournait autour de Sam et ils n’avaient
que peu suivi la course à la maison blanche. Pourtant le sénateur Kinsey venait
de remporter les primaires dans l’Iowa, la Californie, le Texas, et même le
Minnesota. Bientôt il recevrait l’investiture de son parti.
Les missions se
poursuivaient, le Colonel O’Neill avait pris la tête d’un SG1 amputée de son
meilleur élément. Elle était remplacée par Jennifer Hailey. Cela agaçait un peu
le colonel. Jennifer était une scientifique hors pair, ce qui en soi ne
constituait pas un défaut, mais elle
voulait toujours avoir raison. Sa jeunesse fougueuse et indisciplinée reprenait le dessus et le
colonel était obligé de lui rappeler un peu trop souvent où était l’autorité.
Carter lui manquait avec sa gentillesse, sa force, son humour aussi. Il pouvait
compter à cent pour cent sur elle ce qui était indispensable dans le genre de
mission qu’ils entreprenaient. Avec Jennifer, il était moins sûr. Il dut
cependant réviser son jugement le jour où elle le sauva de la mort en
anticipant la réaction d’un jaffa. Il lui en fut reconnaissant et au bout de
quelques semaines, elle faisait partie intégrante de l’équipe.
Sam était
guérie, et semblait en forme. L’évaluation psychologique n’avait donné aucun
résultat tangible. Elle n’était plus en cellule mais consignée dans ses
quartiers. Elle recevait souvent la visite de Daniel entre deux missions.
Il la trouva
devant son ordinateur :
-Vous travaillez sur quoi ?
-Je m’occupe. En attendant je ne sais
pas quoi d’ailleurs, j’ai l’autorisation du général pour aller donner quelques
conférences à l’Académie. Cela va me changer les idées.
-Vous avez raison Sam.
Daniel trouvait
son amie changée, une sorte de gravité dans le regard. Un petit quelque chose
en plus qui n’était pas là auparavant.
-Vous vous sentez bien
maintenant ?
-Très bien dit –elle sans sourire.
Daniel, si vous voulez bien m’excuser, je voudrais finir ce travail.
C’était une
mise à la porte, que Daniel comprit tout de suite.
-Je
reviendrais vous voir Sam, un peu plus tard.
Daniel
rencontra Jack dans le couloir, il l’interpella
-Vous allez voir Sam ?
-Euh non…
-Elle n’est pas très bien vous savez ça
lui ferait peut –être plaisir.
-Vous croyez ?
-J’en suis sûr Jack
-Si vous le dîtes.
-Vous paraissez assez mal à
l’aise ?
-Pas du tout… enfin, si… oui …
-Eh bien allez la voir, elle a besoin
de vous Jack. Mettez-vous à sa place, elle a perdu plusieurs jours de sa vie,
et elle revient avec un crane des plus bizarre, et tout le monde lui tourne le
dos.
-Vous avez raison, Daniel, admit
O’Neill. J’y vais de ce pas.
La porte des
quartiers de Sam était fermée. Il hésita un instant, il frappa et entra sans
attendre de réponse. Il la surprit un mouchoir à la main entrain de se
tamponner les yeux.
-Carter, excusez moi, mais j’ai frappé…
-Mon colonel, elle se troubla et
détourna la tête, vous m’en voulez n’est-ce pas ?
-Pourquoi vous en voudrais-je Carter ?
-Vous ne me parlez plus. Il paraît que
vous m’avez avantageusement remplacée.
-Jalouse ? Il regretta aussitôt
ses paroles devant le regarda flamboyant qu'elle lui jeta.
-Comment allez-vous Carter ?
-Je me sens très bien, je ne comprends
pas pourquoi je suis ici. Je voudrais repartir en mission.
Le colonel fit
une grimace de dénégation :
-Ça ne dépend pas de moi.
-Mais si vous insistiez auprès du
général Hammond ? Dit-elle avec un regard suppliant.
