Fic 16
Episodes :
aucun
Disclaimer :
les personnages ne sont pas à moi. Pas de sous, le fun… sauf le personnage de
Zelda qui est ma propriété exclusive.
Résumé :
SG1 sont une fois de plus dans une bien mauvaise posture. Et tout va rapidement devenir tragique.
Genre :
Aventure, drame.
Classification :
Accord parentale souhaitable, quelques scènes pouvant heurter la sensibilité
des plus jeunes.
Prologue
Chevron 5 enclenché
Au pied de la rampe
Carter, Teal’c et Jonas attendaient le colonel O’Neill
O’Neill arriva en
courant.
Chevron 7 enclenché
-Excusez-moi
mon général, un petit contretemps de dernière minute, j’avais oublié…
-Bonne
route SG1 dit le général Hammond un peu
énervé par le retard du colonel. Vous avez 24 heures, et soyez prudents dit-il
d’un ton radouci.
Chapitre 1
Tout autour de la porte une végétation abondante avait tout
envahi. La porte était à moitié dissimulée dans les arbres. Le paysage était
fait de rochers et dès
qu’on s’éloignait de quelques pas, la porte disparaissait
dans la verdure.
-Allons dans cette direction dit O’Neill en montrant
un chemin étroit droit devant eux.
Ils firent plusieurs kilomètres dans cette
forêt presque impénétrable avant de déboucher sur une vaste clairière.
-Carter ? C’était d’après vous une planète
habitée ?
-Si
vous permettez colonel, dit Jonas, je peux vous expliquer.
-Ah
oui ? Dit O’Neill en ne lui jetant à peine un regard.
Jonas soupira, c’est sûr
le colonel lui en voulait encore de la disparition de Daniel. Il avait tout
tenté, essayer de lui parler, participer activement à des missions, lui sauver
la vie même, rien n’y faisait.
Carter lui
souffla :
-Patience
Jonas. Il faut gagner sa confiance. Il s’est trouvé obligé de vous choisir pour
ne pas avoir un russe dans l’équipe. Il n’aime pas qu’on lui force la main.
-Si
vous le dites major.
O’Neill s’était
rapproché d’eux.
-Alors
Jonas qu’aviez vous de si intéressant à dire ?
-Cette
planète est assez proche de Kelonia comme vous le savez, et nous avons entendu
parler de ces habitants.
-Ça
nous le savons déjà, vous l’avez dit
pendant le briefing.
-Oui,
mais ce que je n’ai pas eu le temps de dire c’est que ces habitants forment une
société qui ressemble à la Rome antique de votre Terre, il y a maintenant …
-Oui
2000 ans, on le sait Jonas. Mais pourquoi bon sang n’avez vous rien dit ?
-Je
viens juste de le lire dans des documents que j’avais ramenés avec moi de
Kelonia et que je n’avais pas encore eu le temps de déchiffrer.
-Et
ça pose problème que ce soit des romains ou quelque chose qui y
ressemble ?
-Je
ne pense pas, mais il faut s’attendre à trouver des goa’ulds.
-C’est
vrai mon colonel, dit Sam, la société romaine adorait beaucoup de dieux et tout
était basé sur le culte rendu à des divinités.
-De toute façon ajouta O’Neill, nous trouvons des
goa’ulds partout où nous passons, on a l’habitude. Cependant redoublez de
prudence dit–il en regardant ses
compagnons.
-Nous
avons déjà fait une dizaine de kilomètres et nous n’avons rencontré aucun
habitant dit Teal’c.
-Et
bien c’est fait maintenant dit O’Neill, très calme, en s’immobilisant.
Des soldats vêtus de
tunique sans manche, d’une armure légère, et d’un casque les entouraient, ils
portaient pour toute arme des arcs et des flèches.
-Ils
n’ont pas d’armes goa’ulds, ni de signes jaffas, c’est étrange murmura Jonas.
Entourés par les
soldats, désarmés, ils continuèrent leur route jusqu’à Bayus. C’était
plus une ville qu’un village. Des maisons de pierres bordaient les rues
pavées. Un caniveau au centre permettait l’écoulement des eaux usées. Un temple
immense se dressait sur une colline et dominait la ville de ses colonnes
gigantesques.
Il faisait chaud, très
chaud. C’est en sueur qu’ils gravirent la pente qui les menait au temple. Toute
la population était réunie devant le monument. Les gens étaient vêtus de blanc,
des sandales aux pieds.
Ils formaient un
groupe compact et silencieux qui s’écarta pour les laisser passer.
Devant le temple
apparut un homme et aussitôt la foule s’agenouilla le front dans la poussière.
Il était tout de noir vêtu, et il portait avec majesté une couronne sur la tête
et un trident dans sa main droite
dominant la foule de sa haute taille.
-Etrangers, adorez votre Dieu : Pluton, vous êtes maintenant à mon service et
pour le reste de votre vie.
Les prisonniers furent
aussitôt emmenés dans le temple où leur
sort fut scellé.
Samantha fut conduite
par des femmes dans une sorte d’étuve. Là on la déshabilla entièrement, et on
la plongea dans une sorte de bassin odorant où la fraîcheur de l’eau agit comme
un baume sur sa peau.
On lui fit boire
un verre d’une sorte de liqueur verte au goût poivré et désaltérant. Son corps
fut enduit d’huile parfumée et elle revêtit une robe blanche qui laissa nues
ses épaules.
Ses pieds furent
chaussés de sandales dorées et elle rejoignit la cohorte des servantes de
Pluton. Son rôle consistait à adorer le Dieu en d’interminables stations à
genoux. Elle devait aussi fleurir le temple et remplir les bassins d’eau
fraîche. Quelques-unes de ces femmes étaient aussi les esclaves personnelles du
Dieu et elles devaient céder à tous ses caprices sous peine d’une mort cruelle.
Pluton était connu pour sa cruauté et il n’hésitait pas à faire périr ses
esclaves qui lui désobéissaient ou qui seulement ne devançait pas ses désirs
les plus secrets.
Elle s’assit sur un
coussin à côté d’une jeune femme très brune qui lui parut plus éveillée que les
autres.
Sam essaya d’engager la
conversation
-Bonjour,
je m’appelle Sam
L’autre lui jeta un
regard effrayé et mit un doigt sur les lèvres pour lui intimer le silence.
Sam regarda autour
d’elle. C’était bientôt l’heure de la prière et les vestales se préparaient à
la venue de leur Dieu.
Le lourd trône fut
apporté par les esclaves et disposé au milieu du temple là où le peuple
pourrait voir son Dieu et avoir l’honneur de le prier.
Elle dut s’agenouiller
et murmurer à l’instar de ses compagnes de nombreuses litanies en l’honneur de
Pluton.
Sur la place les
étrangers furent dévêtus et vendus aux enchères.
On leur tâta les
muscles, on vint les regarder sous le nez, on leur ouvrit même la bouche pour
regarder leurs dents.
La musculature de Teal’c
fit impression, un homme voulait en faire un de ses gladiateurs. Mais quand on
vit sur le ventre de l’homme la marque du symbiote, la foule recula effrayée.
Pluton sortit à ce
moment du temple et vit ce qui avait effrayé la foule.
De ses yeux un éclair
blanc jaillit qui fit mettre le peuple à genoux.
Il enfonça sa main dans
le ventre de Teal’c, celui-ci ne grimaça même pas quand il sortit le
symbiote luisant et le tint dans sa
main.
-Un
jaffa, murmura t-il ? Tu viens de quelle planète ? Dis-le-moi, où
j’écrase ton symbiote et tu mourras lentement.
Teal’c ne
répondit pas.
-Dites-lui
quelque chose n’importe quoi, le temps qu’il vérifie ça nous laisse une marge.
-Je
viens de Mazark, dans la constellation d’Orion. Dit Teal’c.
-Quel
est ton Dieu ?
-Je n’en ai plus
répondit Teal’c, il est mort !
-Tu
mens ! Un Dieu de meurt pas !
-Puisqu’il
vous dit qu’il est mort ! N’insistez pas !
Naturellement c’est
O’Neill qui avait dit ses paroles, il ne tarda pas à le regretter. Un coup de
fouet s’abattit sur ses épaules. Il redressa la tête et regarda la foule
hostile.
Pluton remit à Teal’c
son symbiote et dit à ses gardes :
-Il
peut faire un très bon gladiateur, il fera partie de mes combattants
personnels. Il combattra dans l’arène dès demain. La foule hurla de joie.
-Quant
à ceux-ci, je vous les laisse, ils sont à vendre, vous pouvez en faire ce que
vous voulez. Dit-il en montrant d’un doigt méprisant les deux autres
prisonniers.
Jonas fut acheté par une
riche famille qui avait besoin d’un esclave pour garder ses enfants.
Il partit avec ses
nouveaux maîtres en jetant un regard désespéré à O’Neill, un regard qui en
disait long sur le désespoir du jeune homme.
O’Neill ne put
que le regarder partir, il lui fit juste un signe léger et discret avant de
sentir sur ses épaules un autre coup.
-Celui-là
est une forte tête, qui veut bien le prendre ? Le marchand d’esclaves fit
monter les enchères 1000 piastres, 1500 à ce monsieur, 3000 à cette Dame, une
fois, deux fois, trois fois… Adjugez.
Une femme d’une
cinquantaine d’années s’approcha, elle passa une laisse au cou de son esclave
et sans plus attendre prit le chemin de sa maison.
Ils marchèrent
longtemps. A la sortie de la ville elle entra chez elle.
Elle détacha la laisse
et lui tint cet étrange discours :
-Je
m’appelle Sélénia, je t’ai acheté car j’ai besoin d’un homme dans ma maison. Je
n’ai plus la force de mes vingt ans. Les corvées de bois et d’eau sont trop
difficiles pour moi, tu t’en chargeras.
Tu devras aussi
cultiver le terrain que j’ai autour de ma maison, je n’ai que ça pour vivre.
Tes journées commenceront à l’aube et se termineront au coucher du soleil. Tu
auras à manger si tu travailles bien. Tu pourras dormir là, dit-elle en lui montrant un réduit près de la
grande pièce. Pour ne pas que tu t’enfuis tu seras attaché le soir.
Et puis si je te le
demande tu viendras dans mon lit. Je ne serais pas une maîtresse trop dure. Je
n’ai pas pour habitude de torturer mes esclaves, obéis-moi et tout se passera
bien.
Sans attendre la réponse
elle entra dans la maison. Il avait du mal à réagir, en quelques heures leur
vie avait basculé, Jonas esclave comme lui, Carter vestale de Pluton, Teal’c,
gladiateur. Il se dirigea à pas lents vers le cagibi où il devait dormir car le
soleil était couché depuis longtemps.
Elle l’attendait dans
la grande salle :
-C’est
bien tu n’as pas cherché à t’enfuir. Maintenant lave-toi dit-elle en montrant
un cuveau d’eau dans un coin de la pièce.
Et comme elle ne partait
pas et continuait de le regarder :
-J’ai
l’habitude de me laver seul.
-Il
faudra changer tes habitudes, tu t’appelles comment ?
-O’Neill
-Et
bien O’Neill, déshabille-toi et lave-toi.
Elle dut apprécier le
spectacle car elle l’invita dès le soir même dans son lit.
Dans les quartiers des
gladiateurs Teal’c s’apprêtait à souffrir. Un nouvel arrivant était
toujours testé. Il devait prouver sa
force pour savoir où se mettre dans la hiérarchie.
Dans les caves humides
sous le temple il dut affronter plusieurs guerriers parmi les plus forts. Il en
vainquit trois mais il succomba sous le
quatrième, un colosse du nom de Quitinus. C’était un gladiateur aguerri qui
avait fait les plus beaux combats de son existence dans les arènes de Pluton.
Quitinus lui tendit la
main pour l’aider à se relever. Tu es courageux Teal’c, veut-tu devenir mon
ami ?
Teal’c hocha la tête.
-Désormais
tu seras mon second, dit Quitinius. Mais viens maintenant, il faut reprendre
des forces.
Les gladiateurs de
Pluton étaient bien nourris. Le Dieu y veillait personnellement. Il fallait que
les combattants soient en forme. Le combat était un vrai spectacle de mise à
mort et chacun était fier de mourir dans l’arène. C’était le but ultime de la
vie de tout bon combattant.
Pour le moment Teal’c
réfléchissait à un moyen de s’échapper. Mais il était séparé de ses amis.
La maison où devait
vivre Jonas était immense. Le père de famille était médecin et la femme
s’occupait de la maison et de leurs enfants. Il y avait huit enfants âgés de
deux à onze ans. Le rôle de Jonas serait de leur faire la classe. Il avait une
petite pièce pour dormir et il partageait la table familiale avec les autres
esclaves. Cela faisait une tablée d’une vingtaine de personne. La nourriture
était raffinée et Jonas se prit à se plaire dans cette maison ; il en
aurait presque oublié SG1. Son rôle était facile, enseigner lui plaisait
beaucoup, les enfants étaient intelligents et attentifs et ils posaient de
multiples questions. Jonas faisaient cependant attention de ne pas trop en dire
sur ses origines. Il ne fallait pas divulguer des secrets qui ne lui
appartenaient pas.
Les enfants étaient
réunis tous autour de lui, il tenait le plus jeune sur ses genoux. L’enfant mis
en confiance s’endormit dans les bras du jeune homme.
Il commençait à leur
raconter une histoire quand la maîtresse de maison parut sur le seuil :
-Jonas ! Appela-t-elle, viens vite.
Il la suivit dans la
cuisine, une femme était étendue inanimée sur le sol.
-Mon
mari est absent pour la journée et Allina s’est senti mal, j’ai pensé que tu
pourrais faire quelque chose pour elle.
-Pourquoi
moi, je ne suis pas médecin !
-Je
t’ai entendu parler aux enfants l’autre jour, tu as l’air d’avoir des
connaissances tout à fait étonnantes. Jonas était ennuyé, il espérait ne pas
avoir dit des choses importantes.
La femme étendue avait
fait un malaise cardiaque, son cœur ne battait plus. Il hésita puis n’écoutant
que son bon cœur il lui fit du bouche à bouche et lui frappa sur la poitrine à
plusieurs reprises, et le cœur repartit. Cela parut un miracle à la population
de la cuisine qui se mit à genoux devant Jonas.
-Mais qui es-tu ?
Demanda la maîtresse de maison. Tu es plus fort que tous les médecins que je
connais. Tu as fait des études ?
-Un peu, répondit Jonas.
-Il ne faut pas que ça se sache. Le Dieu pourrait en prendre
ombrage. Les esclaves n’ont pas le droit de savoir la médecine, c’est réservé
aux classes sociales élevées.
Samantha ne trouvait
personne à qui parler dans le groupe de femmes avec qui elle partageait sa vie.
Elle n’avait aucune intimité, tout devait se faire en commun, le bain, les
repas, le sommeil. Il y avait toujours quelqu’un qui avait l’air de la
surveiller. Du fait de sa fonction elle avait accès au palais de Pluton et elle
avait commencé à chercher où l’on avait pu cacher leurs affaires.
Elle avança sur la
pointe des pieds, son service n’était jamais fini, en ce moment elle était censée
préparer les appartements du Maître pour ce soir. Elle en profita pour fouiller un peu. La
chambre à coucher était d’un luxe inouï, un lit à baldaquin posé sur une
estrade occupait le centre de la pièce. Des tentures de soie brodées d’or
encadraient les huit fenêtres de la chambre. Il y avait peu de meubles, mais
des aiguières d’or, des candélabres incrustés de pierreries décoraient la
pièce. Un coffre au bois ouvragé était disposé dans un angle. Et deux ou trois
sièges tendus de soie constituaient le mobilier.
-Sam
presse-toi dit une voix fine. Le Maître ne doit pas attendre.
Sam s’approcha du lit et
ouvrit les draps pour inviter le Dieu au repos. Puis elle s’éloigna à reculons
comme Pluton entrait dans la chambre.
-Viens
ici toi,
Elle s’arrêta et approcha
lentement les yeux baissés. Il ne fallait en aucun cas qu’elle ne se fasse
remarquer.
Il lui releva la tête et
plongea son regard dans le sien. Elle se troubla. Ses yeux étaient noirs, si
noirs qu’on n’en distinguait pas la pupille. Il la tenait toujours et appuyait
fermement ses doigts jusqu’à la douleur.
-Qui
es-tu ? Tu es très belle tu sais. Ton nom ?
-Sam
répondit-elle d’une voix tremblante.
-Tu
as déjà été possédée, je le sens.
Il lui faisait très
peur. Il était beau, avec des cheveux qui lui retombaient dans le cou. On ne
pouvait pas lui donner d’âge, mais son corps était celui d’un homme jeune,
musclé, aguerri aux combats. Il tournait souplement autour d’elle. Elle put
lire le désir dans ses yeux.
-Reste
avec moi ce soir, je te dispense de ton service. Tu connaîtras des jouissances
comme tu n’imagines même pas.
Elle lui jeta un regard aigu. Le dialogue fut très
bref.
-Tu
as conscience de l’honneur que je te fais ?
-Non !
-Non ?
Je suis ton Dieu, tu me dois obéissance. Tu seras à moi.
-Non,
jamais !
-Alors
tu mourras dans les pires tourments. Demain au stade, tu seras crucifiée.
Elle frémit. Son cœur
battait à grands coups dans sa poitrine.
-Gardes !
Emmenez la prisonnière. Qu’elle soit au secret ! Et qu’elle médite sur le
sort qui l’attend.
Sans un bruit deux
gardes la prirent par le bras et la poussèrent sans ménagement hors de la
pièce. Les yeux de Pluton lançaient des éclairs. Aussitôt les femmes se
prosternèrent le nez dans la poussière.
Dans son cachot
silencieux Sam ne pouvait s’empêcher de trembler, crucifiée ! Mon
Dieu ! Mon colonel où êtes-vous ? Aidez-moi ! Elle pleura sur elle-même dans un moment de
découragement.
Puis elle se reprit :
-C’est peut-être le moment de chercher à
m’échapper pensa t-elle. Mais que
deviennent Jack, Jonas et Teal’c. Elle ignorait ce qu’ils
étaient devenus.
Thor se tenait assis
devant le général Hammond. Il écoutait la tête penchée le récit que lui fit
celui-ci.
-Nous
pensons d’après les écrits que lisait Jonas qu’ils sont sur planète d’une
niveau de civilisation de la Rome antique sur terre.
Thor cligna des yeux.
-Ainsi
O’Neill et son équipe ont des difficultés.
-Savez-vous
s’il y a des goa’ulds sur cette planète ? Demanda le général.
-Oui
il y a Pluton le dieu des enfers de l’empire romain. C’est un dieu très cruel
qui attire à lui les âmes des morts. Il n’a de cesse de tuer tous ses ennemis
et de les envoyer brûler en enfer ou Cerbère empêche les âmes de s’échapper.
Hammond frissonna.
-Ils
sont sûrement retenus prisonniers, vous pouvez faire quelque chose pour
eux ?
-Hélas
la planète P8N129 nous est interdite.
-Pourquoi
cela ?
-Parce
que nous avons un traité avec Pluton.
-Quel
genre de traité ?