Il fléchit
-Je vais voir ce que je peux faire.
Mais tant que vous n’aurez pas retrouvé la mémoire… il ne finit pas sa phrase.
-Janet a tout essayé, même l’hypnose.
-Je vois. On arrive pas à savoir ce
qu’il y a dans votre petite tête, dit-il
d’un ton plus léger.
Elle sourit
pour la première fois depuis bien longtemps.
-Je vous en prie mon colonel, ne me
laissez pas comme ça, je vous en prie répéta t-elle.
Il sortit en
lui faisant un petit signe de la main. Sam découragée alla s’étendre un moment
sur son lit. Elle voyait combien Jack avait l’ air gêné. Elle aurait voulu le
rassurer. Le seul moyen , était de repartir en mission.
Chevron 5 enclenché
Sam se tenait au pied de
la rampe d’embarquement. Le général avait donné son feu vert pour une simple
mission de reconnaissance.
Le colonel arriva
tranquillement et dit simplement :
-Bon retour parmi nous Carter !
-Merci mon colonel, son visage radieux en disait long sur la
joie qu’elle éprouvait à reprendre du service.
Chevron 7 enclenché.
Quand l’horizon des
évènements fut stabilisé, ils disparurent dans la flaque bleutée.
Elle riait, elle riait comme elle n’avait
pas ri depuis longtemps. Devant elle marchait le docteur Jackson et le colonel
O’Neill. C’était pour eux qu’elle était là. Teal’c le jaffa ne l’intéressait
que dans la mesure où il pourrait constituer un danger pour elle. Elle avait un
sens profond de la justice. Les ennemis seuls devaient être vaincus. Elle
n’aimait pas faire de victimes inutiles.
Elle envoya à son hôte un mot, les mots
étaient son pouvoir, sa force, ses armes. Ce mot était « plume », une
plume qui lui servait autrefois à peser le cœur du défunt. Celui-ci devait être
plus léger que la plume.
Elle rit quand elle sentit Sam se baisser pour prendre une plume
d’un volatil quelconque vivant sur la planète.
Elle sut alors qu’elle
pouvait faire ce qu’elle voulait et qu’elle avait les pleins pouvoirs.
Daniel avait vu
Sam ramasser une plume, il la regarda d’un air étonné, mais ne parut pas s’en
apercevoir. Il poussa Jack du coude en lui montrant Sam.
Celle ci avait l’air
très absorbé. Comme si elle poursuivait un rêve intérieur
-Major ! Dit O’Neill
-Major répéta t-il plus fort comme elle ne réagissait pas.
Elle
sursauta :
-Oui mon colonel.
-Vous faites collection de plumes
maintenant ?
-Oh dit-elle en voyant qu’elle avait une plume dans la main.
Elle eut l’air surpris et la jeta.
De retour à la
base, Janet passa un peu plus de temps avec Sam qu’avec les autres.
-Vous êtes en parfaite santé Sam dit-elle en souriant.
-Il est toujours là ?
-Oui, mais ça n’évolue pas. Vous n’avez pas de maux de tête,
ni de vertiges ?
-Rien de tout ça Janet. Je me sens très bien.
-Je vais pouvoir faire un rapport positif au général
Hammond. Vous pourrez reprendre je pense toutes les missions.
La mission suivante fut
catastrophique. La porte était gardée par de nombreux jaffas. Jack faillit être
tué, par accident. En effet Sam avait mal tiré et la balle était passé à deux
doigts de la tête du colonel.
Sam était effondrée elle
ne comprenait pas comment une telle chose
avait été possible. Jack était blanc et lui dit durement :
-Faites attention Carter, quand on est si nul on ne tient
pas une arme !
Il savait que son
reproche était exagéré, mais il avait cru sa dernière heure arrivée.
Comme elle blanchissait
encore plus si c’était possible, il se radoucit :
-Remettez-vous Carter, je ne suis pas mort !