-Oh vous n’avez pas besoin d’en savoir plus
-Il
me semble que vous avez une dette envers nous ? Répondit Hammond vexé de
la désinvolture de Thor.
-Oui,
c’est vrai, mais nous ne pouvons rien faire. Et il disparut dans un éclair
blanc.
-C’est
incroyable général Hammond dit le major Davis, j’ai bien compris, il refuse de
nous aider ?
-C’est
tout à fait ça, il refuse.
-Que
pouvons-nous faire général ?
-Hélas
plus grand chose, nous avons tout essayé, La Tok’ra est injoignable, les
Asgards refusent de nous aider. Les Tollans n’existent plus.
-Et
les Nox mon général ? Avons-nous un moyen de les contacter.
-Je
n’y crois pas trop major, les Nox sont pacifiques je ne vois pas ce qu’ils
pourraient faire contre une nation guerrière comme celle de ce peuple. Hélas il nous faut agir par nos propres
moyens.
Chapitre 3
Pluton se
préparait à la fête du lendemain. Un beau combat de gladiateurs, les meilleurs
parmi ses hommes et puis ce nouveau venu Teal’c. Il l’avait vu au combat,
c’était un homme très fort, redoutable même, il avait battu plusieurs de ses
combattants. Pluton en était presque impressionné.
Après le combat
un mets royal, la crucifixion de quelques esclaves dont la femme si belle qui
lui avait tenu tête. Il était curieux de voir si elle ferait autant la fière
sur le bois de la croix. Il fit venir deux ou trois esclaves pour la soirée
mais les renvoya, mécontent. Il n’arrêtait pas de penser à l’esclave blonde. Il
se munit d’un flambeau et descendit dans les profondeurs de son palais
jusqu’aux geôles où l’on retenait les prisonniers les plus dangereux.
Sam était allongée sur
la paille, elle ne dormait pas, elle avait les yeux ouverts. Elle sursauta
quand la porte s’ouvrit et quelle reconnut Pluton. Il accrocha le flambeau au
mur et s’approcha lentement d’elle. Elle recula jusqu’à la muraille.
-N’aie
pas peur, je veux juste t’aimer.
-Aimer !
Elle cracha le mot. Il s’enflamma, j’espère que dans l’amour tu es aussi
sauvage qu’une tigresse. Nous allons bien nous amuser tous les deux. Alors
commença un jeu cruel que Sam ne gagna pas. l’homme était beaucoup trop fort
pour elle.
Longtemps après dans le
silence de sa cellule, elle pleura des larmes amères.
Pluton alla voir ses
gladiateurs. Ils se reposaient prêts au combat. A son entrée ils se levèrent et
saluèrent en levant le bras.
-J’espère
que tu vas m’offrir un beau combat Teal’c. Tu es fort plus fort que ton amie
Sam, qui a perdu tout à l’heure son combat. Demain elle mourra crucifiée, Et si
tu es vainqueur tu assisteras à sa mort.
Il fallut toute la force
mentale de Teal’c pour se contrôler. Il eut juste la force de s’incliner sans
dire un seul mot.
Tous les habitants de la
ville se retrouvèrent au stade. Sélénia y allait régulièrement, elle n’aimait
pas trop ces spectacles violents, souvent elle fermait les yeux devant les
mises à mort ou les supplices. Mais jamais il ne lui serait venu l’idée de ne
pas s’y rendre. Pluton exigeait que tout son peuple assiste à ses spectacles
sanglants. Un refus pouvait être payé de mort.
Les arènes n’étaient pas
très grandes. De chaque place on voyait parfaitement tout ce qui se déroulait
au centre. Chaque spectateur pouvait se délecter de la souffrance des
condamnés.
La population de Bayus
était conditionnée depuis longtemps par Pluton. Tous les habitants étaient nés
sous son joug, et tout ce qui se passait était normal pour eux. Ils n’étaient
jamais sortis de leur ville, ou simplement dans la campagne environnante, et
Pluton les gardait dans une ignorance telle, qu’ils pensaient être les seuls
êtres au monde. Ils croyaient que les nouveaux esclaves venaient simplement du
village voisin. Certains habitants au péril de leur vie avaient osé s’aventurer
dans les environs, et quelques-uns uns avaient vu au détour d’un chemin, un
autre village. Les plus audacieux disaient même qu’il y en avait encore
d’autres plus loin. Mais ça, personne ne
le croyait.
Tout tournait autour du
Dieu. Ils devaient l’adorer, le servir, cultiver la terre pour lui, creuser
dans de sombres trous un minerai qui
leur arrachait les mains. Ils ne savaient pas pourquoi, mais ne se posaient
même pas la question. Pluton demandait, ils venaient.
La foule commençait à
s’installer sur les gradins. Jonas était assis au premier rang, avec les autres
esclaves. Ses maîtres étaient placés juste derrière lui. Même les enfants
étaient là. Il en fut horrifié il se tourna vers sa patronne et lui dit :
-Pourquoi les enfants viennent-ils ? Ce n ‘est pas un spectacle pour eux !
Elle le regarda
surprise :
-C’est normal, quand j’étais petite j’assistais toujours au
combat de gladiateurs, et puis tu verras,
il y a des choses aussi très amusantes pour les enfants. Il frémit, se
demandant ce que pouvaient être ces choses amusantes.
Des jeunes filles
étaient assises sur des coussins autour du trône. Pluton était là tout de noir
vêtu, et deux femmes agenouillées balançaient doucement devant son visage des
grandes feuilles de palmiers en guise d’éventail.
Jonas s’inquiéta, il
regardait tout le temps dans la direction de la grande loge pour voir si Sam
n’arrivait pas. Il ne voyait pas Jack non plus.
Le spectacle commençait.
Jonas respira un peu, c’était vraiment pour les enfants. Des clowns, des
animaux, des acrobaties, et le rire des petits s’élevait dans la touffeur de ce
jour ensoleillée.
C’était la pause, un
brin de fraîcheur. Chacun reprenait son souffle avant le réel spectacle qui
commencerait bientôt.
La foule se tut sur un
geste du Dieu. Il se leva puissant et majestueux, sa voix rauque dominant la
foule. Quand ses yeux lancèrent des éclairs tout le monde se prosterna.
-Des étrangers sont venus, ce sont des ennemis de notre
peuple. Ils sont venus avec des armes et des intentions mauvaises.
La foule se mit à
gronder.
Un geste du bras
rétablit le silence.
-Ils seront punis. Deux ont été achetés. Voici le
troisième !
Teal’c s’avança
fièrement au milieu de l’arène. Il était à demi nu, sa peau enduite d’huile
luisait, on voyait les muscles puissants de son torse, jouer sous sa peau. La
foule poussa un cri.
-Voici ce que je vous offre, aujourd’hui, cet homme va
combattre mes plus forts gladiateurs. Jusqu’à la mort !
La foule gronda.
Jonas horrifié, s’apprêtait
à commettre une folie, quand un bras puissant le stoppa dans son élan. Jack
avait réussi à venir se mettre juste à côté de lui. Sur un signe de Sélénia un
soldat vint attacher son pied à un anneau scellé dans le banc de pierre.
Beaucoup d’esclaves étaient ainsi attachés, leurs maîtres pouvaient pleinement
profiter du spectacle sans avoir à les surveiller
-Vous êtes fou, Jonas, ne bougez surtout pas, vous voulez
mourir peut être ?
-Mais colonel, on ne peut pas laisser faire ça !
-Et que voulez-vous faire ricana
O’Neill, le protéger de vos petits bras ? Regardez, il a déjà vaincu deux
soldats.
-Vous avez pu échapper à votre maître, colonel ?
-Echapper ? pas vraiment ? Du doigt il montra
l’anneau, et ce n’est pas un maître, mais une maîtresse
-Oh je vois !
-Vous ne voyez rien du tout, Jonas !
-Vous allez bien colonel ?
-Oui,
-Pourtant vous portez une marque là, et il montra du doigt
une marque rouge sur le cou du colonel.
-Oh ça c’est rien, c’est juste pour que je ne m’évade pas la
nuit. Et vous Jonas vous avez l’air en bonne forme ? Dit-il pour changer
de sujet.
Jonas sourit, satisfait,
le colonel avait l’air de lui faire confiance.
-Moi, je suis très bien tombé, dans une gentille famille.
Mais je ne vois pas le major ?
-Moi, non plus dit O’Neill d’une voix sourde.
-Qu’allons-nous faire dit Jonas ?
-Rien du tout pour le moment. Vous savez Jonas, il faut
savoir ne rien faire quand est un bon soldat. La patience est importante.
-J’ai du mal à rester sans rien faire.
-Et bien il vous faudra apprendre dit O’Neill d’un ton sec.
Sinon, vous ne resterez pas dans SG1.
-Parce que vous comptez qu’on va s’en tirer ?
-L’espoir aussi est important Jonas, vous l’apprendrez vite.
Le combat
continuait, dans l’arène Teal’c tombait sous les coups. Son corps saignait de
mille blessures. Il s’allongea sur le sol et ne bougea plus.
La foule hurla
quand on vint planter quatre croix de bois dans le centre du stade. Jonas ne
voulait pas voir. Il bégayait :
-Vous avez vu, colonel, ils vont crucifier des malheureux de
cette manière, c’est horrible !
Les condamnés avançaient
poussés par les soldats. Au milieu d’eux une femme très belle, grande, blonde
au regard tragique. Elle avait la tête
baissée de la résignation.
Quand le soldat planta
les clous dans ses mains et ses pieds, la foule ne se contint plus de joie,
tous hurlaient.
Elle entendait les
vociférations, elle criait de douleur, et de désespoir.
La foule fit silence sur
un signe du Dieu et on l’entendit nettement appeler :
-Mon colonel ! Jack ! Au secours ! Ne
m’abandonnez pas… !
Ses cris déchirants
emplissaient les oreilles du colonel qui tenait toujours fermement Jonas.
Celui-ci cachait sa tête contre la poitrine de Jack, il pleurait sans pouvoir
s’arrêter. Jack attaché au banc ne pouvait bouger, il se serait arraché le pied
s’il avait pu pour la secourir. Malgré lui il se projeta en avant, mais fut
arrêté par la chaîne.
Il se contenta de
hurler : Saaaaaaaaaaaaam ….. Son cri se perdit dans les hurlements de la
foule en délire.
Sam n’avait plus de force.
Elle luttait, sa respiration se faisait saccadée. Elle gémissait doucement,
puis son corps s’affaissa. Elle mourut.
Chapitre 4
Quelques instants plus
tard un rayon asguard renvoya Jonas, Teal’c et Jack directement dans la base.
Jack et Jonas soutenaient
Teal’c qui avait pu être sauvé in extremis de la mort. Son sang coulait en
abondance et il avait du mal à se tenir debout.
-Où est le major colonel ? Dit Hammond inquiet.
Jack ne répondit pas.
Devant le regard de son subordonné le général Hammond comprit que quelque chose
de dramatique venait de se passer.
-A l’infirmerie tout de suite. Je vous y rejoins. Dit-il.
Teal’c fut tout de suite
pris en charge par Janet. Jonas et Jack restaient plantés au milieu de la pièce
en état de choc. Jonas eut un malaise et s’évanouit.
-Venez, Colonel, étendez-vous
Janet le prit doucement
par le bras. Il se laissait faire. Un silence de plomb régnait dans
l’infirmerie uniquement coupé par les bips des moniteurs. Tout le personnel
était là, la porte étant restée ouverte, les officiers se glissaient sans bruit
à l’intérieur.
Janet fit allonger
O’Neill, le général s’approcha :
-Colonel, il faut nous dire où est le major Carter. Jack, il
est arrivé un malheur, n’est ce pas ?
O’Neill hocha la tête,
et se souleva sur un coude tandis que Janet commençait à dénuder sa cheville,
où apparut une profonde blessure.
-Elle est morte mon général, dit-il
d’une voix sourde, elle est morte et je n’ai rien pu faire. Je l’ai vu mourir,
ils l’ont crucifiée.
-Quoi ! Dit le
général, crucifiée !
O’Neill s’allongea et
s’enferma dans un profond mutisme.
Le général
insista :
-Colonel il faut tout me dire. Mais qu’est ce que je vais
pouvoir dire à Jacob ? Dit-il d’un
air accablé.
C’est dans l’infirmerie
qu’eut lieu le briefing en présence de toute la base. Le général avait bien
essayé de faire sortir le personnel non indispensable mais le major Siller
avait simplement dit
-Nous aussi, nous apprécions beaucoup le major Carter
Jonas était revenu à lui
et comme O’Neill ne pouvait pas parler c’est lui qui raconta tous les
évènements. Ils avaient perdu Sam de vue depuis le début de la mission. Teal’c
était devenu gladiateur, et lui et le colonel avaient été achetés pour devenir
esclaves. Il raconta la scène terrifiante des arènes. Il avait du mal et son
récit était ponctué de sanglots.
Le colonel faisait peine
à voir, et sans faire aucun effort pour les dissimuler il laissait des larmes
couler sur son visage. Tout le monde en était atterré, lui qui ne manifestait
jamais ses émotions, ou les masquait sous une ironie mordante, il ne pouvait
s’empêcher de pleurer.
Il entendait à peine, et
tournait en boucle dans sa tête cette heure où il avait vu Sam agoniser, où il
l’avait entendue l’appeler à son secours. Où il l’avait laissée mourir. Il avait
l’impression qu’on lui arrachait le cœur.
De retour dans son
bureau Hammond ferma sa porte à clé.
Et bien on y était. A
force d’accumuler des missions aussi dangereuses les unes que les autres, il
fallait que tôt ou tard il y en ait un qui y laisse la vie. Après le docteur
Jackson, c’était elle, Samantha Carter. De la brillante équipe de la première
heure ils n’étaient plus que deux, et en danger, Teal’c blessé, et le colonel
dans un piteux état moral.
-Mon
Dieu, pensa Hammond, comment vais-je annoncer ça à Jacob ?
Il nous faut contacter
les Asguards au plus vite.
Thor débarqua au milieu
de l’infirmerie.
Aussitôt Jonas attaqua
bille en tête
-Pourquoi n’avez vous pas ramené le major Carter ?
-Je suis désolé dit Thor de sa voix douce, je ne l’ai pas
trouvée. Elle avait disparu.
-Son corps avait disparu vous voulez dire ? Mais il ne
s’est pas écoulé un quart d’heure entre la mort du major et notre retour. Jonas
ne comprenait pas.
-Je suis désolé, je ne l’ai pas trouvée
car elle était morte. Je cherchais des formes de vie.
-Et vous ne l’avez pas cherché depuis ? C’est
incroyable ça ! Le colonel venait de sortir de sa torpeur et arriva en
boitillant jusqu’à Thor. On aurait peut-être pu la sauver si vous étiez venu la
chercher à temps ! Après tout ce qu’on a fait pour vous !
-Jack, reprenez-vous, la douleur vous égare. Dit Hammond
d’un ton conciliant.
-Colonel O’neill, mon vaisseau a effectué plusieurs passage
au-dessus de la planète. Nous ne l’avons pas trouvée. Nous avons du être très
discret pour ne pas violer le traité que nous avions conclu avec Pluton.
-Parce qu’en plus vous passez des traités avec ce
monstre !
-Oui Colonel. C’est un traité important.
-Bien sûr que c’est un traité important, vous ne faites que
des choses importantes vous les Asguards !
Thor le regardait
n’ayant pas l’air de comprendre pourquoi il s’énervait comme ça.
-Colonel O’Neill je dois rentrer maintenant, mais je
continue de la chercher.
Et avant qu’O’Neill
puisse répondre, il disparut dans une grande lumière blanche.
-Mon général, il faut retourner la chercher maintenant.
-Colonel , pour que vous vous fassiez reprendre ? Il
n’en est pas question. D’ailleurs, vous n’êtes pas en état. Malheureusement je
crois qu’il est trop tard pour le major.
Il faut vous reposer maintenant.
-Je
voudrais vous parler ajouta t-il.
Tout le monde sortit.
-Vous pouvez rester Jonas, dit Hammond en le retenant par le
bras.
-Recouchez-vous colonel, votre blessure à la cheville est
très vilaine. Comment vous êtes-vous fait ça ?
-C’est rien grogna O’Neill, j’ai pas envie d’en parler.
-Y a t-il autre chose que je doive savoir Jack ?
Demanda doucement Hammond.
Jonas regardait O’Neill
avec des yeux suppliants :
-Colonel !
-Jonas l La ferme !
Et il ajouta plus
calmement pour le général :
-Rien qui pourra gêner l’enquête ou empêcher de retrouver le
corps du major. Sa voix se brisa sur ces mots et il se renferma dans son
mutisme.
Chapitre 5
Le lendemain, Jacob
arriva.
Il pleura.
Le général Hammond fit
un hommage funèbre à Sam, et la décora d’une médaille posthume pour services
rendus à la nation.
Le colonel était figé
dans son uniforme. A ses côtés, Jonas pleurait sans retenue. Teal’c avait l’œil
humide. Il se tenait debout malgré ses nombreuses blessures. Il avait voulu
rendre un dernier hommage au major Carter.
Janet était effondrée,
c’était sa meilleure amie.
Jacob partit presque
aussitôt chez son fils. Les obsèques officielles de Sam auraient lieu le
lendemain. Son corps n’ayant pas été retrouvé, pour tous elle serait morte en mer.
Jacob partit à la fin de
la semaine. Il était resté avec ses amis
pour parler de Sam. On avait beaucoup bu, beaucoup pleuré aussi. Chacun
se sépara le cœur en berne, et des larmes pleins les yeux.
Hammond parlait de
prendre sa retraite. Le programme durait depuis six ans déjà et c’était trop
dur. Beaucoup trop dur.
Le général était dans
son bureau après l’hommage rendu à sam quand Jack frappa à sa porte. Il
marchait avec des cannes, car sa blessure était grave. L’anneau avait entamé
profondément les chairs, et écrasé une partie de l’os. Janet avait du l’opérer,
il s’était relevé tout de suite malgré les ordres. Elle n’avait pas insisté.
-Mon général, je voudrais passer un peu de temps seul, dans
mon chalet. D’ailleurs je voulais vous donner ma démission, mais vous
connaissant mon général je sais que vous allez me la refuser.
-Vous avez raison Jack, ce n’est pas le moment de prendre
des décisions définitives. D’ailleurs le docteur Frazier ne vous a pas déclaré
apte au travail n’est ce pas ? Vous en avez pour combien de temps ?
-Un mois, mon général.
-Profitez-en pour vous reposer, et faire le point Jack. A
propos cette cheville ? Vous ne m’avez pas expliqué comment vous aviez eu
cette blessure ? Et votre rapport, je l’attends toujours ?
-Pour ma cheville, allez voir notre bon docteur. Mon
rapport, il attendra mon retour.
Hammond sourit :
-Car vous reviendrez, colonel ?
-Je vais y réfléchir mon général.