Plusieurs mission ratées
se succédèrent, des jaffas encore, des goa’ulds, des tremblements de terre, une
géante rouge, des prisons, des tortures.
Depuis l’incident sur
P8X223, Sam ne partait plus. Elle se contentait de préparer les missions. Le
général le lui avait de nouveau interdit.
Voilà, on y était, elle restait à la base,
elle pouvait les envoyer n’importe où, c’est elle qui les manipulait, qui
trafiquait les données. Des mots, toujours des mots, un pouvoir extraordinaire.
Un mot pouvait semer le doute, un mot pouvait encourager, un mot pouvait
tuer. Elle préparait le terrain et quand
elle pensa que tout fut prêt, elle se découvrit.
Sam porta la main à sa
tête, une douleur fulgurante lui martelait les tempes. Au même moment elle
sentit la présence en elle. Une force la poussa vers l’avant, elle tomba et dut
se cramponner pour parvenir jusqu’à son lit.
La force était mauvaise,
elle le sentit tout de suite. Elle lui fit voir ce qu’elle avait fait depuis
des décennies. Comment elle avait infiltré la Tok’ra, comment elle avait appris
à se contrôler. Sam découvrit une très forte personnalité qui savait s’effacer
totalement quand le besoin s’en faisait sentir.
Ne bouge pas dit la voix dans sa tête, si tu
parles, si tu n’agis pas comme d’habitude, tu ressentiras une douleur terrible.
J’ai tout pouvoir sur toi, car je ne suis pas une Tok’ra, mais une goa’uld.
Mais ce n’est pas toi que je veux, c’est O’Neill et Daniel Jackson.
Sam était comme
tétanisée, elle ne pouvait faire un mouvement et ne pouvait que se plonger dans
les souvenirs du symbiote.
Celle-ci continuait
implacable, elle lui ouvrit une partie de son esprit.
O’Neill et Daniel doivent mourir, je les
ferais périr dans d’horribles souffrances.
Mais pourquoi ?
Parce que je suis Maât, la fille de Râ.
Sous la douleur Sam
s’évanouit.
Quand elle revint à elle quelques instants plus tard, il
ne lui restait plus qu’une douleur diffuse à la tête, et une vague impression
de malaise.
Les mois avaient passé et
Kinsey venait d’être élu président des Etats-Unis d’Amérique.
Son élection avait plongé
les SGC dans l’inquiétude.
Le général Hammond avait
tenu tout de suite à rassurer ses troupes :
-Je n’ai reçu aucun ordre nouveau concernant cette base.
-Le téléphone rouge, il ne serait pas en panne par hasard
dit Jack ?
-C’est un fait dit Hammond, que je n’arrive plus à joindre
le président.
-A mon avis ça va pas aller en s’arrangeant dit Daniel.
Maât prenait le contrôle
de Sam quand le besoin se faisait sentir. Un jour elle décida que l’heure de
l’action était venue. Elle avait réussi à repartir en mission. Ce qui attendait
le SGC était terrifiant elle le savait et l’avait caché à Sam.
Sur la planète ils furent
tout de suite entourés de jaffas et Jack et Daniel furent aussitôt faits
prisonniers. Selon son sens particulier de la justice, elle s’arrangea pour que
Teal’c ne souffrit pas trop de sa détention. Il fut mis simplement en cellule.
Dans un cachot aux murs bien épais. Il fut bien traité par les gardiens.
Maât décida qu’elle
devait prendre définitivement le contrôle. Elle détruisit l’essence même de Sam
, et se redressant ses yeux jetèrent des éclairs.
-A
genoux jaffas et adorez votre nouvelle reine. Je suis Maât.
Elle pénétra dans le
cachot et regarda ses prisonniers.
-Major ? Dit O’Neill.
-Le major n’existe plus dit l’image de Sam.
-Je le savais, tu t’étais cachée pendant ce temps-là !
-Oui, il y a bien longtemps que je cherche à vous atteindre
tous les deux …
-Moi ? Dit Daniel étonné
-Silence !
-Mais qui es-tu dit O’Neill
-Je suis Maât.
-Daniel ?
-La fille de Râ, Jack, que nous avons tué sur Abydoss
-Oh ! Je vois
-Alors tu comprends maintenant ce qui t’attend, dit-elle en
donnant un coup de pied à Daniel, et toi aussi colonel.
-Que vas-tu faire de nous ?
-Rien.
-Rien ? Tu ne vas pas nous tuer ?
-Non.
-Je ne comprends pas, qu’est ce qu’on fait là alors ?
Elle poursuivit sans
répondre directement à leurs questions.
-J’ai été longtemps infiltrée parmi les To’kras
et je connais la ruse et la
dissimulation. La relation que le symbiote avait avec son hôte me révulsait.
Mais j’ai appris beaucoup de choses avec eux. Il fallait que je fasse comme eux
si je voulais me dissimuler. C’est ainsi que depuis 5 ans maintenant que vous
avez tué le dieu soleil, je cherche à me venger. Maintenant je vous ai
retrouvés. C’est alors que j’ai eu l’idée de ma revanche . Infiltrer
l’innocente parmi vous. La faire devenir l’instrument de ma vengeance. Ah le
pouvoir des mots : amitié, empathie, courage, héroïsme, sacrifice de soi,
amour. Car elle t’aime O’Neill, mais ça elle pense que tu le sais. J’ai eu
accès à tous ses souvenirs. C’est quelqu’un de très bien Samantha Carter, enfin
selon les critères humains. Pour moi, ce n’est que faiblesse. Alors j’ai eu
cette idée diabolique, c’est elle qui sera cause de ta mort à toi et à ton
complice. C’est son visage que tu verras penché sur toi au moment du grand
passage, et ce visage sera un visage de haine. Mais rassures-toi, elle n’en
souffrira pas.
Ils frémirent :
-Mais
tu as dis toi-même que tu ne nous tuerais pas ?
-C’est
vrai, je vais laisser faire les choses. Vous avez remarqué qu’ici c’est très
humide, qu’il fait froid, Vous y mourrez de froid, de faim et de soif.
Sans un regard elle
sortit et ferma la porte derrière elle.
Ils se regardèrent
épouvantés.
Les jours qui suivirent
furent d’abord pénibles puis douloureux. La faim et la soif les tenaillaient. Après les vertiges, les nausées, ce furent
les douleurs.
Dans les premières heures
ils se parlaient encore.
-Au fait, Daniel vous avez réussi à traduire la feuille que
j’ai rapportée de chez le major.
-J’ai pu comprendre quelques symboles, mais à mon avis ,
c’était un leurre. Pour nous envoyer sur une fausse piste.
-Ah, vous croyez ?
-Ça fait combien de temps qu’on est là ? Dit Daniel.
-Plusieurs heures, sûrement, regardez il fait noir.
Daniel s’approcha du
soupirail et vit que la nuit était maintenant tombée tout à fait. Il n’y avait
plus que quelques feux autour desquels des jaffas de garde se réchauffaient.
-Vous avez compris ce qu’elle a dit tout à l’heure, elle a
dit qu’elle était infiltrée parmi les Tok’ra ? S’étonna Daniel. C’est étonnant
que les Tok’ra ne se soient aperçus de rien, vous ne trouvez pas ? Mais
qu’est ce que vous faites Jack ?
-J’essaie de trouver un moyen de sortir d’ici. On ne va pas
crever là, et pas de cette façon dit Jack en colère.
-Vous avez bien vu que la porte est inviolable, et qu’il y a d’épais barreaux aux fenêtres.
-Vous baissez les bras Daniel ? C’est votre droit, mais
je me refuse de lâcher prise.
-Je ne baisse pas les bras, mais je pense que vous allez
vous épuiser à essayer d’ouvrir cette porte. Et vous aurez besoin de vos
forces.