Chapitre 6
Zelda avait toujours été
différente. Son hôte précédent venait de mourir et elle en avait éprouvé du
chagrin. Toujours elle s’attachait à ses hôtes, elle prenait le temps de les
connaître, et aimait se laisser envahir par leur personnalité, leurs
sentiments. Elle aimait bien entendre parler l’hôte, se laissait bercer par le
son de sa voix. Elle leur donnait beaucoup de liberté. En somme elle
ressemblait à une Tokra, mais ce n’en était pas une. Elle était goa’uld.
Elle
cachait sa vraie nature, car elle sentait et savait que son comportement ne
serait pas admis dans le monde impitoyable dans lequel elle vivait. Elle savait
aussi s’imposer à son hôte quand il le fallait, elle le muselait, et personne
ne s’était jamais aperçue de la complexité de son personnage.
Elle était l’épouse
adorée de Pluton et elle le détestait.
Elle le détestait pour
beaucoup de raisons, c’était un pur goa’uld ce qu’elle n’était pas. Elle
n’aimait pas sa cruauté terrifiante et elle n’aimait surtout pas qu’il la croit
comme lui. Mais ça elle le gardait pour elle.
L’hôte de Zelda venait
de mourir. Elle avait été blessée, dans un stupide accident, une malencontreuse
chute. Comme elle était loin du palais, on ne l’avait pas vue tout de suite.
Après c’était trop tard, elle était
morte. Pluton avait récupéré précautionneusement Zelda et lui avait aussitôt
cherché un nouvel hôte. La jeune femme qui venait d’être tuée dans l’arène
sortait du sarcophage et elle fut aussitôt unie à Zelda.
Ce fut un choc
de part et d’autre, deux fortes personnalités qui se heurtaient, qui se
mêlaient, tout en gardant chacune leur autonomie. Sam crut qu’elle avait un
symbiote Tokra. Zelda ne la détrompa pas
mais lui fit comprendre que pour elle une nouvelle vie commençait et
qu’elle ne devait pas s’en inquiéter.
Elle sentit
aussi la souffrance de la jeune femme. Elle revit en un éclair toute sa vie. La
base, les missions, SG1. Sa douleur d’avoir été trahie par ceux qu’elle aimait
le plus. Elle sentait la colère qui enflait en la jeune femme et pleura avec
elle. Sa force d’empathie était telle qu’elle pouvait influencer son hôte sans
que celui-ci s’en aperçoive. Elle alimentait la colère de Sam par une vision du
colonel la regardant mourir sans faire
un mouvement. Elle la poussa à la vengeance, et lui fit comprendre qu’elle ne
retrouverait la paix qu’après. Elle était prête à l’aider, à lui donner toute
sa force sauvage de goa’uld. Sam ne demandait que ça, elle était si en colère,
elle était si mal.
Zelda commença à prendre
le contrôle. Sam devait rester pour le moment près de Pluton, pour pouvoir le
tuer. Zelda n’avait qu’une envie, le voir mort, et espérait que la vengeance de
Sam commencerait par lui.
Sam essayait de lutter
contre la force de Zelda, mais elle n’y arrivait pas , elle voulait rentrer.
C’est alors que Zelda
lui fit comprendre qu’elle n’avait plus de chez elle. A la base elle serait
proscrite, puisqu’elle portait un goa’uld. Elle serait accusée de trahison,
d’avoir livré des secrets à son symbiote, ce qui ne serait pas faux, puisque
Zelda maintenant savait tout d’elle. Ça elle le cacha à Sam. Elle lui fit
comprendre qu’elle n’avait pas d’autre choix, et Sam se laissa faire, sans même
penser qu’elle était sous contrôle. Elle croyait que ses pensées venaient
d’elle.
Quand Zelda fut sûre de
son hôte, elle lui laissa le champ libre.
Ce ne serait pas Zelda qui agirait mais Samantha Carter.
La nuit tombée, Sam
détruisit le sarcophage, et mit du poison dans le verre de Pluton, puis
discrètement après avoir semé la mort elle sortit.
On la laissa faire car
tous la croyaient reine.
Elle profita de la nuit
pour quitter la planète. Elle activa la porte et se rapprocha de la terre.
Elle ne pouvait pas
passer par la porte de la Tauri, celle-ci était trop bien gardée, et elle
n’avait pas le bon code. Il lui était impossible de demander de l’aide, Janet
s’apercevrait tout de suite de ce qu’elle était devenue. Zelda dut se cacher,
car elle n’était la bienvenue nulle part et pour ce qu’elle avait à faire elle
préférait qu’on ne la remarque pas.
Quelques jours après son
départ de la planète, elle débarqua de nuit sur terre dans un tout petit vaisseau.
Elle avait choisi un endroit désert, très loin de tout. Mais cela ne la gênait
pas. Elle savait où le trouver.
Elle s’approcha du
chalet, il faisait nuit. Un taxi l’avait déposée au bout du sentier, et il ne
lui restait plus quelques centaines de mètres à parcourir. Elle se sentait
forte. Zelda lui faisait du bien. Elle lui avait donné le courage qui lui
aurait peut-être manqué.
Une lumière brillait à
la fenêtre, elle le vit. Il était assis dans un fauteuil, et il ne bougeait
pas. Peut-être dormait-il ?
Son cœur battait à tout
rompre… Jack…
La voyant faiblir, Zelda
lui insuffla la haine qui lui manquait. Zelda était de bonne foi, elle croyait
réellement que son hôte avait besoin de se venger. Elle lui remémora cette
image qu’elle avait du colonel immobile sur le banc, la regardant mourir. Elle
lui fit revivre la douleur du supplice.
Sam sans bruit pénétra
dans la pièce. Il dormait. Elle s’approcha et lui toucha le bras. Il se
réveilla en sursaut.
Il bondit en grimaçant
de douleur
-Major, c’est vous ?
-Oui, mon colonel c’est bien moi !
-Mais co…
-Le sarcophage mon colonel,
-Ah oui,
Il était hébété et ne
réalisait pas que c’était elle.
-Vous avez pu vous enfuir ? Major ? Il vous a
laissé partir ?
-je l’ai tué mon colonel.
-Oh !
Le feu dans la cheminée
jetait ses dernières flammes et la pièce était dans l’ombre. Un instant O’Neill
crut voir briller les yeux de Sam.
Elle reprit d’un ton
triste :
-Pourquoi m’avez-vous laissé mourir, mon colonel ?
Il ne répondit pas se
contentant de la regarder.
-Vous avez eu peur mon colonel ?
-Non !
-Alors pourquoi ?
-Mais enfin Carter, vous êtes là, c’est bien vous ? Je
ne vous reconnais pas !
Carter se contenta de
sourire sans répondre. C’est à ce moment que Zelda se manifesta.
-Bon, maintenant ça suffit ! Vous allez mourir.
La voix rauque de Sam ne
surprit pas le colonel.
Alors avec une force
incroyable elle le souleva de terre et le projeta de toutes ses forces contre
le mur. Il tomba, se releva et resta debout devant elle.
-Nous pouvons commencer dit Sam,
défendez-vous colonel !
Elle sortit de sa poche
un petit poignard.
Elle lui fit une
profonde entaille au bras, il ne bougea pas.
De colère elle le frappa
de toutes ses forces, lui enfonçant le poignard dans sa cuisse. Il tomba. Elle
continua de le frapper, dans les bras et les jambes, le ventre, ivre de fureur. Les larmes
coulaient sur ses joues.
-Mon colonel, dites quelque chose !
Il ne pouvait rien dire,
tant il pensait qu’elle avait raison. Il l’avait abandonnée à un sort terrible,
il n’avait rien fait. Tout son corps s’était porté en avant, lui blessant
profondément la cheville, mais il avait toujours pensé que s’il avait forcé un
peu plus, il aurait pu desceller l’anneau.
-Tuez-moi, Sam, ça m’évitera de le faire moi-même, eut-il encore
la force de murmurer.
Il faiblissait,
Sam le regardait, les yeux brouillés de larmes. Zelda voyant qu’elle
fléchissait reprit encore le contrôle.
Il faut aller jusqu’au bout de ta
vengeance, lui dit-elle, sans ça tu ne pourras plus vivre. Tu ne retrouveras
plus jamais la paix. Allez tue-le
-Mais c’est une
goa’uld ! Pensa t-elle
Sam gagna son combat
intérieur, elle jeta l’arme, et s’enfuit.
Zelda savait que les
blessures du colonel étaient trop graves, et qu’il allait mourir.
Inutile que Sam y pense maintenant.
Elle lui fit voir une
planète où elle allait pouvoir recommencer une nouvelle vie.
Ce que fit Sam, et
reprenant son vaisseau, elle s’éloigna de la terre.
-Mon général, je suis inquiet dit Jonas, ça fait plusieurs
jours que nous n’avons pas eu de nouvelles du colonel O’Neill.
-Etes-vous allé le voir, Jonas ? Dit Hammond.
-Oh non général. Le colonel ne m’aime pas beaucoup.
-Allez-y et emmenez Teal’c avec vous. Le docteur Frazier dit
qu’il va beaucoup mieux. Je crois que sa
présence réconfortera Jack.
-C’est normal, que le colonel n’ait pas appelé ? Dit
Jonas un moment plus tard dans la voiture qui les conduisait au chalet.
-Tout à fait normal Jonas Quinn, il n’a
pas le téléphone.
-Pourtant, il doit penser qu’on s’inquiète pour lui ?
Le voyage se poursuivit
en silence et les trois heures que durait la route depuis la base, parut
longues à Jonas. Il s’efforçait de faire la conversation mais Teal’c était peu
loquace. Il souffrait beaucoup de la mort du major. Ils travaillaient si
étroitement ensemble qu’ils ne faisaient plus qu’un. Mais déjà depuis la mort
de Daniel, ce n’était plus la même chose. Jonas était un peu gêné, il ne se
sentait pas à sa place. Et revoir le colonel l’inquiétait beaucoup. Il avait vu
avec lui des choses qu’il aurait préféré oublier.
Ils prirent le petit
chemin et laissèrent la voiture devant la maison. Le silence régnait dans cette
partie de la montagne. Le lac brillait doucement au soleil en cette fin
d’après-midi. Il y avait encore un peu de neige sur les sommets, c’était
vraiment une belle journée.
Jonas frappa à la porte
et se tournant vers Teal’c :
-Il n’y a personne, c’est bizarre.
Teal’c appela et
personne ne répondit.
Comme il s’apprêtait à
rebrousser chemin, Jonas revint sur ses pas.
-Il y a quelque chose de pas normal, regardez la fenêtre
n’est pas fermée !
La porte non plus.
Jonas poussa le battant
et pénétrant dans la pièce poussa un hurlement :
-Venez vite Teal’c !
Le colonel O’Neill était
inanimé, et baignait dans son sang.
A l’infirmerie, Janet
luttait pour sauver Jack de la mort. Il n’avait toujours pas repris
connaissance, et avait perdu énormément de sang.
-Sans vous Jonas, il serait mort à l’heure qu’il est.
-Merci dit Jonas en rougissant.
Le général Hammond était
désespéré. Il délaissait son travail et sans arrêt demandait des nouvelles de
Jack.
Janet le mit à la porte
de l’infirmerie :
-Général, s’il y a le moindre changement, je vous avertirai,
c’est promis.
Le général poussa un
soupir et sortit de l’infirmerie d’un pas lourd.
Une voix dans le
haut-parleur :
-Le
général Hammond est demandé de toute urgence à l’infirmerie.
Mon général, il vient de
se réveiller :
Le général se pencha
vers le colonel. Celui-ci essayait de parler, il bougeait les lèvres mais aucun
son n’en sortit. Son regard était suppliant. Il laissa sa tête rouler sur
l’oreiller.
Un bip retentit :
-Il fait un arrêt cardiaque.
Le général fut gentiment
poussé dehors, et c’est derrière la vitre qu’il assista à la réanimation du colonel.
Les minutes passaient
sans aucun résultat. Finalement Janet se releva et désespérée secoua la tête.
Jack venait d’expirer.
Zelda courait, ivre de
liberté, le corps de son hôte était fort, et souple. Elle s’arrêta un moment et
regarda autour d’elle.
La planète était
déserte, et elle se demandait pourquoi Sam l’emmenait si loin de toute vie. Un
doute affreux la saisit. Il lui parut que son hôte résistait à sa force. En un
éclair elle avait compris. Elle sut qu’elle était perdue.
Sam s’arrêta devant un
magnifique coucher de soleil sur les dunes. Elle s’allongea. Il s’en suivit un
étrange dialogue intérieur.
Sam voulait
comprendre pourquoi elle avait tué le colonel, son colonel. Quand elle avait
quitté la terre, il était mourant. Mais aucune force n’aurait pu la faire
rester une minute de plus dans ce chalet. C’est dans cet endroit qui
représentait tout pour Jack qu’elle avait commis son forfait. Dans ce lieu si
paisible, où il était venu se ressourcer après la mort de son fils, où il
venait se reposer à chaque vacances, après des missions, toutes plus épuisantes
les unes que les autres. C’est là qu’elle avait donné la mort. Que Zelda lui
avait donné la mort. Alors il s’engagea un étrange dialogue silencieux entre ses
deux personnalités d’une même dualité.
-Car c’est toi qui m’a poussée, sans toi je ne
l’aurai pas tuée.
-Sans moi, tu
ne te serais même pas enfuie du palais de Pluton. Qu’est ce que tu penses qu’il
aurait fait de toi ? Après le sarcophage il t’aurait asservie, il aurait
fait de toi sa chose. Il t’aurait rongée jusqu’à l’âme. Et après il t’aurait
jetée aux chiens. Je l’ai vu faire.
-C’est faux, les Asgards m’auraient retrouvée. Tu m’as
obligée à une vengeance que je ne voulais pas.
-En es-tu
si sûre que tu ne voulais te venger ?
Il n’a pas bougé de son banc ton colonel ! Et tu sais
pourquoi ? Tu n’en as pas la moindre petite idée ?
-Non.
-Il a
peut-être eu peur.
-C’est impossible, puisque tu as accès à ma mémoire, tu sais
que c’est faux. Combien de fois m’a t-il sauvée au péril de sa vie ? Et puis pourquoi m’as-tu fait croire que tu
étais une Tok’ra ?
-je ne te l’ai
pas fait croire, tu l’as cru toute seule. Mais c’est vrai que je ne t’ai pas
détrompée.
-Tu es très différente des goa’ulds que je connais.
-Pourquoi
les goa’ulds devraient-ils être forcément mauvais ? Mais il est temps que
je t’ouvre mon esprit et que tu puisses comprendre ce qu’ a été ma vie.
Sam émue se plongea dans
le passé de Zelda, elle avait une force de caractère peu commune. Mais c’était
une jeune goa’uld qui n’avait pas encore souffert des ravages du sarcophage. Sa
personnalité était intacte, et Sam se surprit à l’apprécier malgré tout.
Sam était son
quatrième hôte, elle était la reine de
Pluton depuis plusieurs dizaines d’années. Elle avait tout vu, les atrocités,
les cruautés, elle avait assisté au supplice de Sam et c’est elle qui l’avait
sauvée. Toute sa vie elle s’était efforcée d’adoucir le sort des prisonniers.
Combien de victimes avait-elle mis dans le sarcophage, elle ne le savait plus.
Après elle les faisait sortir du palais à la faveur de la nuit tombée. Ils
disparaissaient dans un autre village très loin. Elle avait mis Sam dans le
sarcophage puis s’était éloignée du palais. C’est là qu’elle avait eu ce malencontreux
accident.
Sam comprit quel grand
cœur elle avait, et lui pardonna de l’avoir contrôlée. Trop tôt après la fusion
elles avaient été obligées d’agir. Le temps leur avait manqué, elles n’avaient
pas pu s’habituer l’une à l’autre.
Sam se remit en marche
dans le désert, elle avait eu l’intention d’obliger Zelda à la quitter. Mais
elle n’avait pas pu.
-Je t’aurais tuée, et je n’en avais pas le droit. Mais
maintenant il faut que tu m’aides. Je dois retourner chez moi.
-Ton chez toi, il est sur une
planète, n’importe laquelle, mais pas la Tauri. Et moi je n’y aurais pas ma
place.
-Alors il faudra qu’on se sépare. Je demanderai qu’on te
donne un nouvel hôte, et tu pourras rejoindre la Tok’ra. Tu as le cœur d’une
Tok’ra. Mais moi, je dois rentrer, ma famille est là-bas, mon cœur aussi. Je
dois aller sur la tombe de Jack. Il le faut, tu peux comprendre ça ?
-Je le comprends, et je
t’aiderai. Je connais tout sur les goa’ulds. Mais si tu veux continuer ta
lutte, je devrais rester avec toi.
-Non, je veux m’arrêter. Tout est fini maintenant. Daniel
est mort, Teal’c est mort dans l’arène, j’ai tué Jack. Pour moi le SGC c’est
fini.
Zelda sentit en Sam une grande lassitude. Elle s’en
inquiéta, et elle essaya de lui insuffler son courage et sa force.
Sam marcha vers son vaisseau.
Elle se rendit sur Terre et par des chemins
détournés elle commença son pèlerinage.
Elle dut prendre son courage à deux mains
pour ouvrir la porte du chalet de Jack. Tout était figé, la vie avait déserté
ces lieux définitivement. Elle alla dans sa chambre pour y trouver un peu de
vie. C’est la première fois qu’elle y pénétrait. Le lit était fait avec une
rigueur toute militaire.
Peu d’objets personnels dans cette pièce.
Sur la table de nuit une photo de Charly. Elle hésita un moment puis ouvrit les
tiroirs. Quelques papiers, rien de vraiment intime comme si le colonel n’avait
été là que de passage. Elle trouva tout de même une photo, de leur groupe, dans
la base. A table au mess, ils étaient très gais. Le colonel avait du sortir une
vanne, une de plus, et tout le monde riait aux éclats, sauf lui. Il avait l’air
étonné de celui qui a dit quelque chose de drôle sans s’en apercevoir.
Sam prit la photo, l’embrassa et éclata en
sanglots.
Elle revint dans la grande pièce, et c’est
là qu’elle vit le sang sur le sol. Elle fut prise de nausées. Elle hurla à la
mort son chagrin.
Jamais elle n’avait autant souffert
moralement. Et elle était cause de tout cela. Par moment elle haïssait Zelda.
Celle-ci le sentant se faisait toute petite dans sa tête.
Elle fut surprise de ne trouver aucune
lettre personnelle. Elle se souvint que le colonel n’avait plus de famille
depuis longtemps. Sa seule famille était le SGC et elle avait aussi détruit
cela. Elle resta longtemps dans la pièce ne pouvant se résoudre à partir. A la
nuit tombée elle prit sa décision, elle rentrerai au SGC. Et puis elle
passerait en cours martiale, pour la mort du colonel. Et ce serait très bien
ainsi. Probablement finirait-elle ses jours en prison. Zelda hurla dans sa
tête :
- Tu ne
peux pas faire cela.
-Si je le ferais, mais avant je te rendrais ta liberté.
Sa décision prise, elle se sentit mieux et
elle loua une voiture et se dirigea à grande vitesse vers Colorado Springs.
Chapitre 8
Jonas
hurla :
-Il faut avertir tout de suite les Tok’ra, ils pourront
sauver le colonel. Le mettre dans un sarcophage peut-être ?