-Pourquoi faire ?
-Pour durer le plus longtemps possible. Le temps joue pour
nous. Ils vont bien se lancer à notre recherche.
Jack se laissa glisser le
long du mur avec un soupir.
-Vous avez sûrement raison Daniel.
-Quoi ?
-Vous avez dit que j’ai raison. Il faut vraiment qu’on soit
bien mal en point !
Jack ne répondit pas, il
était à court de réplique.
Les heures s’étirèrent
lentement, ils finirent par s’assoupir.
Maât avait du mal à
trouver le sommeil. Elle s’était couchée dans une pièce proche de la cellule
des condamnés. Elle s’était aperçue qu’elle pouvait les entendre parler en
collant son oreille à la muraille. Elle résista à sa curiosité et essaya de
dormir.
Son hôte était très fort.
Elle avait du mal à la museler totalement. Elle essaya bien de lui faire
oublier ce qu’elle avait prévu pour ses ennemis, mais elle sentait la force morale du major entrer en lutte. Et
puis son sens de la justice se rebellait contre cette idée de vengeance. Elle
avait le droit de tuer O’Neill et Jackson, mais pas de faire souffrir le major.
Elle le savait et c’est ce qui la tenait éveillée. En digne fille de Râ, elle
voulait sa vengeance, mais son passage chez les Tok’ra avait laissé des traces.
On ne vit pas impunément au milieu d’un peuple sans que l’on finisse par être
imprégné des valeurs de ce peuple. Même si elle n’était pas d’accord avec leur
manière de vivre elle en avait subi l’influence.
Elle se rappela qu’
autrefois elle était la déesse de la justice et que c’est elle qui avec sa
plume pesait le cœur des défunts. Quand on a rempli un tel rôle pendant des
millénaires, on ne change pas en seul jour, simplement parce qu’on l’a décidé.
Maât finit par
s’endormir. Elle se mit à rêver et son rêve prit une tournure qu’elle n’avait
pas prévu. Son chemin lui apparut si différent de tout ce qu’elle avait
imaginé, qu’elle en éprouva comme un malaise. Et elle subit à son tour le
pouvoir des mots. Les mots rebondissaient comme des balles, ils avaient leur
vie propre et leur pouvoir évocateur était puissant. Elle se mit à penser
amitié, amour, abnégation, don de soi, pardon.
Dans ce rêve si étrange elle se voyait libérer les prisonniers, leur
donner à boire , les nourrir, les renvoyer chez eux.
Quand elle se réveilla
elle comprit que c’était son hôte qui lui avait envoyé ce rêve.
C’était le premier jour
de captivité des prisonniers, Maât se dirigea vers le shapaï, elle voulait
quitter la planète et laisser les prisonniers à leur triste sort.
Un jour passa, puis une
nuit, cette nuit là elle dormit peu et mal. Elle refit le même rêve. Sam lui
envoya des images de leur vie, quand ils étaient tous ensemble de leurs
missions, de Daniel la sauvant de la mort, elle partagea avec elle des images
de Jack luttant pour lui conserver la vie après une blessure. Elle lui montra
ce qu’était la solidarité, l’entraide,
l’amitié. Elle lui fit découvrir la valeur et la grandeur de ses amis. Et puis
elle lui montra sa souffrance d’hôte possédée par un symbiote.
Le jour suivant Maât poussée par une force inconnue, revint
sur la planète et s’approcha de la prison où un garde
était de faction.
Elle se fit ouvrir la porte et pénétra dans la cellule. Ils dormaient à même le sol, leur respiration était faible. Mais leur cœur battait encore, elle s’en assura. Elle les regarda en silence. Son âme était troublée. Ils étaient faibles, à sa merci et cela l’émut. Elle lutta encore et ferma la porte et courut loin de la prison. Sam hurla dans sa tête, ne les laisse pas, ils vont mourir. S’ils meurent tu me tues aussi, ce n’est pas ça que tu veux !