Le général secoua
tristement la tête
-Vous savez bien, Jonas que la Tok’ra n’utilise pas de
sarcophage.
-Mais vous avez des appareils de guérison goa’ulds dans la
base. ? Dit Jonas plein d’espoir.
-Il faut avoir du naquada dans le sang pour pouvoir s’en
servir.
-Et vous n’en avez pas ?
Janet le regarda d’un air inquiet :
-Vous parlez de quoi Jonas ?
-Mais du naquada ! Je sais que vous en avez, je veux
bien être volontaire.
-Mais volontaire pour quoi ? Le général ne voyait pas
du tout de quoi Jonas voulait bien parler.
-Mais c’est simple docteur Frazier, vous m’injectez du
naquada et je guéris le colonel.
Le jeune homme les
regardait plein d’espoir.
-C’est très généreux à vous Jonas, mais
ça ne fonctionne pas comme ça.
-Pourquoi ?
-Parce que ça pourrait vous tuer ! Tout simplement.
-J’en prends le risque général.
-Il n’en est pas question répond celui-ci. Il y a déjà assez
de morts.
-Je vous en prie, général, il faut que je le fasse. Je dois
sauver le colonel, c’est grâce à lui que je suis en vie maintenant.
-J’ai peut-être une idée dit Janet, en diluant
correctement…et puis le sang de Jonas est un peu différent du nôtre. Mais mon
général il faut faire vite.
-Je prends le pari docteur Frazier, vous avez mon feu vert,
décida le général.
Jonas et Janet coururent
jusqu’au labo. On fit apporter la pierre de guérison et Janet fit une dilution
de naquada à un dosage très faible et l’injecta à Jonas. Elle lui avait fait
une perfusion pour faire pénétrer les produits plus facilement.
Jonas eut un léger étourdissement.
Il y avait du monde
autour du lit du colonel. Janet découvrit son visage.
Dans la mort il avait un
air apaisé qu’on lui avait rarement connu. Le cœur de Janet se serra.
Jonas passa la pierre
sur la poitrine de Jack, une légère lueur jaillit du centre de l’objet, il
essaya de diriger sa pensée, mais il n’y arrivait pas.
Janet lui injecta une
solution plus forte. Jonas faillit tomber, un affreux vertige le saisit. Deux
infirmiers le soutenaient dans son effort.
-Il
faut vous concentrer Jonas dit Janet. Pensez à diriger le rayon sur son cœur,
pensez au bien que vous voulez lui faire. Vous devez le voir guéri, le voir se
lever, le voir nous parler. Visualisez ce que vous faites. Pensez-y de toutes vos forces.
La voix de Janet
s’insinuait dans l’âme de Jonas, elle lui communiquait une force et il se
découvrit des talents de guérisseurs.
Le colonel eut un spasme
respiratoire violent. Il revint à lui d’un coup. Son cœur battait encore
faiblement. Janet le remit immédiatement sous perfusion. Jonas l’avait ramené à la vie mais ne l’avait
pas guéri. Mais en l’auscultant, Janet avait bon espoir.
Elle sourit :
-Je crois qu’il est sauvé.
Un hourra s’éleva et la
nouvelle fit le tour de la base en un clin d’œil. La tension s’allégea un peu.
Personne ne s’était
rendu compte que Jonas ivre de fatigue avait glissé sur le sol, évanoui.
Janet le coucha dans le
lit voisin de celui de O’Neill. Le jeune homme revint rapidement à lui, et la
première chose qu’il demanda :
-Et le colonel ?
-Tout va bien, regardez, et tirant le
rideau séparant les deux lits Jonas put voir que le colonel dormait
paisiblement.
-Je suis content, mais je ne l’ai pas guéri ? Dit-il
déçu.
-Vous ne l’avez pas guéri, mais sans hésiter vous avez
risqué votre vie pour le sauver, et vous avez
réussi, lui répondit Janet avec
un sourire. C’est ça le principal. Maintenant, revenons à vous. D’après les
dernières analyses vous avez dans le sang une bonne dose de naquada, comme si
vous aviez porté un symbiote goa’uld. Sachant cela vous pouvez désormais
utiliser les appareils de guérison. Et apprendre à vous en servir. Mais pas
tout de suite, il faut d’abord reprendre des forces.
-Je suis donc comme le major Carter, dit-il joyeusement. Il
s’arrêta net se rendant compte de ce qu’il venait de dire. Et il retomba
lourdement sur ses oreillers et ferma les yeux.
Deux jours plus tard, le
colonel O’Neill avait repris connaissance. Le général Hammond vint le voir. Il
s’assit auprès du lit et fit sortir tout le personnel de la pièce.
Et comme Janet
insistait, il lui dit :
-Tout va bien docteur Frazier, il faut que l’on se parle
tous les deux et je préférerais être seul avec le colonel.
-Entendu mon général, mais pas trop longtemps, c’est le
médecin qui parle, lui dit-elle avec un
franc sourire.
O’Neill avait fermé les
yeux. Ce qu’il avait à dire était tellement terrible qu’il ne savait pas par
quel bout commencer. Il revoyait Sam avec son poignard lui donnant la mort des
larmes pleins les yeux, il ne comprenait pas. Il avait accepté la sentence
comme une chose méritée. Je n’ai pas pu la sauver, et elle m’a tué. C’est dans
l’ordre des choses .
-Colonel ? Dit doucement Hammond, êtes vous en état de
parler ?
-Oui mon général.
-Alors savez-vous qui vous a fait ça ?
-C’est le major Carter mon général.
Le général bondit :
-Elle est vivante ?
-J’en
sais rien dit Jack. Elle est devenue un goa’uld. Quand je l’ai vue devant moi,
j’ai pas compris tout de suite. Je la croyais morte. J’ai vu ses yeux qui
brillaient. Elle m’a dit de me défendre, je n’ai même pas réagi, je me suis
laissé transpercer, sans rien faire. Je l’ai entendu partir, elle pleurait.
Mais je n’avais plus la force de bouger. Après je ne sais plus.
Le colonel parlait d’un
ton uni, sans passion, comme s’il énonçait des faits ordinaires. Il parlait de
sang et de mort comme on raconte une histoire.
Le général Hammond
l’écoutait. Il respectait les longs silences de son subordonné. Les mots
étaient longs à venir, il raconta tout, l’esclavage, la crucifixion. Comment il
s’était à moitié arraché le pied. Comment et surtout pourquoi il ne l’avait pas
sauvée.
Janet arriva dans la
chambre :
-Mon général, il est épuisé, il faut qu’il se repose.
Le général Hammond
prévint la Tok’ra.
Jacob vint lui-même.
Le général s’occupait à ranger quelques
papiers quand le téléphone sonna.
Les missions avaient repris, mais sans SG1,
le cœur n’y était plus. Teal’c était en convalescence. Le colonel, encore gravement
blessé, avait perdu le feu sacré et parlait à nouveau de prendre sa retraite.
Seul Jonas avait pu intégrer une autre équipe et venait juste de repartir en
mission.
Jacob était venu dès son appel, et ils
avaient entrepris des recherches pour retrouver Sam. Mais en vain. Thor aussi
était revenu, il cherchait lui aussi.
Mais Zelda très maligne avait conduit Sam
sur une planète qui lui était totalement inconnue, et où il n’y avait pas de
porte des étoiles.
Hammond prit le combiné et faillit se trouver
mal :
-Major
c’est bien vous ?
-Oui
mon général.
Le général lui trouvait une petite voix bien
faible. Il s‘inquiéta
-Vous
allez bien major ?
-Non,
mon général, je ne me suis jamais sentie aussi mal.
-Où
êtes-vous major ?
-Chez
moi mon général,
-Ne
bougez surtout pas major, j’envoie une voiture vous chercher.
Le général partit à l’infirmerie.
Le colonel était toujours en soins
intensifs. Ces blessures se guérissaient très lentement. Trop lentement aux
yeux de Janet.
-Colonel ?
-Oui
mon général,
-J’ai
une nouvelle à vous communiquer, il s’arrêta un instant devant le visage
d’O’Neill. On a retrouvé le major !
-Quoi ?
elle est où ?
-J’ai
ai envoyé quelqu’un la chercher. Mais Jack vous êtes conscient n’est ce pas que
le major va aller tout droit dans une cellule de force.
Le regard d’O’Neill jetait des éclairs.
-C’est
vraiment indispensable ?
-Vous
connaissez la procédure, elle vous a tué ! Jack.
-On
ne va jamais sortir de ce cauchemar ! Vous pouvez pas lui ficher la
paix. Qu’est ce qu’elle risque ?
S’inquiéta t-il
-Vous
le savez parfaitement. Elle risque une longue peine de prison et la
dégradation.
Jack soupira :
-Et
on ne peut pas lui éviter ça ? Finalement
je ne suis pas mort. Et rien ne prouve que c’est elle. Elle était sous influence
goa’uld après tout.
-Comme
vous la défendez Jack ! Ne put s’empêcher de dire Hammond en souriant.
O’Neill rougit mais ne sut pas quoi
répondre.
-Vous
avez raison, dit Hammond, il me sera
difficile de la faire passer en cour martiale sans expliquer ce qu’est un
goa’uld. Nous allons traiter cette affaire en interne.
Sam arrivait dans les couloirs de la base.
Tout le monde vint l’accueillir. Elle en fut émue et essuya une larme.
Hammond la prit par le bras et l’entraîna
vers son bureau avant que quelqu’un ait eu le temps de lui parler.
-Asseyez-vous
major, j’ai beaucoup de choses à vous dire.
Sam tremblait, elle redoutait d’apprendre
autre chose de terrible. Mais que pouvait-il lui arriver de plus dramatique que
le fait d’avoir tué Jack ?