Elle quitta la planète et
se réfugia dans un autre monde qu’elle connaissait. La douleur de Sam était
immense et la rongeait. Dans sa tête des douleurs violentes l’étourdissaient,
elle dut s’asseoir pour ne pas s’évanouir.
Alors malgré elle, Maât repassa dans l’anneau de pierre et sans savoir
comment elle avait fait elle se retrouva devant la prison. Cela faisait
maintenant cinq jours que les prisonniers étaient là sans boire ni manger. Elle
les regarda à nouveau, la souffrance avait fait son chemin, et les privations
des ravages. Alors elle céda.
Elle s’inclina devant une
telle force.
Elle se retira doucement sur la pointe des
pieds, se recroquevilla dans un coin de l’ âme du major, laissant celle-ci
reprendre peu à peu le pouvoir.
« Pardon » ce
mot résonnait dans sa tête et elle n’en comprenait pas tout à fait le sens,
mais elle sentait que cela était juste.
Sam prit les clés que Maât avait déposé sur une
table et elle s’en alla ouvrir la porte des condamnés.
-Mon colonel, Daniel. Elle leur souleva la tête et les fit
boire.
-Doucement.
Ils buvaient avidement.
Elle alla aussi libérer Teal’c. Et c’est ainsi qu’ils reprirent le chemin de la
base, Teal’c soutenant Daniel, et le colonel à moitié porté par Maât.
A l’infirmerie, ils se
remettaient doucement de leur cruelle captivité. Sam n’était pas avec eux, elle
était dans une cellule de force. Etroitement surveillée par une caméra branchée
en permanence. Tant qu’elle n’aurait pas été délivrée de son symbiote, elle
resterait là.
Mais le général avait
d’autres soucis, le projet Porte des Etoiles était menacé. Le président avait
fait savoir dans une note de service que la base vivait ses dernières heures.
Dans la salle de briefing
parmi les officiers supérieurs il n’y avait que Teal’c pour représenter SG1.
Jennifer Hailey était aussi présente, mais elle avait été affectée à une autre
équipe.
Le général s’adressa aux
officiers présents et par l’intermédiaire du micro à toute la base.
-Le
président Kinsey nous impose la
fermeture du projet Porte des Etoiles. Comme vous le savez déjà. Cette mesure
n’interviendra pas immédiatement puisque nous avons déjà reçu les subventions
pour les prochains mois. Mais ces subventions ne seront pas renouvelées. Cela
ne nous laisse que peu de temps pour vaincre les goa’ulds.
-Mon général, demanda Jennifer, que devient le major
Carter ?
-Le major Carter restera en cellule jusqu’à que la Tok’ra
s’occupe d’elle, dit-il sèchement.
-Et comment vont le colonel O’neill et le docteur
Jackson ? Demanda une autre personne.
-Il se rétablissent lentement. Tout ira bien.
-Maintenant , au travail, conclut le général, vous avez tous
vos ordres.
Après quelques jours de repos Jack se sentait beaucoup mieux. Il
demanda à voir la prisonnière.
Elle était assise,
immobile, les mains posées sur ses genoux. Elle leva un regard sur lui, c’était Maât.
-J’ai renoncé à ma vengeance O’Neill, je ne t’ai pas tué, ni
ton ami Daniel. Alors pourquoi suis-je ici enfermée ?
-Tu as voulu nous tuer, tu as pris possession du corps du
major Carter, tu es dangereuse. Maintenant je veux parler au major.
-C’est moi, mon colonel, dit la voix calme de Sam.
Il s’assit à côté d’elle
sur le banc.
-Comment allez-vous Sam ?
-Je vais bien mon colonel, mais je voulais vous demander
pardon, pour ce que je vous ai fait.
-Ce n’était pas vous Carter.
-Est ce que mon père
va venir ?
-Je ne sais pas. Nous avons un autre problème, le président
Kinsey veut faire fermer la base.
-Encore ! Je pourrais vous aider si j’étais libérée.
-Non, vous savez bien que c’est impossible. Ce serait trop
dangereux. On ne pourrait pas vous faire confiance. Vous nous avez trompés
plusieurs fois, déjà.
-Je sais mon colonel.
-Et si je vous donnais ma parole de vous aider dit Maât, et
ses yeux se mirent à briller, elle se leva et se mit à arpenter la pièce en
tout sens.
-C’est hors de question.
-Pourquoi ? Je t’ai délivré, je t’ai donné à boire, je
t’ai sauvé, je t’ai ramené à la base. Je t’ai même porté sur mon dos !
-C’est impossible de faire confiance à un goa’uld.
-Je te jure que je peux t’aider. Sans moi tu ne peux rien, laisse-moi partir,
passer la porte des étoiles, je t’aiderai.
-Et pourquoi le ferais-tu ?
-Parce qu’elle t’aime.
-Oh !
Il sortit sans ajouter un
seul mot.
-Mon
général, Sam-Maât dit qu’elle peut nous aider !
le général regarda
O’Neill d’un air suspicieux :
-Vous êtes sûr que ça va
colonel ?
-Absolument !
-D’habitude vous ne faites pas tellement confiance à un
goa’uld, et vous avez raison, pourquoi est-ce que ce serait différent ?
Regardez toutes les missions catastrophiques qu’elle a provoquées.
-Mais c’était avant mon général ! Avant que Sam ne
reprenne le contrôle.
-Colonel je ne peux pas accepter ce que vous êtes en train
de me dire. Je ne veux plus en entendre parler. Nous allons attendre l’arrivée
de Jacob. Après nous verrons.
Les paroles de Maât
tournaient dans son esprit une ronde folle. « Parce qu’elle t’aime ».
Ce n’était pas nouveau pour lui, depuis le test zatark
il le savait. Mais cela n’avait jamais été dit de cette façon, et cela le
perturbait. D’habitude il n’hésitait
pas, son devoir était tout tracé, lutter contre les Goa’ulds, les Goa’ulds
étaient tous mauvais, il fallait s’en méfier. Mais là, la donne lui paraissait
différente . C’était Carter qui était là. Il n’avait jamais laissé ses
sentiments prendre la pas sur une décision, ou un danger, il n’avait pas hésité
à tirer deux coups de zat sur Sam quand elle était possédée par l’entité. Il
l’avait tuée. Il n’hésiterait pas à le refaire si c’était nécessaire.
Il passa une mauvaise
nuit, puis il fit ce qu’il n’avait jamais fait auparavant pour une chose aussi
grave, il désobéit.
En franchissant la porte,
elle lui fit un signe et disparut dans le shapaï. Alors il se rendit dans le bureau
de Hammond et se constitua prisonnier.
Hammond était atterré
-Mais enfin colonel, qu’est ce qui vous a pris ? Vous
êtes devenus fou ?
Jack préféra ne pas
répondre à la question, il ajouta simplement
-Mon général, je suis prêt à assumer entièrement mes actes.
-Vous savez que c’est pour vous la cour martiale
colonel ?
-Oui mon général.
O’Neill prit la place du
major dans la cellule de force de la base.
Maât ne revint pas vers
les Tok’ra elle avait décidé de suivre Sam et de combattre les goa’ulds avec
elle. Sa parfaite connaissance de la langue, son pouvoir de dissimulation, lui
permit de saboter bon nombre d’installations goa’ulds. Elle fit merveille par
ses mots, par les fausses pistes qu’elle les invitait à prendre. Il y eut de
nombreux morts parmi les jaffas. Maât se lançait dans cette guerre avec la
passion et la science qu’elle avait mis à traquer le colonel et Daniel. Bientôt
ses exploits arrivèrent aux oreilles des autorités de la Terre. Le général
Hammond ne savait plus que penser et son meilleur officier se morfondait
derrière des barreaux. Après avoir passé une nuit blanche et avoir retourné le
problème dans tous les sens pendant des heures, il décida de le libérer et de
lui faire confiance. Il n’avait jamais été déçu en faisant confiance au colonel
O’Neill. Les missions reprirent, un jour ils retrouvèrent Maât qui les sauva
d’une situation inextricable. La lutte contre les Goa’ulds s’intensifia, il y
eut de nombreuses victoires.