-Tout d’abord je voudrais que vous me parliez de vous. De ce
qui vous est arrivé. Racontez tout depuis le début.
Ce qu’elle fit. Dans un long récit elle mit
pêle-mêle tout les évènements, les souffrances. Hammond put constater que le
récit de O’Neill et celui de Sam concordaient. Elle lui parla de Zelda qui lui
avait sauvé la vie.
-Je
voudrais parler à Zelda maintenant, je veux que ce soit elle qui me fasse le
récit des évènements ;
Hammond
sursauta quand Zelda entama son récit de sa voix rauque par ces mots :
-Général
Hammond, je suis une goa’uld…
-Sam
levez-vous, je vais vous emmener voir quelqu’un qui vous attend, Sam sentit ses
jambes fléchir sous elle.
-C’est…
elle n’arriva pas à dire son nom, tellement cela lui paraissait incroyable. Et
si elle se trompait ?
Quand elle réalisa :
-Il
est où ?
-A
l’infirmerie.
Elle courut dans les couloirs, et s’arrêta
net devant la porte.
Sam le voyait, il était étendu dans le lit,
parmi les tubulures des perfusions. Elle approcha à tout petits pas.
-Mon
colonel ?
Il ouvrit les yeux. Et lui dit
durement :
-Vous
venez achever votre sale boulot Carter ? Je peux vous aider si vous
voulez ? Vous mettez un petit quelque chose la dedans, notre bon docteur a
des poisons plein ses tiroirs, dit-il en
montrant la perfusion, et oups !
Plus de colonel !
Sam pâlit affreusement, elle titubait de
douleur, mais elle sentait au fond d’elle-même qu’il était en droit de lui dire
tout ça.
-C’est
de ma faute colonel O’Neill dit la voix grave de Zelda.
-Un
serpent ! Vous avez toujours un serpent dans la tête major ?
-Oui
mon colonel, c’est comme une Tokra
-Ça
veut dire quoi, comme une Tokra ? Ce n’en est pas une alors ?
-Non.
-Alors
c’est quoi ?
-C’est
une goa’uld, une gentille goa’uld.
-Une
gentille goa’uld ça n’existe pas ! Une gentille goa’uld qui a voulu me
tuer ! Dit-il d’un ton mordant.
-Mais
vous n’êtes pas mort mon colonel dit-elle d’une voix faible.
-Si Carter, je suis mort, sans Jonas, je ne
serais pas là. Et puis sortez maintenant, je suis fatigué.
Sam marchait lentement dans la base. On
était au cœur de la nuit et elle ne pouvait trouver le sommeil. Elle arriva
devant la porte de son labo. On aurait dit qu’elle n’était jamais partie. Sur
sa table des papiers, des liasses informatiques, des disquettes. Plus loin, une
expérience en cours, le tableau rempli de chiffres et de calculs. Elle essaya
de se rappeler ce qu’elle étudiait juste avant son départ, elle n’y arriva pas.
C’était le bureau d’une autre personne dans une autre vie. Zelda la laissait
faire, elle assistait impuissante à sa douleur.
-Tu sais lui souffla-t-elle si tu me tues,
je ne t’en voudrais pas.
-Mon
père va venir, il cherche quelqu’un qui veut devenir hôte. Tu rejoindras le
camp des Tok’ra. C’est ce que tu souhaites n’est-ce pas ?
Après la séparation, Sam reprit sa vie à la
base. Le colonel put se lever. Teal’c avait repris du service depuis un moment
déjà. Il était question de reformer SG1. Mais le général Hammond hésitait.
L’ambiance n’était plus la même. le colonel et le major s’évitaient. Dès que
l’un entrait dans une pièce, l’autre en sortait aussitôt. Ce n’était plus
possible.
Un jour le général tapa du point sur la
table. Il les fit venir ensemble dans son bureau.
-Colonel
O’Neill, major Carter, cette situation est intenable. Vous comprenez bien que
vous ne pouvez pas travailler ensemble sur une mission si vous continuez à vous
regardez en chien de faïence ?
-Mon
général… commença le colonel ,
Il ne put finir sa phrase :
-Je
refuse votre démission, ce n’est même pas la peine d’en parler. Et vous c’est
la même chose major dit-il en se tournant vers la jeune femme.
-Maintenant
je vous donne un ordre, je vous fais mettre ensemble dans la même cellule le
temps qu’il vous faudra pour vider votre sac. Est-ce que c’est clair ? Et
c’est applicable immédiatement.
-Sergent,
appela-t-il conduisez le major et le
colonel en cellule.
Et sans attendre de réaction il leur fit
signe de sortir.
La cellule était petite, et ils ne pouvaient
plus s’ignorer. Pourtant ils s’assirent
sur un banc et restèrent en
silence.
Chacun revivait la mort de l’autre et c’est
ça qu’ils ne pouvaient supporter quand ils se rencontraient. A chaque fois
qu’il voyait Sam, elle était sur une croix. A chaque fois qu’elle voyait Jack
elle lui enfonçait un poignard dans le corps.
C’était trop dur. Sam se mit à trembler.
Elle n’avait plus Zelda en elle, il ne lui restait que la souffrance de lui
avoir fait ça, à lui !
Elle pleurait.
-Vous
avez bien de la chance de pouvoir pleurer, major lui dit-il.
C’était déjà le début d’un dialogue. Il vint
s’asseoir à côté d’elle et lui passa un bras autour des épaules. Elle nicha sa
tête contre lui. Ils restèrent ainsi sans parler le temps qu’elle s’apaise.
-Major, regardez-moi !
Leurs regards se croisèrent, ce fut un choc.
Elle le trouvait changé, plus dur, il ne souriait pas. Il la trouva amaigrie,
le regard implorant.
-Mon colonel commença –t-elle d’une voix faible. Pourquoi
vous n’avez rien fait ?
Nous y voilà pensa t-il .
-Si
j’avais fait quelque chose major, on ne serait pas là pour en parler.
-Vous
avez empêché Jonas ! Il serait venu, lui ! Dit-elle avec
inconscience.
O’ Neill lui parla lentement, comme à une
enfant, car elle semblait hors d’état de comprendre les choses. Il lui expliqua
qu’ils étaient tous esclaves, désarmés. Qu’au milieu d’une foule ils ne
pouvaient rien faire, sauf se faire écharper. Pluton était redoutable, et ce
n’est pas par un geste irréfléchi qu’ils auraient pu la sauver.
-Mais
mon colonel, je ne comprends pas. D’habitude vous ne vous posez pas tant de
questions, vous foncez…
-Oui,
je fonce, et ce n’est pas toujours très intelligent. Dit-il sans sourire.
-Alors ?
-Alors
quoi ?
-Il
s’est passé quelque chose, que vous ne voulez pas me dire et je ne sais pas
pourquoi .
Jack commençait à s’énerver, il ne
comprenait pas les états d’âme du major. Il ne l’avait pas fait. Point barre.
Ce fut elle qui se confia, elle avait besoin
de lui dire tout ce qu’elle avait ressenti ;
-Il
m’a violée mon colonel ! Je me suis
refusée à lui, il m’a violé redit-elle dans un sanglot.
-Oh !
-Et il m’a condamnée à une mort affreuse. Vous ne pouvez pas
savoir combien cette mort est abominable…
Il la fit taire d’un doigt sur les lèvres.
-Chut,
Carter.
Il ne lui dit pas ce qu’il avait éprouvé, en
la voyant mourir. Il aurait préféré cent fois que ce fut lui.
Elle continua :
-J’ai
éprouvé de la haine pour vous Jack O’Neill. Quand Zelda et moi avons fusionné,
elle a senti ma haine et m’a poussée à me venger. Seule je ne l’aurai pas fait
mon colonel.
-Je
sais Carter, je sais.
-Alors pourquoi vous êtes si dur avec moi, pourquoi vous
m’évitez, pourquoi vous ne me parlez pas ?
-Parce que je n’ai rien pu faire, je m’en veux terriblement
de n’avoir rien pu faire dit-il d’une voix contenue.
Et comme elle le regardait sans
comprendre :
-J’étais
attaché au banc Carter, cria-t-il, vous pouvez comprendre ça ! Je ne pouvais pas faire un mouvement !
Je me suis à moitié arraché le pied en voulant aller vers vous. Il n’y a qu’une
chose que je me reproche c’est de n’avoir pas pu tirer plus fort sur cette
maudite chaîne, et me libérer. Vous pouvez imaginer ce que ce fut pour Jonas et
moi d’assister à ça ! D’ailleurs pourquoi vous n’en voulez pas à
Jonas ? il était là lui aussi.
-Il
était sous vos ordres, dit-elle d’une toute petite voix.
-C’est
pratique ! Dit-il amer.
-Tout
est de ma faute mon colonel, j’avais pas compris. Je vous demande pardon.
-Ça
va carter… dit-il d’un ton bourru.
Ils se regardaient gênés, il y avait tant de
choses qui s’étaient passées , ils n’avaient fait qu’effleurer le sujet. Mais
Jack trouvait qu’on s’était déjà beaucoup trop épanché. Il pouvait gérer
beaucoup de choses très dures, subir la torture, mais les émotions, non.
-Vous
me pardonnez mon colonel ? Dit-elle en levant vers lui des yeux pleins
d’espoir.
Jack rit :
-
Quand vous me regardez avec des yeux comme ça Carter, je n’ai pas le choix.
-Merci
mon colonel.
-Alors
on peut dire au général Hammond qu’on a réglé nos problèmes ?
-Oui,
mon colonel, allons-le-lui dire tout de suite.
FIN
Vous pouvez
retrouver Zelda dans une autre histoire intitulée
« Un
aperçu de l’enfer »