C’est à ce moment que
l’argent commença à manquer au SGC.
Le général Hammond
rageait car il fallait fermer le programme au moment où la lutte commençait à
porter ses fruits . Il essaya en vain de joindre le président. Celui-ci
était toujours absent, en réunion, en voyage…
Dans son bureau le
général Hammond remplissait ses cartons. Il repensa aux dernières semaines.
La lutte contre les
Goa’ulds étaient loin d’être terminée. Même s’ils avaient remportées de
nombreuses batailles. Comme disait Jack « Ce n’est pas parce qu’on a caché
les fusils, que l’ennemi a disparu ». Il avait pleinement conscience que
la fermeture de la base était plus due à une haine personnelle de Kinsey envers
le SGC, qu’à une décision mûrement réfléchie. Mais il ne pouvait rien faire
qu’obéir aux ordres.
Le major Carter était
redevenue elle-même, elle avait souhaité retrouver sa vie d’avant. Maât l’avait
compris et la Tokra lui chercha un hôte. elle avait même reçue une médaille
pour son courage dans la lutte contre les Goa’ulds.
Le bureau était
maintenant redevenu impersonnel. Le général prit le dernier carton et ferma la
porte. Dans le couloir il rencontra quelques officiers qui eux aussi pliaient
bagages. Il passa par la salle de briefing et eut la surprise de trouver SG1 au
complet. Machinalement il prit sa place en bout de table et parut gêné,
-Le
pouvoir de l’habitude dit-il.
Il se regardaient. Jack
prit le premier la parole :
-C’est vraiment fini mon général ?
-Oui Jack, nous allons devoir rendre les clés et éteindre la
lumière.
Le temps dans la base
était suspendu, les ordinateurs étaient éteints. La porte fermée avec son iris
clos attendait d’être recouverte par une bâche. Ils firent un dernier tour le
cœur serré.
Puis d’un coup une lueur
familière, un grondement, un tremblement, le premier chevron venait de
s’enclencher, puis le deuxième. Sam bondit vers les ordinateurs, Jack et Teal’c
coururent à la sous station électrique remettre le courant. Elle tapait
frénétiquement sur le clavier. L’iris s’ouvrit, et un jaffa, puis deux, puis
trois sortirent du shapaï, ils tirèrent. Sam réussit à fermer l’iris, et on n’
entendit plus que le bruit sourd des corps s’écrasant sur le métal.
Puis tout se ferma.
Le général Hammond prit
une grande inspiration, retourna dans son bureau et appela le président.
Bizarrement il l’eut tout de suite en
ligne.
Il lui dit q’une invasion venait d’ être
stoppée, grâce à la présence d’esprit de SG1 encore présents dans la base.
Le président hésita et finalement s’avoua vaincu
-Général
Hammond, j’avais sous estimé la menace. Plusieurs vaisseaux Goa’ulds viennent
d’être repérés dans notre espace aérien.
Bien entendu je vous laisse à la tête du SGC, qui reprendra ses opérations
comme par le passé. Je crois général Hammond, que vous et votre équipe soyez
les seuls qui puissiez sauver la Terre.
Le président coupa la
communication sans attendre la réponse de Hammond. Celui-ci restait pensif,
mais il m’a fait des excuses !
Et les briefings
s’enchaînèrent, les missions, les blagues de O’Neill, les explications de Sam,
les études de Daniel, le kel’no’rim de Teal’c, enfin la routine habituelle,
quoi !
FIN